Icône menu hamburger Icône loupe de recherche
  1. TDN >
  2. Sport

« Un gros c*nnard » : Coup de boule de Zidane : 20 ans après, Fabien Barthez tacle sévèrement

Publié par Mathieu le 27 Août 2026 à 13:39

Le 9 juillet 2006, la France entière retient son souffle. Zinédine Zidane vient d’assener un coup de boule mémorable à Marco Materazzi, en pleine finale de Coupe du Monde. Carton rouge immédiat, sortie de scène ratée pour le capitaine des Bleus, et une défaite aux tirs au but qui hante encore les mémoires.

Vingt ans plus tard, le débat n’est toujours pas clos. Certains fans, certains anciens partenaires n’ont jamais digéré ce geste qui a privé la France d’un possible troisième titre mondial. Mais un homme refuse catégoriquement d’entrer dans cette danse : Fabien Barthez.

Un franc-parler qui ne fait pas dans la dentelle

Fidèle à sa réputation, l’ancien gardien des Bleus n’a jamais été du genre à mâcher ses mots. Dans un numéro de L’Équipe Enquête consacré à cette soirée de Berlin, il livre son verdict sans détour sur le geste de son ancien coéquipier.

À la question de savoir si l’on peut légitimement en vouloir à Zidane pour son coup de tête, «Fabulous Fab» répond avec une formule qui claque : «Si t’es un gros connard, c’est humain». Une phrase qui a le mérite d’être limpide, et qui résume à elle seule sa position sur le sujet.

Pour lui, la responsabilité de la défaite ne repose pas sur les épaules du meneur de jeu. Elle incombe, selon lui, à l’ensemble du groupe qui n’a pas su gérer la situation après l’expulsion de son capitaine. Une position qui tranche avec le procès permanent fait à Zizou depuis deux décennies.

Ce que Barthez se reproche vraiment

Loin d’accabler son ami, l’ancien portier de Manchester United retourne le couteau contre lui-même. Ce soir-là, il n’a arrêté aucune des frappes italiennes lors de la séance de tirs au but fatidique.

Un échec qu’il n’a visiblement jamais digéré. «Moi je m’en veux. De ne pas l’avoir sorti du trou. C’était à nous de le sortir du trou», confie-t-il avec une émotion qui tranche avec son image de dur à cuire.

Cette autocritique en dit long sur l’état d’esprit du groupe France 98-2006. Plutôt que de pointer du doigt leur capitaine, plusieurs cadres de l’époque préfèrent regarder leur propre responsabilité collective dans cet échec.

Lizarazu partage le même regret

Bixente Lizarazu n’était pas sur le terrain ce soir-là, déjà retraité international au moment des faits. Pourtant, le consultant de TF1 nourrit lui aussi une forme de remords, celui de ne pas avoir pu intervenir pour désamorcer la situation.

«On aurait été capable de le sentir, de le désamorcer (…) j’aurais aimé être là pour l’aider», regrettait-il, évoquant cette complicité tissée à Bordeaux et forgée lors du sacre de 1998. Une loyauté qui dépasse largement le cadre sportif.

Tous les anciens Bleus ne partagent pas cette indulgence. Lilian Thuram et le sélectionneur de l’époque, Raymond Domenech, se sont montrés bien plus sévères envers ce coup de sang qui a coûté cher à l’équipe de France. Les avis divergent encore, vingt ans après.

Une amitié plus forte que le terrain

Zidane et Barthez se retrouvent lors d'un événement

Ce qui frappe surtout dans les propos de Barthez, c’est cette absence totale de rancœur. Alors que le monde entier a cherché un coupable idéal pour expliquer la défaite, lui a préféré protéger son ami plutôt que d’alimenter la polémique.

Cette solidarité n’est pas nouvelle. Les deux hommes, formés ensemble dans le vestiaire des Bleus, ont traversé les épreuves côte à côte, du sacre mondial de 1998 à cette désillusion de Berlin. Une fidélité qui a visiblement résisté à l’épreuve du temps et des critiques extérieures.

Vingt ans après, le coup de tête de Zidane reste gravé dans la légende du football mondial, entre fascination et incompréhension. Mais la loyauté de Fabien Barthez envers son ancien capitaine, elle, n’a jamais montré le moindre signe de faiblesse.

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *