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Cette étudiante de 21 ans fait un arrêt cardiaque en scrollant : sa mère la sauve grâce à un réflexe appris au rugby

Publié par Cassandre le 28 Sep 2026 à 20:18
Femme pratiquant un massage cardiaque au sol dans un salon

Un jeudi soir comme un autre, début juillet. Rhianna Mackay, 21 ans, est assise sur son canapé, chez ses parents en Écosse, en train de scroller sur son téléphone. Rien ne laisse présager ce qui va suivre.

En quelques secondes, la jeune étudiante glisse du canapé, inconsciente. Ce que sa mère a fait dans la minute qui suit va littéralement lui sauver la vie.

Et ce n’est pas la seule bonne surprise de cette histoire : Rhianna a fini par recevoir son diplôme… depuis son lit d’hôpital.

Une soirée tranquille qui bascule en quelques secondes

Défibrillateur portable posé près d'un téléphone et d'une toque

Rhianna Mackay venait de terminer trois années d’études à l’Université de Cardiff. Ce soir-là, elle est simplement sur son téléphone, chez ses parents, dans le comté de Caithness, tout au nord de l’Écosse.

Sans crier gare, la jeune femme commence à convulser. « Je n’avais jamais eu ça avant », racontera-t-elle plus tard. Elle glisse du canapé et s’écroule au sol.

Sa mère, Vicky Mackay, est juste à côté. Et c’est là que tout se joue : Vicky remarque très vite que sa fille ne respire plus. Un détail capital, quand on sait que chaque minute compte dans ce genre de situation.

Rhianna, elle, ne se souvient de rien. « Je crois que ça a été plus traumatisant pour ma famille que pour moi », confie-t-elle. Une phrase qui dit tout du choc vécu par ses proches ce soir-là.

Ce que peu de gens savent, c’est que Vicky Mackay n’est pas une mère comme les autres : son parcours va s’avérer déterminant pour la suite. Reste à savoir ce qu’elle a réellement fait pour sauver sa fille.

Le geste qui a tout changé, et l’objet insoupçonné dans le salon

Vicky Mackay n’est ni médecin ni infirmière. Mais elle a suivi de nombreuses formations aux premiers secours via la fédération écossaise de rugby, et elle est aussi secouriste bénévole des garde-côtes.

Face à sa fille qui ne respire plus, elle sait exactement quoi faire. Elle commence immédiatement une réanimation cardio-pulmonaire, ce fameux massage cardiaque que beaucoup connaissent de nom mais que très peu osent réellement pratiquer.

Mais il y a un second élément, presque anecdotique au premier abord : la famille possède un défibrillateur à domicile. Un achat qui, ce soir-là, va prendre tout son sens.

Deux décharges de cet appareil suffisent à relancer le cœur de Rhianna. Sans lui, l’issue aurait probablement été toute autre. « L’argent dépensé pour ce défibrillateur en valait vraiment la peine », résumera plus tard la jeune femme, avec le recul.

Les secours arrivent, et Rhianna est transportée en urgence au Caithness General Hospital. Elle y est plongée dans un coma artificiel, le temps que les médecins comprennent ce qui vient de se passer dans son corps.

Un diagnostic rare qui explique tout, et un anniversaire manqué

Après une opération de deux heures, les médecins parviennent à stabiliser Rhianna Mackay et lui implantent un défibrillateur électronique directement dans la poitrine, un dispositif permanent censé la protéger d’un nouvel épisode.

C’est à ce moment-là que le diagnostic tombe : Rhianna souffre du syndrome du QT long, plus connu sous l’acronyme LQTS. Une anomalie cardiaque rare, qui peut provoquer des troubles graves du rythme du cœur : évanouissements, convulsions, arrêt cardiaque, et dans les pires cas, la mort.

Réveillée dans son lit d’hôpital, Rhianna encaisse un second choc, moins vital mais tout aussi difficile émotionnellement : elle réalise qu’elle va manquer sa cérémonie de remise de diplôme, après trois ans d’efforts à l’Université de Cardiff.

« C’était assez déchirant. Je savais que ce n’était qu’une cérémonie, mais c’est une étape importante dans une vie. » Son père part alors à la recherche d’une toque de diplômée, quelque part dans les magasins, pour que sa fille puisse au moins la porter depuis son lit.

Les infirmières de l’hôpital, touchées par son histoire, lui offrent même un petit gâteau ce jour-là. « C’était vraiment gentil et attentionné », se souvient Rhianna, encore émue.

Ce que ça change désormais pour Rhianna

Rhianna Mackay devra désormais prendre des bêtabloquants à vie, un traitement destiné à limiter le risque de nouvel épisode cardiaque lié à son syndrome du QT long. Une contrainte quotidienne, mais qu’elle accepte avec philosophie.

« J’ai un regard plutôt positif là-dessus. L’autre issue possible, la réalité, c’est que j’aurais pu être morte. » Une phrase qui résume à elle seule l’ampleur de ce qu’elle a traversé, et de ce qu’elle a évité de justesse.

La jeune femme est aujourd’hui en pleine recherche d’emploi, tout en poursuivant sa convalescence. Elle garde toutefois l’espoir de vivre, un jour, la vraie cérémonie de remise de diplôme sur scène. « Peu de gens peuvent dire qu’ils ont obtenu leur diplôme universitaire à l’hôpital », glisse-t-elle avec un sourire.

Son histoire rappelle à quel point un simple geste de premiers secours, associé à un équipement parfois moqué comme superflu, peut suffire à changer une issue fatale en simple péripétie. Un rappel qui n’est pas sans écho avec d’autres histoires récentes où un chien policier s’est révélé expert des massages cardiaques, preuve que ce geste sauve des vies bien au-delà des hôpitaux.

Reste une question : combien de foyers possèdent réellement ce genre d’équipement, alors même que le risque d’arrêt cardiaque peut survenir n’importe où, y compris devant un écran de téléphone ?

Face à un été marqué par des vagues de chaleur, certains signaux d’alerte du corps méritent d’ailleurs d’être surveillés d’encore plus près, comme le montrent ces séquelles qui persistent des semaines après un coup de chaud.

Et si l’on pensait que seule une urgence vitale pouvait bouleverser un destin en quelques secondes, ce drame survenu dans le métro lyonnais prouve que le choc émotionnel, lui aussi, peut avoir des conséquences tout aussi terribles.

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