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Après 50 ans, cette habitude que les coachs ajoutent à la marche change tout pour vos os

Publié par Cassandre le 03 Avr 2026 à 10:01

Quarante-cinq minutes de marche par jour, c’est le chiffre qu’on entend partout. Deux coachs sportifs viennent pourtant de tempérer cette promesse dans une interview accordée au média espagnol SEMANA. Oui, marcher est une « assurance-vie » pour le cœur. Mais passé la cinquantaine, il manque un ingrédient essentiel à la recette — et il n’a rien à voir avec la vitesse ou la distance.

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45 minutes par jour : d’où vient ce fameux chiffre ?

Femme de 50 ans marchant d'un bon pas dans un parc

L’Organisation mondiale de la santé recommande entre 150 et 300 minutes d’activité physique d’intensité modérée par semaine pour les adultes de 18 à 65 ans. Divisez 300 par 7, et vous obtenez environ 43 minutes quotidiennes. Arrondi à 45, le compte est bon. C’est l’explication livrée par Nico Abate Jammes, coach personnel, qui précise toutefois un détail important.

La marche sur terrain plat est en réalité considérée comme un exercice de faible intensité. Pour qu’elle passe en intensité modérée, il faut jouer sur le rythme ou le dénivelé. Autrement dit, une balade tranquille dans votre quartier ne coche pas forcément la case « activité modérée » de l’OMS. Un point que beaucoup de marcheurs ignorent — et qui change la donne sur le rythme idéal à adopter.

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« C’est le minimum » : pourquoi la marche seule ne suffit plus après 50 ans

Nico Abate Jammes ne tourne pas autour du pot : « Ces 45 minutes représentent le minimum recommandé — c’est toujours mieux que la sédentarité — mais le plus important est de compléter l’activité physique. » Son conseil ? Ajouter des exercices de musculation. Selon lui, cette combinaison est « bien plus efficace pour ralentir le vieillissement et garantir une meilleure qualité de vie ».

On ne parle pas ici de soulever des barres de 80 kilos en salle. La musculation, au sens large, inclut les élastiques de résistance, les squats au poids du corps, ou même le simple fait de porter ses sacs de courses. L’idée, c’est de solliciter les muscles et les os de façon progressive. Car après 50 ans, la masse musculaire fond naturellement — un phénomène appelé sarcopénie — et la sédentarité l’accélère dangereusement.

La règle des 10 000 pas : oui, mais pas tout de suite

Application podomètre affichant le nombre de pas quotidiens
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Ester San Jaime Caballero, diététicienne et coach sportive, nuance elle aussi un chiffre devenu viral. « Une personne modérément active devrait viser au moins 10 000 pas par jour. Cependant, si vous débutez, il n’est pas conseillé de viser directement ce nombre. » Un conseil de bon sens qui évite bien des découragements.

Sa méthode est simple et progressive : consultez votre téléphone ou une application podomètre pour connaître votre nombre de pas quotidien actuel. Puis augmentez d’environ 1 000 pas toutes les deux à trois semaines. « Cette augmentation progressive stimulera votre cœur », assure-t-elle. Pas besoin de courir un marathon dès le lundi matin. Si vous voulez voir les effets concrets de la marche quotidienne, la constance prime toujours sur l’intensité de départ.

Cette approche rejoint d’ailleurs ce que préconisent les chercheurs d’Harvard sur le sport idéal passé la cinquantaine : mieux vaut un effort régulier et adapté qu’une performance éphémère qui finit en blessure.

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Ménopause : pourquoi le renforcement musculaire devient indispensable

« Écoutez ! La marche est excellente pour ralentir le vieillissement, mais la musculation est indispensable, surtout pour les femmes ménopausées », lance Ester San Jaime. Le mot est lâché. Après la ménopause, la chute des œstrogènes accélère la perte de densité osseuse. L’ostéoporose guette. Et la meilleure parade, ce ne sont pas seulement les compléments de calcium — c’est la contrainte mécanique sur les os.

Chaque squat, chaque flexion, chaque montée d’escalier envoie un signal à votre squelette : « Renforce-toi. » C’est un mécanisme physiologique bien documenté. Le muscle tire sur l’os, et l’os répond en se densifiant. Une alimentation riche en calcium vient compléter le tableau, mais sans stimulation musculaire, le bénéfice reste limité.

Jennifer Lopez, qui a dépassé les 55 ans, illustre bien cette philosophie. La chanteuse, connue pour ses séances de sport intenses, combine cardio et musculation depuis des années. Évidemment, tout le monde n’a pas un coach personnel à domicile. Mais le principe reste accessible à tous : marcher + renforcer, même modestement.

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Varier les terrains : l’astuce que personne n’applique

Femme faisant des squats chez elle avec une chaise
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Voici un conseil que les deux entraîneurs partagent et qui est pourtant rarement suivi. Quand vous marchez toujours sur le même parcours, à la même allure, votre corps s’adapte. Votre cœur s’y habitue. Et les bienfaits plafonnent. C’est ce qu’on appelle l’effet plateau.

La solution ? Changez de décor. Troquez le trottoir plat contre un chemin de terre. Cherchez des rues en légère pente. Alternez entre marche rapide et rythme plus lent. Ce type de variation oblige votre métabolisme à se réactiver. C’est exactement le même principe que le challenge 6-6-6 qui cartonne sur les réseaux : varier l’effort pour forcer le corps à progresser.

Et si la météo vous bloque, les tapis de marche inclinables offrent une alternative crédible. L’essentiel, c’est de ne jamais laisser votre corps tourner en mode automatique.

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L’alimentation : le carburant que beaucoup oublient

On ne peut pas parler de renforcement musculaire sans évoquer ce qui arrive dans l’assiette. Après 50 ans, les besoins en protéines augmentent. Sans un apport suffisant, vos muscles ne récupèrent pas correctement, et tout l’effort consenti pendant la marche ou les exercices perd en efficacité.

Ester San Jaime livre un conseil nutritionnel limpide : « Je recommande de privilégier des repas copieux et colorés : légumes, glucides et protéines. Plus votre corps est nourri, moins votre cerveau aura de fringales. Moins les aliments sont transformés, plus ils sont rassasiants. » Un principe simple qui rejoint les recommandations des nutritionnistes pour cette tranche d’âge.

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Concrètement, cela veut dire privilégier les œufs, le poisson, les légumineuses, le poulet, le fromage blanc — des sources protéiques accessibles et variées. Le but n’est pas de suivre un régime strict, mais de donner à votre corps les briques dont il a besoin pour entretenir la machine sur le long terme.

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La formule gagnante : marche + musculation + alimentation

Repas équilibré riche en protéines et légumes colorés

Si on résume les conseils croisés de ces deux professionnels, la recette tient en trois piliers. D’abord, marcher au minimum 45 minutes par jour en variant les terrains et l’intensité. Ensuite, ajouter deux à trois séances hebdomadaires de renforcement musculaire — même légères, même à la maison, même avec une simple chaise et des bouteilles d’eau. Enfin, manger suffisamment de protéines et d’aliments non transformés.

Ce triptyque n’a rien de révolutionnaire en apparence. Pourtant, la grande majorité des Français de plus de 50 ans se contentent de la marche seule, en oubliant que la charge mentale liée au sport pousse souvent à choisir l’option la plus simple. Or, sans renforcement musculaire, la marche ne protège ni les os ni la masse musculaire.

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D’autres activités douces comme le tai-chi après 60 ans ou la marche arrière complètent intelligemment ce programme. L’important, insistent Nico et Ester, c’est de comprendre que le mouvement est le meilleur remède — à condition de ne pas le réduire à une seule forme d’exercice.

Ne pas oublier la récupération

Dernier point souvent négligé : la récupération après l’effort. Passé 50 ans, le corps met plus de temps à se régénérer. Dormir suffisamment, s’hydrater correctement et respecter des jours de repos font partie intégrante de la stratégie. Certains experts recommandent d’ailleurs de surveiller son apport en magnésium, un minéral clé pour la récupération musculaire et la qualité du sommeil.

Prendre soin de soi après 50 ans, ce n’est pas qu’une question d’esthétique, comme le rappelle Ester San Jaime. « C’est gagner en liberté. » La liberté de monter un escalier sans s’essouffler. De porter ses petits-enfants. De rester autonome le plus longtemps possible. Et ça, aucune balade tranquille ne le garantit à elle seule.

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