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Fin du monde le 13 novembre 2026, prédisaient des chercheurs : 66 ans après, de nouveaux calculs disent tout autre chose

Publié par Cassandre Jolivet le 04 Nov 2026 à 10:40
Foule dense vue d'en haut, revue ancienne posée sur un bureau

Vendredi 13 novembre 2026 : la date approche, et elle a de quoi donner des frissons. Il y a 66 ans, trois chercheurs en avaient fait l’échéance d’une équation affolante sur la population mondiale. Leur modèle a longtemps collé à la réalité. Puis les chiffres ont décroché, et de nouveaux calculs racontent aujourd’hui une tout autre histoire.

1960 : trois chercheurs, une revue prestigieuse et un titre qui annonce la fin du monde

Tout commence le 4 novembre 1960. Heinz von Foerster, spécialiste de la cybernétique, et deux étudiants publient une étude dans la revue Science. Son titre ne laisse aucune place au doute : « Fin du monde : vendredi 13 novembre 2026 ».

Pour en arriver là, les chercheurs ont analysé 24 estimations de la population mondiale, couvrant 2 000 ans d’histoire. Leur constat est simple : plus les humains sont nombreux, plus leur population s’accélère. Les progrès techniques et la capacité à travailler ensemble nourrissent cette boucle.

Plus on est nombreux, plus on invente, et plus on peut être nombreux encore. Une mécanique qui s’emballe toute seule. Les auteurs redoutaient donc une croissance incontrôlable.

Ils ont même signé une phrase restée célèbre, rapportée par The Conversation : « Nos arrière-arrière-petits-enfants ne mourront pas de faim. Ils mourront écrasés par la foule. » De quoi marquer les esprits, et pas seulement ceux des scientifiques.

Le message a vite dépassé les laboratoires. Le magazine Time et le New York Times s’en sont emparés, tandis que plusieurs scientifiques contestaient les conclusions. Cette querelle sur l’équation qui fixe la date de la fin du monde n’a pas fini de rebondir. Reste à savoir ce que l’équation affirmait vraiment, et si elle ne se trompait pas tant que ça.

Une équation qui a suivi la population mondiale pendant plus de 30 ans

Le résultat du calcul est vertigineux : selon le modèle, la population mondiale devenait infinie le 13 novembre 2026. Évidemment, personne ne pouvait y croire sérieusement.

Le but était ailleurs. Les auteurs voulaient montrer qu’une croissance aussi rapide ne pourrait pas durer éternellement. La date, elle, était un clin d’œil mathématique poussé jusqu’au bout.

Et pourtant, les chiffres leur ont longtemps donné raison. Dans les années 1970 et 1980, leur équation prédisait l’évolution démographique avec plus de précision que certains modèles spécialisés. Un exploit pour trois chercheurs partis d’une courbe et d’une intuition.

Les sceptiques en sont restés cois un moment. Les débats autour de ces prédictions chiffrées rappellent d’ailleurs cet autre scientifique et sa date exacte pour la fin de l’humanité, qui a fait couler autant d’encre.

Chaque année, la population grimpait à peu près comme prévu. L’échéance de 2026 semblait presque inscrite dans les statistiques. Alors, qu’est-ce qui a fait dérailler la belle mécanique ?

Il a fallu attendre 1993 pour observer un décrochage. La population mondiale continuait d’augmenter, certes, mais moins vite que ce que prévoyait l’équation. L’emballement s’était fissuré, et personne ne l’avait vu venir dans le modèle de 1960.

Rue calme au crépuscule, poussette vide et passant âgé

2025 : de nouveaux calculs et un pic de 8,23 milliards dès 2030

Si le modèle a lâché prise, c’est que le monde a changé de logique. Pour les projections qui évoquent la disparition d’une partie de l’humanité, tout se joue sur un même paramètre : la natalité.

Depuis 1993, les familles ont de moins en moins d’enfants. L’accès à la contraception s’est développé et la natalité recule dans de nombreux pays. La courbe ne s’envole plus, elle s’aplatit.

En 2025, des chercheurs ont repris les calculs. Leurs conclusions changent la donne : la population mondiale pourrait atteindre 8,23 milliards d’habitants dès 2030, avant de commencer à diminuer. Pas d’explosion, donc, mais un retournement.

Ce scénario reste toutefois hypothétique. Les Nations unies prévoient plutôt un pic de 10,3 milliards d’habitants dans les années 2080. L’écart entre les deux projections est énorme, et il montre à quel point l’avenir démographique est difficile à prédire.

Et il y a un dernier détail, savoureux. Le fameux vendredi 13 novembre 2026 n’avait pas été choisi tout à fait au hasard : c’était l’anniversaire de Heinz von Foerster. Les scientifiques gardent le sens de l’humour, même quand ils annoncent la fin du monde.

Ce que ce nouveau scénario change dès aujourd’hui

Bonne nouvelle : le 13 novembre ne devrait donc pas voir l’humanité écrasée par la foule. Mauvaise nouvelle, ou du moins nouveau défi : un monde qui cesse de croître pose d’autres problèmes.

Si la population se met à diminuer, les chercheurs évoquent des pénuries de main-d’œuvre et des économies fragilisées. Moins de jeunes, plus de personnes âgées : l’équilibre se déplace.

Ces inquiétudes liées au vieillissement sont déjà bien réelles, notamment en France, où la natalité recule. Pour voir où l’on fait encore le plus de bébés, jetez un œil à ce classement des départements les plus féconds, dont le numéro un surprend.

Le fond de l’histoire reste le même : prédire l’avenir avec une formule est un exercice périlleux. La preuve avec la prédiction de Stephen Hawking sur la fin du monde, régulièrement ressortie des tiroirs.

Reste une certitude : chaque modèle est une photographie d’une époque. Celui de 1960 a décrit un monde qui s’emballait, celui de 2025 décrit un monde qui ralentit. À surveiller dans les prochaines années, car l’écart entre 8,23 et 10,3 milliards dira lequel des deux avait raison.

La fin du monde du 13 novembre 2026 n’aura pas lieu, mais l’équation qui l’annonçait nous a appris l’essentiel : une courbe qui s’emballe finit toujours par se calmer. Et si les prédictions chiffrées vous fascinent, ce que Nostradamus aurait vu pour 2027 pourrait vous réserver quelques frissons. Un autre voyant va encore plus loin avec cette guerre à cinq pays annoncée avant la fin de l’année.

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