Matthéo, 9 ans, roué de coups par cinq adversaires après une finale de foot : « Un déchaînement de violence du jamais-vu »
Un gamin de 9 ans qui finit sur un brancard après une finale de tournoi de foot entre enfants. Pas à cause d’un mauvais tacle ou d’un choc accidentel, non. Parce que cinq joueurs adverses l’ont mis au sol et frappé à coups de pied, au visage et au corps, juste après le coup de sifflet final. La scène s’est déroulée dans le Pas-de-Calais, et le club du petit Matthéo compte bien ne pas en rester là.

Une finale qui dérape en quelques secondes
Le décor, c’est un tournoi de football organisé par l’ES Vendin, dans le Pas-de-Calais. Matthéo, jeune joueur de l’AS Auchy-les-Mines, vient de disputer la finale contre l’AFC Creil. Son équipe s’incline 2-0. Jusque-là, rien d’anormal. Le match s’est déroulé normalement, tout le monde s’apprête à se diriger vers la remise des coupes.

Sauf que Matthéo se retrouve à proximité des joueurs de Creil. Il est bousculé, repousse le joueur qui l’a poussé. Et là, tout bascule. « D’un seul coup, il est balayé », raconte Julien Borie, président de l’AS Auchy-les-Mines, au micro de CNews. Ce qui se passe ensuite dépasse tout ce qu’on peut imaginer sur un terrain où jouent des enfants de 9-10 ans.
Cinq joueurs, des coups de pied au visage
Une fois au sol, Matthéo reçoit des coups de pied au visage et au corps. Pas d’un seul adversaire. De cinq. Cinq gamins qui s’acharnent sur un enfant à terre. Les pompiers sont appelés et prennent en charge le garçon, qui est ensuite transporté aux urgences. Des scènes qui rappellent tristement d’autres violences liées au football chez les jeunes.
Pour le président du club, le choc est immense. « Souvent, c’est dans des catégories plus âgées. Là, un tel déchaînement de violence sur des enfants de 9-10 ans, c’est du jamais-vu, et j’espère ne jamais le revoir. » Julien Borie mesure ses mots, mais on sent que la sidération est totale. On parle d’enfants qui n’ont même pas dix ans.

Ce type d’agression n’est malheureusement pas un cas isolé dans le sport amateur français. On a vu récemment une mère agresser une joueuse de basket de 12 ans en plein match, ou encore un rugbyman mordu au visage pendant une rencontre. Mais quand les auteurs ont 9 ans, la question qui se pose est d’une autre nature.
Des contusions, mais surtout un choc psychologique
Le bilan médical de Matthéo aurait pu être bien pire. Le garçon est ressorti de l’hôpital avec plusieurs contusions. Pas de fracture, pas de lésion grave. Physiquement, il s’en remet. Mais c’est dans la tête que les traces risquent de rester le plus longtemps.
Le président de l’AS Auchy-les-Mines parle d’un « important choc psychologique ». À 9 ans, se faire tabasser par cinq adversaires alors qu’on vient simplement de jouer un match de foot, c’est une expérience qui peut marquer durablement. On pense aux cas où des jeunes sportifs finissent entre la vie et la mort à cause de la violence sur les terrains. Matthéo a eu de la chance dans son malheur.
Maigre consolation, mais consolation quand même : le petit Matthéo a été élu meilleur joueur du tournoi. Le trophée lui a été remis. Il l’a bien mérité.
Le club prépare des poursuites
L’AS Auchy-les-Mines ne compte pas laisser passer l’affaire. Dans un communiqué publié sur Facebook, le club a annoncé qu’il engagera « toutes les démarches nécessaires auprès des instances compétentes afin que des sanctions soient prises à l’encontre des joueurs concernés ». Le club va également accompagner la famille de Matthéo dans les éventuelles actions judiciaires qu’elle souhaiterait entreprendre.

On est clairement dans un registre qui dépasse la simple sanction sportive. Quand cinq enfants frappent un adversaire au sol, à coups de pied au visage, la question de la responsabilité — des joueurs, des encadrants, du club adverse — se pose frontalement. La question de la responsabilité des parents aussi, forcément.
Le club n’a pas précisé si l’AFC Creil avait réagi ou pris des mesures en interne. Pour l’instant, aucune communication officielle du club picard n’a filtré.
Matthéo sourit, mais la colère reste
Dans une seconde publication sur les réseaux sociaux, l’AS Auchy-les-Mines a partagé une vidéo de Matthéo. On y voit le garçon souriant, remerciant les gens pour les « gentils messages » reçus. Le genre de vidéo qui serre le cœur. Parce qu’un gamin de 9 ans ne devrait pas avoir à remercier des inconnus pour leur soutien après avoir été frappé sur un terrain de foot.
Cette affaire met une nouvelle fois en lumière la violence qui gangrène le sport amateur en France, y compris dans les catégories les plus jeunes. On a vu des cas similaires dans d’autres disciplines, comme ce bus de jeunes rugbymen ciblé sur l’autoroute ou ce président de club espagnol dont le comportement avait scandalisé. Mais quand les victimes et les agresseurs ont à peine 9 ans, c’est toute la question de l’éducation sportive qui est sur la table.
Matthéo, lui, est sorti de l’hôpital. Il a son trophée de meilleur joueur. Reste à savoir s’il aura envie de rechausser les crampons un jour. Et ça, aucun trophée ne peut le garantir.
- 12/05/2026 à 12:08Notre FRANCE est en pleine dérive .... Certains parents sont absents de l'éducation de leurs enfants alors que c'est leur rôle premier !!!! L'école est là pour instruire mais pas éduquer !!!!
- 12/05/2026 à 10:32Les gamins doivent être punis ,c’est normal, mais les grandes punitions doivent être donnés aux parents de ces jeunes, car c’est leurs méchancetés qui est en cause. (Les parents doivent être punis très sévèrement ! Pour anecdote, lorsque mes enfants jouaient au fout ,à 10 ,12 ans combien de fois ai je entendu les parents poussaient leur progénitures à rentrer dans le lard des adversaires ,moi qui n’aime pas ce sport ça a fini par me dégoûter. Jamais je n’irais voir un math !
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