« Faire du sport, arrêter de fumer » : une gynécologue révèle les 3 habitudes contre la ménopause
Bouffées de chaleur qui débarquent sans prévenir, nuits hachées, kilos qui s’installent sans qu’on ait rien changé à son assiette. La ménopause, tout le monde en parle vaguement, mais peu de femmes savent vraiment comment atténuer ses effets au quotidien.
Et si la réponse ne se trouvait pas forcément dans une ordonnance, mais dans trois habitudes du quotidien ? C’est en tout cas ce qu’affirme une gynécologue spécialiste de la question, avec des explications limpides.

Ce que traverse le corps quand les hormones s’effondrent
La ménopause touche toutes les femmes, généralement entre 45 et 55 ans, mais son intensité varie énormément d’une personne à l’autre. Elle est provoquée par une chute naturelle de la production d’œstrogènes et de progestérone, les hormones ovariennes.
Cette baisse hormonale déclenche une cascade de symptômes parfois difficiles à encaisser : bouffées de chaleur, troubles du sommeil, sécheresse vaginale, humeur en dents de scie. On y ajoute souvent une prise de poids, une baisse de libido, et des trous de mémoire agaçants.
Un cocktail qui peut sérieusement plomber le quotidien, surtout quand plusieurs symptômes s’accumulent en même temps. D’ailleurs, cette période charnière n’est pas la seule à bousculer le corps des femmes : la quarantaine est déjà réputée pour être une décennie particulièrement épuisante.
La consultation qui change tout selon cette spécialiste
Face à ces symptômes, beaucoup de femmes pensent immédiatement au traitement hormonal de substitution. Mais avant d’en arriver là, il existerait une étape essentielle trop souvent négligée.
Le Dr Brigitte Letombe, gynécologue spécialiste de la ménopause, l’affirme sans détour dans les colonnes de La Dépêche : « Dans les consultations, la première chose que l’on voit, avec la patiente qui nous consulte, c’est son hygiène de vie. »
Un constat qui change la perspective : avant même d’envisager des médicaments, la spécialiste observe le mode de vie global de sa patiente. Et selon elle, quelques ajustements suffisent parfois à transformer le quotidien.

Les 3 habitudes que cette gynécologue recommande vraiment
Premier réflexe conseillé : bouger. Reprendre une activité physique régulière, même modérée, fait partie des piliers que cite systématiquement le Dr Letombe pour limiter les symptômes.
Deuxième habitude : arrêter de fumer. Le tabac aggraverait directement l’intensité des bouffées de chaleur, un lien que confirme la gynécologue dans son interview.
Troisième pilier : réduire, voire stopper, la consommation d’alcool. Ensemble, ces trois changements auraient un effet cumulatif sur le bien-être général pendant cette période de transition hormonale.
« Parce qu’on sait que perdre du poids, retrouver une activité physique, cesser l’intoxication tabagique et cesser les boissons alcoolisées, ça peut vraiment améliorer les choses », résume le médecin.
Pourquoi le tabac et l’alcool aggravent les bouffées de chaleur
Le lien entre ces habitudes et les symptômes n’a rien d’anecdotique. « On est beaucoup plus sujettes aux bouffées de chaleur quand on fume et quand on boit de l’alcool, quand on est en surpoids également », précise la spécialiste.
Autrement dit, ces trois facteurs s’entretiennent mutuellement. Le surpoids favorise les bouffées de chaleur, qui perturbent le sommeil, qui lui-même complique la perte de poids. Un cercle qu’il devient urgent de casser.
« Donc l’activité physique et la tentative de perdre du poids sont vraiment importantes », insiste le Dr Letombe. Reste à savoir comment s’y prendre concrètement, sans se décourager au bout d’une semaine.
La méthode concrète pour tenir sur la durée
Pas question de tout révolutionner du jour au lendemain. La gynécologue recommande un rééquilibrage alimentaire progressif, plutôt qu’un régime strict voué à l’échec rapide.
Côté sport, l’idée est de choisir une activité douce qui donne réellement envie d’y retourner, pas une contrainte de plus dans un emploi du temps déjà chargé. Certaines habitudes après 50 ans, comme associer marche et renforcement musculaire, sont particulièrement recommandées pour préserver la santé osseuse.
Pour l’alcool, l’astuce consiste à préparer soi-même des boissons sans alcool à la maison, histoire de ne pas se sentir exclue des moments conviviaux. Une manière douce de réduire sa consommation sans frustration brutale.
Ces ajustements ne remplacent pas un avis médical individualisé, mais ils posent des bases solides. Et surtout, ils redonnent aux femmes concernées un vrai levier d’action sur leur propre corps, bien avant d’envisager un traitement plus lourd.