Ce ventre « dur comme neuf mois de grossesse » cachait un cancer que deux médecins avaient raté

Becky Small a 33 ans, trois enfants, et un métier de manager logistique dans le Hampshire. En avril, son ventre commence à gonfler de façon anormale. Elle pense d’abord à une simple inflammation liée à ses ovaires polykystiques.
Elle ne sait pas encore qu’elle va devoir consulter deux médecins généralistes, se faire renvoyer chez elle deux fois, avant qu’on découvre enfin ce qui se cache vraiment dans son corps.
Un ventre « rock solid » qui ne dégonfle jamais
Le 22 avril, Becky remarque que son ventre devient « vraiment dur, tout le temps ». Elle ne rentre plus dans ses pantalons.
La nuit, impossible de se retourner dans son lit tellement la douleur est intense. Elle ressent aussi une gêne dans le dos, côté droit, un symptôme qui, selon le NHS, fait partie des signaux d’alerte du cancer des ovaires au même titre que les ballonnements ou les troubles urinaires.
Le 27 avril, un premier généraliste l’examine, prescrit un test urinaire et des anti-inflammatoires. Le verdict : ça devrait « redescendre en quelques jours ». Rien ne bouge. Le ventre continue de grossir.
Une deuxième consultation qui tourne court
Le 30 avril, Becky change de cabinet médical. Cette fois, elle affirme que le médecin ne l’a même pas examinée, ni palpé l’abdomen.
Diagnostic posé sans test : une gastro-entérite. On lui promet un retour à la normale sous une semaine. Une erreur qui rappelle d’autres drames liés à des diagnostics manqués, où le temps perdu change tout le pronostic.
Le 5 mai, Becky ne peut plus respirer ni marcher normalement. « La seule façon de décrire ça, c’était comme si j’étais enceinte de neuf mois », raconte-t-elle. Son ventre est devenu totalement rigide.
Aux urgences, deux médecins tombent des nues
Ce matin-là, Becky se rend seule aux urgences. Là, deux médecins l’examinent enfin correctement : cathéter posé, prise de sang, scanner.
Leur réaction ? Un choc. Ils n’en reviennent pas qu’aucun test sanguin ni scanner n’ait été réalisé avant, malgré deux consultations en une semaine.

Le soir même, on annonce à Becky que les médecins ont découvert deux lésions sur ses ovaires et une sur son rein. Sa première pensée : « Je vais mourir ».
« Mes trois enfants sont toute ma vie, alors penser que tu vas mourir, c’est une sensation horrible », confie-t-elle. S’ensuit une attente interminable, ponctuée d’allers-retours à l’hôpital.
Le verdict tombe : cancer des ovaires stade 4
Une biopsie réalisée le 20 mai confirme neuf jours plus tard ce que tout le monde redoutait. Le 1er juin, l’oncologue précise : cancer métastatique des ovaires, stade 4.
La chimiothérapie débute quatre jours plus tard, le 5 juin. Becky a déjà suivi deux cycles et se dit soulagée de n’avoir « pas encore » d’effets secondaires majeurs.
Il lui reste quatre cycles de chimio prévus jusqu’en septembre, ainsi qu’une hystérectomie complète programmée en août, avec retrait de l’utérus et du col. Un parcours qui rappelle celui d’autres patientes ayant subi une ablation des ovaires après une erreur médicale, où le suivi initial avait, là aussi, fait défaut.
Annoncer un cancer à ses enfants : « la conversation la plus dure »
Becky et son mari Paul, 34 ans, ont deux garçons, Logan (10 ans) et Harley (8 ans), et une petite fille de 4 ans, Iris.
Aux deux aînés, ils ont dit la vérité, depuis la chambre d’hôpital de Becky. « On a juste été honnêtes avec eux et on leur a dit que s’ils avaient des questions, ils pouvaient nous en parler. »
Pour Iris, trop jeune pour comprendre ce qu’est un cancer, le couple a choisi de ne rien dire pour l’instant. Mais c’est justement cette enfant qui hante le plus Becky : « Ma fille rentre à l’école cette année, et c’est ça qui me fait le plus peur : ne pas être là pour la voir faire sa rentrée. »

« Je ne veux pas connaître mon pronostic »
Pour l’instant, Becky refuse de savoir combien de temps il lui reste. Elle veut « profiter du temps » qu’elle a, sans se réveiller chaque matin avec la peur de ne pas y arriver.
Une cagnotte a été lancée pour aider financièrement la famille pendant le traitement. L’argent récolté servira à créer des souvenirs simples : une sortie au parc, une glace en famille. « Ce sont juste des choses que je veux qu’ils se rappellent, si je ne suis plus là », explique-t-elle.
Vous pouvez soutenir la cagnotte de Becky et sa famille pour les aider à profiter de cet été ensemble.
Ce que Becky veut que toutes les femmes retiennent
Avec le recul, Becky regrette de ne pas avoir insisté davantage auprès des premiers médecins consultés. « Si on avait fait plus de tests avant, je serais peut-être plus avancée dans mon traitement aujourd’hui. »
Sa conclusion est sans appel : « Si je n’étais pas allée moi-même aux urgences, je ne serais probablement plus là aujourd’hui. » Elle décrit le cancer des ovaires comme « silencieux et mortel », et appelle en particulier les jeunes femmes à rester vigilantes face aux symptômes, même vagues comme des ballonnements persistants.
« Je ne veux pas que d’autres femmes, ni même ma propre fille, aient à traverser ce que je traverse », conclut-elle.
- 11/07/2026 à 15:59Incroyable ce qui arrive a cette dame..comment peut on se tromper a ce point sur un dianostique ..Quel courage Madame vous allez guerir je le souhaite et je le sens
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