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« Je ne prends pas d’Ozempic » : Amanda Anisimova répond enfin aux critiques sur son corps

Publié par Mathieu le 23 Sep 2026 à 12:52
« Je ne prends pas d'Ozempic » : Amanda Anisimova répond enfin aux critiques sur son corps

Amanda Anisimova a toujours été suivie de près sur les courts, mais depuis quelques mois, c’est son physique qui fait parler. La joueuse américaine de 25 ans a affiché sur Instagram une silhouette transformée, et les commentaires n’ont pas tardé. Entre accusations à peine voilées et théories en tout genre, elle a fini par répondre — et le ton n’a rien de diplomatique.

Une transformation physique qui ne passe pas inaperçue

Ancienne finaliste de Wimbledon en 2025, Anisimova cultive une présence assumée sur les réseaux sociaux. Elle y partage régulièrement selfies et clichés du quotidien à ses 522 000 abonnés. Mais depuis quelques semaines, ces publications attirent surtout des remarques sur son poids, sa forme, sa nouvelle allure. Un phénomène qui n’est pas nouveau pour la joueuse, déjà confrontée à ce type de harcèlement en ligne par le passé.

En 2023, après l’Open de Madrid, elle avait déjà exprimé son épuisement face à ces intrusions quotidiennes. Elle confiait alors que les internautes qui commentaient son corps chaque jour ne comprendraient jamais l’ampleur de cette obsession collective. Quelques mois plus tard, elle avait dû s’éloigner temporairement du circuit professionnel pour protéger sa santé mentale, un choix rare dans le tennis de haut niveau.

Plus tôt cette année encore, elle décrivait ce climat comme du cyberharcèlement permanent, où absolument tout — son jeu, ses résultats, mais surtout son corps — devient matière à commentaire quotidien. Un contexte qui rend sa dernière prise de parole d’autant plus révélatrice.

La réponse sans détour d’Anisimova aux rumeurs

Face à la multiplication des messages suggérant qu’elle aurait recours à un traitement amaigrissant, Anisimova a fini par publier un message direct sur les réseaux. Elle s’adressait précisément aux internautes qui se prennent, selon ses mots, pour des experts de santé ou des commentateurs professionnels de corps humain. Sa réponse était sans ambiguïté : elle a démenti tout usage d’Ozempic, ce médicament pourtant devenu l’explication réflexe de toute perte de poids visible chez une personnalité publique.

Elle a demandé qu’on la laisse tranquille et qu’on cesse de l’inclure dans ce genre de publications intrusives. Le message, très partagé, a depuis été supprimé de son profil.

Ce n’est pourtant pas la première fois qu’elle réplique frontalement : elle avait déjà répondu à un internaute qui l’avait qualifiée de too fat sur X, avec une photo d’elle tirant la langue dans une piscine, légendée d’un sarcasme assumé sur la manière dont ces messages finissent toujours par la retrouver.

Smartphone posé près d'une raquette de tennis

Un palmarès solide qui contraste avec la pression médiatique

Derrière la polémique, il y a une carrière qui mérite d’être rappelée. Le circuit féminin reste impitoyable, mais Anisimova y a tracé un parcours remarquable : finaliste à Wimbledon en 2025, elle s’est inclinée face à la championne Iga Swiatek, sans remporter le moindre jeu — une défaite rare qui a fait grand bruit. Elle avait également atteint la finale de l’US Open l’an dernier, avant de chuter dès le troisième tour de son tournoi national cette saison.

Son tableau de chasse comprend aussi une demi-finale à Roland-Garros dès 2019, alors qu’elle n’était encore qu’une adolescente, ainsi qu’un quart de finale à l’Open d’Australie.

Aujourd’hui classée 11e mondiale, après avoir atteint la troisième place en début d’année, elle appartient au cercle très restreint des joueuses capables de rivaliser au plus haut niveau.

Ce contraste entre ses résultats sportifs et l’obsession médiatique pour son apparence illustre une réalité que beaucoup d’athlètes féminines dénoncent depuis des années, où le physique prend parfois le pas sur la performance pure.

Anisimova n’a jamais caché la difficulté de vivre sous ce regard permanent. Sa dernière sortie sur les réseaux confirme surtout une chose : elle refuse désormais de laisser passer ce type de commentaires sans réagir. Le débat sur la place du corps des sportives dans l’espace public, lui, reste loin d’être clos.

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