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Selon Purdue, l’astéroïde qui a tué les dinosaures les a « rôtis » en quelques heures

Publié par Cassandre le 28 Juil 2026 à 17:50
Forêt préhistorique ravagée par un incendie géant

Ça fait 66 millions d’années qu’on se pose la question. L’astéroïde qui a percuté la Terre a-t-il tué les dinosaures directement, ou est-ce un effet domino bien plus lent qui les a achevés ? Des chercheurs américains affirment aujourd’hui avoir trouvé la réponse, et elle est plus brutale que tout ce qu’on imaginait.

Un mystère vieux de 66 millions d’années

Tout le monde connaît l’histoire du cratère de Chicxulub, cette cicatrice géante creusée dans la péninsule du Yucatán, au Mexique. Un astéroïde de six à neuf kilomètres de diamètre s’y est écrasé il y a 66 millions d’années, projetant dans l’atmosphère un nuage de poussière et de vapeur de roche absolument gigantesque.

Ce qu’on savait moins, c’est ce qui s’est passé ensuite. Les scientifiques savaient que des gouttelettes de roche fondue, appelées sphérules, étaient retombées sur toute la planète après l’impact. Des études précédentes suggéraient que ces sphérules étaient assez chaudes pour brûler les animaux exposés, mais pas suffisamment pour embraser la végétation. Résultat : de nombreux chercheurs pensaient que l’impact seul n’expliquait pas l’extinction massive qui a suivi.

C’est là que l’équipe de l’université Purdue entre en scène. Selon leurs travaux, publiés récemment, il manquait une pièce essentielle au puzzle.

Une partie de cette vapeur de roche ne se serait jamais condensée en sphérules : elle serait restée en suspension dans l’air, formant un voile de poussière fine capable de tout changer.

Un peu comme ces phénomènes géologiques extrêmes qu’on découvre encore aujourd’hui, à l’image de cette faille sibérienne qui continue de s’élargir sous nos yeux.

Un four planétaire qui a grillé toute vie en quelques heures

C’est là que l’affaire devient glaçante. Ce voile de poussière fine aurait agi comme une couverture thermique géante, piégeant la chaleur au lieu de la laisser s’échapper. Résultat : la surface de la Terre serait devenue 3,5 fois plus chaude que ce que les précédentes estimations avançaient.

« Avec le nuage de poussière qui piégeait le rayonnement thermique, c’était comme si la surface et tout ce qui s’y trouvait était en train d’être grillé au barbecue », résume le professeur Brandon Johnson, auteur principal de l’étude. Une image simple, mais terriblement parlante.

Le chiffre avancé par son équipe donne le vertige : les animaux de la fin du Crétacé auraient reçu 17 fois la dose de rayonnement thermique considérée comme fatale à 100% pour un être humain. De quoi enflammer l’herbe, les aiguilles de pin, les lichens, et peut-être même directement le bois des arbres. Un scénario qui rappelle, toutes proportions gardées, la violence de certains épisodes météo extrêmes actuels comme ces vagues de chaleur record qui frappent déjà certaines régions.

Les nuages auraient bloqué la lumière du jour au point que la surface aurait paru sombre à l’œil nu. Seule une lueur rougeâtre, celle des incendies, aurait encore été visible. Mais comme le souligne Alexandria Johnson, chercheuse spécialiste des nuages ayant participé à l’étude, tous les animaux ne sont pas morts brûlés : beaucoup auraient succombé à l’inhalation de fumée bien avant que le feu ne les atteigne.

Chercheur examinant des sédiments rocheux anciens en laboratoire

Le détail qui explique pourquoi certains ont survécu

Voici le point crucial que l’étude met enfin en lumière : tout n’était pas terminé après ces quelques heures cauchemardesques. Une fois les sphérules retombées et les incendies éteints, le voile de poussière restant aurait continué à bloquer la chaleur du soleil pendant des décennies.

Un scénario qui confirme finalement une autre théorie bien connue, celle de l’hiver nucléaire planétaire. Les rares survivants du carnage initial auraient alors dû affronter la famine, faute de lumière et de végétation pour se nourrir.

Un enchaînement de catastrophes qui rappelle, à une échelle bien moindre, la fragilité de nos écosystèmes actuels face aux crises environnementales, comme le montre le jour du dépassement qui arrive chaque année plus tôt.

Seuls les animaux capables de creuser des terriers, de nager ou de s’abriter autrement auraient eu une chance de passer entre les mailles du filet. C’est précisément ce qui intrigue aujourd’hui les paléontologues du monde entier.

Alfio Alessandro Chiarenza, paléontologue à l’University College London et non impliqué dans cette étude, résume l’enjeu : comprendre quels animaux ont survécu à l’impact lui-même, et quelles caractéristiques biologiques leur ont permis de tenir. Cela pourrait enfin expliquer pourquoi certains lignages ont traversé la catastrophe pendant que les dinosaures, eux, disparaissaient définitivement.

L’équipe de Purdue espère désormais retrouver des traces géologiques directes de ces incendies planétaires pour confirmer leur théorie. Un travail de terrain minutieux, à l’image des découvertes archéologiques inattendues comme ce fragment de texte ancien retrouvé dans des circonstances tout aussi surprenantes.

En quelques heures, une planète entière serait passée du soleil à l’obscurité totale, du vivant au silence. La question qui reste ouverte : et si un tel scénario, à une échelle différente, n’était pas totalement de l’histoire ancienne pour notre propre époque ?

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