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Il a tiré sur son parrain à la chasse : à 22 ans, le biathlète Arttu Heikkinen perd son permis de port d’armes

Publié par Mathieu le 03 Oct 2026 à 7:58

Une partie de chasse aux oiseaux, un coup de fusil, un parrain qui perd la vue d’un œil. Le biathlète Arttu Heikkinen, 22 ans, jure qu’il s’agit d’un accident, mais la justice finlandaise ne l’a pas suivi. Ce qu’elle lui a retiré dépasse largement l’argent, et pourrait bien mettre un terme à sa carrière.

Une chasse aux oiseaux en 2024, un parrain touché à la tête

Tout commence en 2024, lors d’une sortie de chasse aux oiseaux. Deux hommes, un lien familial fort : l’un est le parrain de l’autre. Rien, a priori, qui annonce un drame.

Pourtant, un coup de feu part. Selon La Dépêche, le jeune sportif aurait touché son parrain au haut du corps et à la tête. L’homme aurait perdu la vue d’un œil et aurait été défiguré par le tir.

Le tireur n’est pas un inconnu. Arttu Heikkinen est biathlète professionnel, membre de l’équipe nationale norvégienne d’après la source. Il fut champion du monde juniors en 2022, puis médaillé de bronze aux championnats du monde juniors de poursuite en 2022 et 2023.

Autrement dit, un garçon habitué aux armes, à la précision et au sang-froid. C’est précisément ce profil qui rend l’affaire si troublante pour beaucoup de lecteurs : comment un tireur de ce niveau peut-il toucher quelqu’un par erreur ?

La question traverse tout le dossier, et le principal intéressé a sa propre réponse. Elle tient en une idée : son parrain ne se trouvait pas là où il aurait dû être. Cette version, la justice a eu à l’examiner de près, un peu comme on pèse chaque réflexe d’un accident évité de justesse pour comprendre ce qui a vraiment compté.

Reste à savoir ce que dit exactement cette défense, et pourquoi elle n’a pas suffi.

La version du biathlète face à des juges qui ne l’ont pas crue

Arttu Heikkinen ne nie pas le tir. Ce qu’il conteste, c’est l’intention. Pour lui, il s’agit d’un accident, rien d’autre.

Son récit, tel que rapporté par La Dépêche, est précis. Son parrain se serait « écarté de l’itinéraire choisi » pendant la partie de chasse. Il se serait donc retrouvé hors de la zone prévue.

Le biathlète assure aussi que son parrain était hors de sa vue, caché derrière des arbres, au moment où il a appuyé sur la gâchette. Autrement dit, il aurait tiré en pensant la voie libre.

Sur le papier, la thèse se tient : à la chasse, tout repose sur la connaissance de la position de chacun. Un participant qui quitte le tracé convenu change complètement la donne, et c’est l’une des premières choses que l’on cherche à établir dans ce genre de dossier, comme lors d’un procès où chaque seconde est reconstituée.

Mais les juges ne se sont pas laissé convaincre. La source ne détaille pas leur raisonnement, et il serait imprudent de leur prêter des motifs qu’elle ne mentionne pas. Ce que l’on sait, c’est le résultat.

Le vendredi 2 octobre, la cour d’appel de Rovaniemi a rendu son verdict. Elle a confirmé la condamnation du jeune sportif, reconnu coupable d’agression avec circonstances aggravantes.

Le mot compte énormément, car il déclenche une règle dont on parle moins que de l’amende. Une règle qui, pour un biathlète, pèse plus lourd que n’importe quelle somme d’argent.

Carabine de biathlon posée sur une table en bois

Le permis de port d’armes retiré : la sanction qui peut tout arrêter

Pour comprendre, il faut se rappeler ce qu’est le biathlon : du ski de fond, ponctué de séances de tir à la carabine. Sans arme, il n’y a plus de biathlon. C’est aussi simple que ça.

Or, un accident, même un simple accident, peut parfois suffire à bouleverser une trajectoire entière. Ici, la mécanique est administrative et implacable.

En Finlande, les règles du Conseil national de la police prévoient que, en cas de condamnation pour agression avec circonstances aggravantes, le permis de port d’armes du justiciable est retiré. C’est ce qui s’applique à Arttu Heikkinen.

Résultat : le jeune homme, champion du monde juniors en 2022, se retrouve dans l’impossibilité de poursuivre sa carrière en biathlon. Il n’a tout simplement plus le droit d’utiliser son arme.

Le sportif de 22 ans voit donc son avenir professionnel se refermer, au moment même où il aurait dû entrer dans l’âge où les carrières se construisent. Et ce, quelle que soit sa version des faits : la règle s’applique à la condamnation, pas à la sincérité de ses explications.

La source parle d’une suite de carrière « très compromise », ce qui laisse entendre que l’issue n’est pas formellement écrite sur tous les plans. Mais en l’état, la réponse à la question qui hantait ce dossier est claire : son permis lui est retiré, et sans lui, le biathlon lui est fermé.

Reste l’autre volet, plus froid mais tout aussi révélateur : l’addition financière.

Les milliers d’euros à payer, et une affaire qui laisse des traces

Côté argent, la cour d’appel n’a pas fait dans la demi-mesure. Le biathlète devra verser 6 000 euros à son parrain au titre du préjudice. Cette somme s’ajoute aux 6 500 euros que la victime a déjà perçus de ses assurances.

Il est aussi condamné à payer 7 000 euros pour préjudice esthétique permanent, puisque son parrain a été défiguré par le coup de feu. Viennent enfin un peu moins de 7 700 euros de frais de justice.

Additionnés, ces montants forment une facture lourde pour un jeune athlète dont le métier vient de s’arrêter net. Mais les chiffres ne disent pas tout : il y a surtout un homme qui a perdu la vue d’un œil, et un lien familial que ce coup de feu a abîmé, sans que la source ne dise ce qu’il en est aujourd’hui.

On ignore aussi si l’affaire ira plus loin devant une autre juridiction. La source ne le précise pas, et le biathlète continue, selon ce qu’elle rapporte, de défendre la thèse de l’accident.

Le dossier rappelle une réalité souvent oubliée : la reconversion forcée existe aussi dans le sport, et pas seulement à cause de blessures. Un autre sportif, par exemple, a dû rebondir loin de son univers habituel, par choix cette fois.

Quant aux armes, elles circulent aussi dans des mains officielles, comme cette voiture confisquée devenue véhicule de gendarmerie, preuve que la justice sait parfois changer la destination d’un objet.

Ici, ce qui change de destination, c’est une carrière entière.

Une réaction d’internaute, au bas de l’article original, s’étonne qu’un Finlandais puisse faire partie de l’équipe norvégienne. Mais la source, elle, l’indique noir sur blanc, et ce point ne change rien à la décision de justice.

Une chose est sûre : l’affaire n’a pas fini de faire parler dans le monde du biathlon.

Un seul tir, et tout bascule. Entre un coup de fusil à la chasse et un permis retiré, c’est une carrière de biathlète qui s’éteint. Et si vous croyez que les histoires d’armes et de sécurité ne concernent que les chasseurs, ce petit meuble d’entrée que les gendarmes déconseillent va vous faire réfléchir. Et quand l’inattendu frappe à la porte, savez-vous ce qu’a découvert Anne-Sophie Lapix en vacances ?

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