« J’ai juste envie d’arrêter le tennis » : le craquage glaçant de Sabalenka après avoir perdu 10 jeux d’affilée
Elle menait 6-3, 4-1. Tout semblait plié. Puis la numéro un mondiale s’est écroulée comme rarement on l’a vue, perdant dix jeux consécutifs face à Diana Shnaider. En conférence de presse, Aryna Sabalenka a lâché des mots qui ont glacé le monde du tennis. Voici ce qui s’est réellement passé Porte d’Auteuil ce mercredi 3 juin.

Roland-Garros 2025 : la favorite tombe de très haut en quart de finale
Le tableau semblait dégagé. La plupart de ses rivales avaient déjà quitté le tournoi. Sabalenka, double vainqueure de l’Open d’Australie et de l’US Open, arrivait en quart de finale avec l’étiquette de favorite absolue. Face à la Russe Diana Shnaider, elle confirme d’abord son statut en remportant le premier set 6-3.
À 4-1 dans le deuxième set, la Biélorusse semble intouchable. Puis tout bascule. Shnaider revient, égalise, arrache le set 7-5. Le troisième acte est une démolition : 6-0. Score final : un effondrement spectaculaire résumé en trois chiffres : 3-6, 7-5, 6-0.
Dix jeux perdus d’affilée. Pour une joueuse de ce calibre, c’est un gouffre. Un trou noir, dira-t-elle elle-même quelques minutes plus tard, face aux micros.
« Aucune émotion, j’ai tout foutu en l’air » : les mots terribles de la n°1 mondiale
En conférence de presse, Aryna Sabalenka ne cherche pas d’excuse. Elle pose les mots avec une honnêteté brutale. « Je n’ai pas de conclusions, aucune émotion. Là tout de suite, j’ai juste envie d’arrêter le tennis », lâche-t-elle. Le genre de phrase qu’on n’attend pas de la meilleure joueuse du monde.
La native de Minsk décrit ensuite ce qu’elle a ressenti sur le court. « J’ai tout foutu en l’air et ensuite, elle a mis plus d’engagement, elle a super bien joué. » Elle reconnaît s’être enfoncée mentalement après la perte du deuxième set, incapable de trouver la moindre ressource pour inverser la spirale.
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« Je ne me souviens pas de la dernière fois que j’ai perdu dix jeux d’affilée », confie-t-elle. Un aveu rare à ce niveau. Sabalenka parle d’un « trou noir très profond » dont elle n’a pas réussi à sortir. Le public parisien, pourtant acquis à sa cause, n’a rien pu faire.

Sabalenka face à son démon : Roland-Garros reste son tournoi maudit
Des images qui marquent, et un constat lucide de la joueuse. « J’en ai tellement marre de perdre certains matches simplement parce que je suis submergée par mes émotions », confesse Sabalenka. Elle qui a remporté trois titres du Grand Chelem ailleurs ne parvient toujours pas à dompter la terre battue parisienne.
Le paradoxe est cruel. Sabalenka se décrit comme une joueuse « plutôt expérimentée » qui a « traversé beaucoup d’épreuves ». Mais quelque chose bloque à Roland-Garros. Un grain de sable émotionnel qu’elle identifie sans parvenir à l’éliminer. « Je dois simplement trouver le petit truc qui ne fonctionne pas chez moi de temps en temps », dit-elle.
La Biélorusse espère se « remettre en selle mentalement » dans les jours qui viennent. Mais elle sait que la fenêtre est étroite : la saison sur gazon arrive, Wimbledon se profile déjà. Le temps de souffler sera court.
Dix jeux perdus d’affilée, des mots crus face aux caméras, et un Roland-Garros qui reste le fantôme de sa carrière. Sabalenka a beau dominer le circuit, Paris lui résiste encore. La question désormais : cette blessure mentale la rendra-t-elle plus forte pour Wimbledon, ou laissera-t-elle des traces bien au-delà de la terre battue ?