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Elle a dormi maquillée pendant 20 ans, jusqu’au jour où ses paupières se sont collées à ses yeux

Publié par Cassandre le 30 Août 2026 à 20:28
« J'aurais dû me démaquiller » : cette habitude de 20 ans lui laisse une maladie oculaire incurable

Tu connais peut-être cette flemme du soir : rentrer tard, s’écrouler sur le lit sans passer par la case démaquillant. Sarah Koseki, elle, a fait ce geste pendant 20 ans. Un jour de 2021, pendant un voyage au Mexique, ses paupières se sont littéralement collées à ses yeux. Ce qui a suivi va faire réfléchir toutes celles qui gardent leur mascara pour la nuit.

Un voyage au Mexique qui a tout déclenché

Sarah Koseki, 41 ans, consultante originaire de Boise dans l’Idaho, pensait avoir de simples yeux secs. C’est en tout cas ce qu’on lui répétait depuis des années, en pointant du doigt la génétique ou l’âge qui avance. Rien d’alarmant, en apparence.

Mais tout a changé après ce fameux séjour au Mexique en 2021. Ses paupières se sont retrouvées comme soudées à ses globes oculaires, un épisode aussi douloureux qu’incompréhensible pour elle. Ce genre de mésaventure aurait presque sa place dans ces histoires où tout bascule en quelques minutes.

À partir de là, les déchirures de la cornée sont devenues régulières, une tous les trois mois environ. La douleur était si intense qu’elle comparait ça à un accouchement, avouant qu’elle préférerait revivre un accouchement plutôt que d’endurer une nouvelle déchirure. Impossible de travailler, de conduire, ni même de lire une histoire à ses enfants pendant les 48 heures qui suivaient chaque crise.

Il a fallu attendre 2022, soit un an après le voyage fatidique, pour qu’un spécialiste pose enfin le bon diagnostic. Et ce diagnostic allait tout changer dans sa façon de voir son propre corps, un peu comme ces habitudes du quotidien qu’on croyait anodines et qui se révèlent bien plus problématiques.

Le diagnostic qui a tout expliqué

Le verdict tombe : Sarah souffre d’un dysfonctionnement des glandes de Meibomius, aussi appelé MGD. Selon la Cleveland Clinic, cette pathologie chronique et incurable empêche les yeux de se protéger correctement, car ces glandes sont censées produire l’huile qui lubrifie et défend la surface oculaire.

Les déchirures de la cornée, elles, correspondent à de petites écorchures sur cette fine membrane transparente qui recouvre l’œil. D’après le Moorfields Eye Hospital, elles sont généralement causées par un traumatisme direct sur la surface oculaire.

Le lien avec son maquillage ne lui est pas venu tout seul. C’est un spécialiste qui a fait le rapprochement : les résidus d’eyeliner et d’ombre à paupières s’infiltraient nuit après nuit dans ses glandes de Meibomius, bloquant leur fonctionnement. Vingt années de maquillage sophistiqué, hérité de son adolescence millennial avec crease coupé, ailes d’eyeliner et même trait sur la ligne d’eau, avaient fini par saturer ce système censé protéger ses yeux.

« J’ai fait des maquillages de fou, avec de l’eyeliner même sur la ligne d’eau, c’est horrible », reconnaît-elle aujourd’hui avec le recul. Une pratique que beaucoup partagent sans se poser de questions, un peu comme ces gestes du quotidien qu’on répète sans en mesurer les conséquences.

Produits démaquillants et soin oculaire sur lavabo

Un rituel de survie à 75% d’efficacité

Comme on découvre parfois la valeur d’une chose qu’on avait négligée, Sarah a dû complètement revoir sa routine pour limiter la casse. Elle utilise désormais des gouttes oculaires six fois par jour, un nettoyage à l’huile d’arbre à thé matin et soir, ainsi qu’un masque chauffant pour ramollir les huiles bloquées dans ses glandes.

Chaque soir, elle applique aussi une pommade oculaire spécifique pour garder ses yeux hydratés. Elle compare cette discipline à un brossage de dents quotidien pour éviter les caries : sans ce rituel strict, les crises reviendraient plus vite et plus fort.

Le vrai soulagement est venu d’un pansement contact, un dispositif de protection qui évite que ses paupières ne collent à nouveau à ses yeux. « Maintenant que j’en ai, quand une déchirure arrive, j’en mets un et ça calme la douleur de 75%« , explique-t-elle. Elle a aussi testé les traitements IPL, des pulsations lumineuses appliquées sur les paupières et les joues pour faire fondre les huiles épaissies, qui lui ont offert 18 mois sans aucune déchirure.

Le hic, c’est le prix. Ces séances coûtent une fortune et ne sont jamais prises en charge par les assurances. « L’argent que j’ai dépensé pour ça, c’est absurde », confie-t-elle, un constat qui rappelle à quel point certaines pathologies chroniques pèsent lourd sur le budget, un peu comme ces dépenses récurrentes qu’on découvre trop tard.

Depuis son diagnostic, Sarah a définitivement rangé son eyeliner et son mascara. Seul le correcteur sous les yeux survit à ce grand nettoyage, tout le reste étant jugé trop risqué, même en se démaquillant scrupuleusement chaque soir.

Vingt ans de maquillage nocturne pour un diagnostic qui ne se soigne pas : voilà le prix caché d’une habitude que des millions de femmes partagent sans y penser. Et toi, tu retires ton maquillage tous les soirs, vraiment ?

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