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Cette « tueuse silencieuse » qui frappe 1 Français sur 3 passe inaperçue selon une cardiologue

Publié par Cassandre le 13 Sep 2026 à 23:38
Adulte inquiet vérifiant son pouls au poignet

Elle touche 17 millions de Français, soit près d’un adulte sur trois, et pourtant presque personne ne la voit venir. Pas de douleur, pas d’alerte, rien qui pousse à consulter dans l’urgence. Et c’est justement ce silence qui la rend si dangereuse : on va vous expliquer pourquoi une cardiologue la surnomme la « tueuse silencieuse ».

Une maladie qui ne prévient presque jamais

L’hypertension artérielle correspond à une pression trop forte exercée par le sang sur les parois des artères. En France, elle concerne environ 17 millions de personnes, un chiffre vertigineux quand on sait que la maladie peut évoluer pendant des années sans provoquer le moindre signe visible.

Résultat : beaucoup de personnes découvrent leur hypertension totalement par hasard, lors d’un contrôle médical de routine, d’une mesure de tension en pharmacie, ou d’une consultation qui n’avait rien à voir avec le cœur. C’est cette absence de symptôme franc qui rend le dépistage si compliqué, et qui explique pourquoi tant de Français vivent avec sans le savoir.

Ce phénomène touche toutes les générations, mais le risque grimpe nettement avec l’âge. Un mode de vie stressant, une alimentation trop salée ou un manque d’activité physique peuvent aussi accélérer les choses, un peu comme certaines habitudes alimentaires modernes qui pèsent sur la santé cardiovasculaire à long terme, ou encore nos habitudes alimentaires actuelles qui évoluent sous la pression du quotidien.

« Tueuse silencieuse » : le verdict glaçant d’une cardiologue

C’est la cardiologue Claire Mounier-Vehier, interrogée par Le Parisien, qui a lâché le mot qui fait mouche : « tueuse silencieuse ». Et les chiffres qu’elle avance donnent le vertige. Chaque année, plus de 55 000 décès sont attribuables à l’hypertension en France, soit environ 8,5 % de l’ensemble des décès du pays.

À cela s’ajoutent plusieurs centaines de milliers d’hospitalisations liées, de près ou de loin, à cette pression artérielle mal contrôlée. Un bilan sanitaire lourd, presque invisible dans le débat public, contrairement à d’autres sujets de santé qui font davantage la une comme les premiers signes de démence repérés par les scientifiques dans le langage courant.

L’absence de symptômes ne veut pas dire absence totale de signaux. Certains signes peuvent mettre la puce à l’oreille : des maux de tête, surtout le matin, des vertiges, des troubles de la vue, des palpitations, des sueurs, des saignements de nez, une fatigue inhabituelle ou un essoufflement à l’effort. Le hic ? Ces manifestations restent trop vagues pour, à elles seules, confirmer une hypertension.

Tensiomètre électronique posé sur une table en bois

Le seul geste qui permet vraiment de savoir

Face à ces signes trompeurs, un seul outil fait vraiment foi : la mesure répétée de la pression artérielle. Chez l’adulte, l’hypertension se définit par une pression systolique supérieure ou égale à 140 mmHg et/ou une pression diastolique supérieure ou égale à 90 mmHg, constatée à plusieurs reprises au repos. Une seule mesure élevée ne suffit jamais à poser le diagnostic.

L’Inserm insiste sur un point souvent ignoré : la tension peut grimper artificiellement au cabinet médical à cause du stress, tandis qu’une hypertension dite « masquée » reste normale chez le médecin mais élevée dans la vraie vie quotidienne. D’où l’intérêt de l’automesure à domicile, avec une règle simple : trois mesures le matin, trois le soir, pendant trois jours consécutifs.

Non traitée, l’hypertension use progressivement les artères et le cœur. Avec le temps, elle peut favoriser un AVC, un infarctus du myocarde, une insuffisance rénale, une atteinte de la rétine, voire certaines maladies neurodégénératives. La bonne nouvelle, c’est que la prise en charge commence souvent loin des médicaments : activité physique régulière, alimentation moins salée, perte de poids, arrêt du tabac et modération de l’alcool. Un traitement antihypertenseur n’intervient que si ces mesures ne suffisent pas.

Une pression qui grimpe en silence, un cœur qui trinque sans prévenir : voilà tout le paradoxe de cette maladie que 17 millions de Français portent sans le savoir. Et vous, à quand remonte votre dernière prise de tension ?

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