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Réduits à 10, exténués : comment l’Angleterre a survécu à 101 minutes de cauchemar à Mexico

Publié par Mathieu le 07 Juil 2026 à 12:20
Gardien de but plongeant pour arrêter un ballon

Il y a des soirs de Coupe du monde qui basculent dans la légende. Cette nuit, au stade Azteca, l’Angleterre en a vécu un. Un match à guichets fermés, une ambiance électrique, et un scénario tellement fou qu’il en devient presque irréel.

Entre buts spectaculaires, arrêts de folie et un carton rouge controversé, les hommes de Thomas Tuchel ont dû puiser dans des ressources insoupçonnées. Voici comment ils ont tenu, à dix contre onze, pendant plus de 40 minutes de calvaire.

Un début de match sous très haute tension à l’Azteca

Jouer au Mexique, ce n’est jamais anodin. L’altitude du stade Azteca, plus de 2 200 mètres, transforme chaque effort en épreuve. Les Anglais le savaient : les premières minutes ont été gérées avec prudence, histoire de ne pas cramer les organismes trop vite.

Mais Mexico n’a pas tardé à hausser le ton. Raul Jimenez a tenté sa chance d’une tête plongeante, obligeant Jordan Pickford à sortir un arrêt réflexe digne des plus grands gardiens de l’histoire du pays. Un frisson qui a rappelé, dans ce même stade, l’exploit légendaire de Gordon Banks il y a 56 ans.

Puis tout s’est enchaîné. Une course puissante de Declan Rice, un centre parfait de Bukayo Saka, et Jude Bellingham qui surgit dans la surface pour ouvrir le score. À peine cent secondes plus tard, le même Bellingham récupère un ballon distillé par Harry Kane et double la mise.

Deux buts en un éclair, comme dans un rêve.

Un scénario qui n’est pas sans rappeler d’autres soirées de sport où l’improbable devient réalité, à l’image de ce que vivent parfois les fans lors d’un grand prix décisif ou d’un exploit inattendu comme celui d’une retrouvaille improbable après des années.

Le Mexique revient, l’Angleterre vacille mais tient bon

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Loin d’être abattus, les Mexicains reviennent avec une intensité redoublée. Une faute concédée par Saka, un dégagement raté, et Julian Quinones surgit pour réduire l’écart d’une frappe puissante. L’Azteca explose littéralement de joie.

La défense anglaise, elle, commence à trembler. Jimenez manque de peu une deuxième réalisation, avant de s’élever pour une tête qui semblait promise au petit filet. Pickford, encore lui, s’envole pour repousser le danger. Bellingham, complètement essoufflé, doit même sortir un tacle salvateur pour empêcher l’égalisation de Cesar Montes.

C’est alors que le match bascule dans le chaos. Jarell Quansah commet une faute dangereuse, pied haut sur son adversaire. L’arbitre laisse d’abord jouer, avant que la VAR ne le rappelle à l’ordre. Carton rouge immédiat.

Sur le banc mexicain, la tension monte d’un cran, avec des échanges houleux impliquant l’entraîneur adjoint anglais Anthony Barry.

Ce genre de scène rappelle à quel point les émotions débordent parfois sur le rectangle vert, un peu comme lors de certaines polémiques autour de la violence dans le foot amateur ou des tensions perçues lors de précédents matchs des Bleus.

Joueurs de football épuisés allongés sur la pelouse

Le penalty de Kane, puis 40 minutes de résistance héroïque

Réduite à dix, l’Angleterre aurait pu paniquer. C’est tout l’inverse qui se produit. Anthony Gordon, infatigable, provoque une faute dans la surface adverse après un service millimétré de Harry Kane. Penalty. Kane ne tremble pas et transforme, savourant sa célébration devant un public totalement acquis à la cause des Three Lions.

Mais le scénario n’a pas fini de tourner. Une main un peu légère de Kane sur Brian Gutierrez offre un nouveau penalty au Mexique. Jimenez ne se fait pas prier et ramène son équipe à 3-2. Le suspense reste entier, comme dans ces récits sportifs où chaque minute compte double, à l’image de certains choix stratégiques décisifs en sélection.

Tuchel opère alors un virage tactique radical : passage en 5-3-1, entrée de Dan Burn pour verrouiller. Commence alors une véritable épreuve d’endurance. John Stones multiplie les interventions salvatrices, Marc Guehi dégage tout ce qui traîne, Bellingham s’écroule au sol d’épuisement après avoir chassé chaque ballon perdu.

Onze minutes de temps additionnel s’affichent. Onze minutes interminables où chaque corner, chaque centre, chaque rebond ressemble à un couperet. Jordan Henderson est averti, Burn encaisse un choc au visage, et pourtant, personne ne craque. Jusqu’au coup de sifflet final, libérateur.

Cent une minutes après le coup d’envoi, l’Angleterre passe enfin. Le banc envahit la pelouse, les chants résonnent, et même une petite blessure au bras d’Henderson pendant les célébrations ne gâche rien à la fête. Direction Miami désormais, où les hommes de Tuchel défieront la Norvège en quart de finale.

Une victoire arrachée dans la douleur, un chaos assumé jusqu’au bout, et une équipe qui ressort grandie de son propre calvaire. Reste une question : cette résilience à dix suffira-t-elle face à un adversaire frais en quart de finale ?

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