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Elle a des maux de ventre et de la fièvre : les médecins trouvent un ver de 8 cm dans son cerveau

Publié par Cassandre le 24 Août 2026 à 9:12

Une femme de 64 ans consulte pour des maux de ventre, de la toux et de la fièvre. Rien d’alarmant en apparence. Sauf que son état ne fait qu’empirer, mois après mois, sans que personne ne comprenne pourquoi.

Ce qui se cachait réellement dans son organisme allait laisser toute une équipe médicale sans voix. Direction l’Australie, pour un cas qui a fini par intéresser les chercheurs du monde entier.

Femme inquiète dans une salle d'attente d'hôpital

Des symptômes qui ne collent avec rien

Chirurgiens en pleine opération du cerveau

Tout commence dans le sud-est de l’Australie. La patiente se présente à l’hôpital avec des douleurs abdominales, de la toux et de la fièvre, des symptômes banals en apparence.

Les examens révèlent pourtant des problèmes pulmonaires et des lésions sur le foie et la rate. De quoi inquiéter, sans pour autant donner de réponse claire aux médecins.

Malgré une batterie de tests, personne ne parvient à identifier la cause de ces dégâts multiples. La patiente rentre chez elle, mais son corps continue de se détériorer en silence.

Le symptôme qui change tout

Quelques mois plus tard, elle revient consulter. Cette fois, elle se plaint de troubles de la mémoire et d’épisodes de confusion, un signal que le problème a migré ailleurs.

D’après les données publiées par le U.S. Centers for Disease Control and Prevention, les médecins décident alors d’explorer directement son cerveau. L’imagerie révèle une lésion inhabituelle, jamais rencontrée dans ce contexte.

Impossible d’en savoir plus sans intervenir. Une opération chirurgicale est programmée en urgence pour comprendre ce qui provoque ces symptômes neurologiques.

Ce que les chirurgiens ont trouvé en ouvrant

Au bloc, la découverte dépasse toutes les hypothèses envisagées jusque-là. Un ver rouge de 8 centimètres se trouve logé dans le cerveau de la patiente, bien vivant.

Ce n’est pas la première fois qu’un parasite s’invite là où on ne l’attend pas. Un homme s’était déjà rendu à l’hôpital pour un simple mal de tête avant de découvrir 150 larves dans son nez, prêtes à s’attaquer à son cerveau.

Le parasite identifié cette fois est un Ophidascaris robertsi, un ver qui infecte habituellement les pythons. Jamais une telle infection n’avait été détectée chez un être humain auparavant.

Comment ce ver a-t-il fini dans un cerveau humain ?

Comme chez le serpent, les larves ont migré à travers plusieurs organes. Ce déplacement explique les inflammations retrouvées dans les poumons, le foie et le système nerveux de la patiente.

Reste une question évidente : comment un parasite de python se retrouve-t-il chez une humaine qui n’a jamais approché de serpent ? La réponse tient au mode de vie de la patiente.

Elle vivait près d’une zone fréquentée par des pythons et cueillait régulièrement des plantes sauvages pour cuisiner. Les experts pensent qu’elle a ingéré des œufs du parasite présents sur la végétation ou le sol.

Ce sol était probablement contaminé par des excréments de serpent. Aucun contact direct avec l’animal n’était donc nécessaire pour transmettre l’infection.

Un cas qui pourrait changer la donne pour la médecine

Après extraction du ver, la patiente reçoit un traitement antiparasitaire. Son état se stabilise progressivement, mettant fin à des mois d’incertitude médicale.

Ce cas a surtout permis aux chercheurs d’élargir leur compréhension des transmissions de parasites. Il est désormais établi qu’un contact indirect avec un animal, via des végétaux contaminés, peut suffire à provoquer une infection grave.

Une découverte qui rappelle à quel point notre environnement peut receler des dangers insoupçonnés, même dans un simple bol de légumes sauvages.

Femme cueillant des plantes sauvages en Australie

De quoi relativiser la peur des toilettes publiques ou de l’eau du robinet : parfois, le vrai risque se cache dans l’assiette la plus saine en apparence.

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