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Les 8 régions françaises où l’on achète le plus de médicaments sans ordonnance : le n°1 dépasse 90 € par an

Publié par Cassandre le 14 Août 2026 à 17:01

Paracétamol, sirops, patchs anti-douleur : chaque année, les Français dépensent des sommes folles en médicaments achetés sans la moindre prescription. Mais toutes les régions ne se soignent pas de la même façon devant le rayon pharmacie.

D’après les données du marché de l’automédication en France, certains territoires dépensent presque deux fois plus que d’autres. Et le podium final réserve une vraie surprise géographique.

Femme lisant une boîte de médicament en pharmacie

Les régions qui ferment le classement

À la 8ᵈᵉ place, l’Île-de-France affiche paradoxalement une consommation plus modérée qu’attendu, autour de 55 € par habitant et par an. Les Parisiens et franciliens, souvent plus jeunes et pressés, filent plus vite chez le médecin que dans les pharmacies de quartier.

La 7ᵈᵉ position revient aux Pays de la Loire, avec environ 58 € annuels. Une région pourtant dynamique sur le plan démographique, mais où les foyers semblent privilégier les consultations classiques plutôt que le libre accès au comptoir.

En 6ᵉ position, la Bretagne s’installe à 61 €. Un chiffre qui grimpe légèrement l’hiver, quand les rhumes et les maux de gorge poussent les Bretons vers les sprays et pastilles vendus sans ordonnance.

Ces trois régions partagent un point commun : un système de santé de proximité encore bien maillé, qui limite le recours systématique à l’automédication. Mais plus on avance vers le milieu du tableau, plus les écarts se resserrent dangereusement.

Le milieu de tableau où tout s’accélère

La 5ᵉ place appartient à la Nouvelle-Aquitaine, avec 64 € par habitant. Une région étendue, où l’accès aux pharmacies de garde en zone rurale pousse parfois à l’auto-soin plutôt qu’à un déplacement de plusieurs kilomètres.

En 4ᵉ position, l’Occitanie atteint 68 €. Le climat chaud favorise les allergies saisonnières, et les antihistaminiques sans ordonnance y sont particulièrement plébiscités entre mars et juin.

Homme consultant son téléphone avec des antalgiques

La 3ᵉ marche du podium revient aux Hauts-de-France, avec 74 €. Un chiffre lié à une population vieillissante dans certains bassins industriels, où les douleurs articulaires chroniques poussent vers les anti-inflammatoires en vente libre.

Trois régions, trois profils différents. Mais aucune ne prépare vraiment à ce qui arrive en tête du classement.

La 2ᵈᵉ place surprend déjà tout le monde

La médaille d’argent revient au Grand Est, avec 81 € dépensés chaque année par habitant en médicaments sans prescription. Une région frontalière avec l’Allemagne, où la culture de l’automédication est historiquement plus ancrée qu’ailleurs en France.

Les pharmaciens locaux confirment une tendance nette : les patients viennent directement demander un produit précis, sans passer par la case médecin, notamment pour les troubles digestifs et le sommeil.

Cette proximité culturelle avec l’Allemagne, où l’automédication est intégrée depuis des décennies dans les habitudes de soin, explique en grande partie cet écart. Mais la première place va encore plus loin, et surtout pas là où on l’attendait.

Le n°1 qui dépasse les 90 € par an

C’est la région Provence-Alpes-Côte d’Azur qui décroche la première place, avec un budget moyen de 93 € par habitant et par an en médicaments sans ordonnance. Un chiffre qui dépasse largement la moyenne nationale, estimée autour de 68 €.

Plusieurs facteurs expliquent ce record inattendu. La région compte une part importante de retraités, plus enclins à gérer eux-mêmes leurs petits maux du quotidien plutôt qu’à multiplier les rendez-vous médicaux.

Le tourisme joue aussi un rôle non négligeable. Chaque été, des millions de visiteurs achètent crèmes solaires apaisantes, antalgiques et anti-diarrhéiques dans les pharmacies locales, gonflant artificiellement les statistiques régionales.

Enfin, la densité de pharmacies dans les zones littorales très fréquentées facilite l’accès immédiat aux traitements, sans détour par un cabinet médical souvent saturé en pleine saison touristique.

Une tendance qui dépasse les frontières régionales

Au niveau national, le marché de l’automédication pèse aujourd’hui plusieurs milliards d’euros et continue de progresser chaque année. Les Français cherchent des solutions rapides face à des délais de rendez-vous médicaux parfois interminables.

Cette hausse générale s’observe particulièrement dans les départements où il est déjà difficile de trouver un médecin disponible rapidement. Le lien entre désertification médicale et automédication semble de plus en plus évident.

Et toi, tu aurais deviné que la Provence-Alpes-Côte d’Azur dépasserait le Grand Est et l’Île-de-France sur ce classement plutôt inattendu ?

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