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« Ce fils de p*te » : la sénatrice paraguayenne remet une couche sur Mbappé, en plein Sénat

Publié par Mathieu le 08 Juil 2026 à 21:23
« Ce fils de pute » : la sénatrice paraguayenne remet une couche sur Mbappé, en plein Sénat

Un huitième de finale de Coupe du monde, une poignée de main refusée, et voilà tout un scandale diplomatique qui s’installe. Depuis le match France-Paraguay, la sénatrice Celeste Amarilla enchaîne les sorties racistes contre Kylian Mbappé. Cette fois, elle n’a même plus besoin de X : elle s’exprime directement depuis l’hémicycle du Sénat paraguayen.

Un huitième de finale qui vire au feuilleton diplomatique

Tout est parti d’un geste sur le terrain. Lors du huitième de finale de la Coupe du monde 2026 entre la France et le Paraguay, Kylian Mbappé aurait refusé de serrer la main du gardien paraguayen Orlando Gill après la rencontre. Un fait divers sportif comme il en existe des dizaines à chaque tournoi, sauf que cette fois, il a mis le feu aux poudres à des milliers de kilomètres du terrain, jusque dans les couloirs du pouvoir paraguayen.

C’est Celeste Amarilla, sénatrice de 61 ans membre du Parti libéral, qui a transformé cet épisode en affaire d’État. Loin d’être une inconnue de la scène politique paraguayenne, elle a déjà été au centre de plusieurs polémiques glaçantes par le passé. Cette fois, sa cible ne pouvait pas être plus symbolique : le capitaine de l’équipe de France, tout juste sacré finaliste mondial.

Sur X, elle avait déjà comparé Mbappé à un enfant nourri de noix de coco plutôt que de lait maternel, évoquant même des chimpanzés pour qualifier son entourage. Des propos d’une violence rare qui n’ont, à l’époque, pas semblé l’inquiéter outre mesure, comme si elle assumait pleinement chaque phrase choc lancée dans l’arène publique.

« Ce fils de pute » : la sortie qui a mis le feu au Sénat

Mercredi, la sénatrice a remis une couche. En pleine séance officielle du Sénat paraguayen, elle a lâché une phrase qui a fait le tour des réseaux en quelques heures : évoquant le geste de Mbappé envers le jeune gardien Orlando Gill, elle a lancé que « ce fils de pute » avait refusé de lui serrer la main, avant d’ajouter que « ça, ce n’est pas français » et qu’« un Français n’aurait jamais fait ça ».

Elle a ensuite convoqué tout un patrimoine intellectuel pour appuyer sa charge. Jean-Jacques Rousseau, René Descartes, Montesquieu, Victor Hugo, Simone de Beauvoir, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen : autant de références brandies pour, selon ses mots, refuser de « réduire toute cette immense France » au seul Mbappé. Une rhétorique qui tranche violemment avec les insultes racistes prononcées quelques phrases plus tôt.

Le Parquet de Paris, lui, n’a pas attendu cette nouvelle sortie pour agir. Une enquête a été ouverte mardi pour injure publique aggravée par le caractère raciste des propos, ainsi que pour provocation publique à la haine. Ces délits exposent leur auteur à un an d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende, un cadre légal qui rappelle que la justice française ne laisse pas ce type de propos sans réponse, même lorsqu’ils viennent de l’étranger.

Stade de football vide au coucher du soleil

Des menaces à peine voilées et une réponse cinglante de Mbappé

Avant même son intervention au Sénat, Celeste Amarilla avait multiplié les provocations lors d’un point presse. Elle y a lancé que Mbappé devrait « lire sa lettre, s’il sait lire », avant de le mettre en garde de ne jamais s’attaquer aux Paraguayens. Elle est allée jusqu’à évoquer l’incarcération passée de Ronaldinho au Paraguay, brandissant cet exemple comme une menace à peine voilée.

Plus troublant encore, la sénatrice a évoqué la possibilité d’engager un avocat pour porter plainte contre Mbappé, l’accusant de « violences sexistes et violences politiques contre les femmes ». Une accusation qui détonne, venant de celle qui a initié toute cette polémique par des propos ouvertement racistes envers le joueur français, dans un contexte déjà tendu autour de la réception médiatique de la compétition.

Face à ce déluge de sorties, Kylian Mbappé n’a réagi qu’une seule fois, lundi, sur ses réseaux sociaux. Il a qualifié la sénatrice de « femme méprisable et indigne de sa fonction », rappelant qu’elle ne représentait en rien la passion et l’honneur du peuple paraguayen durant la compétition.

Il a conclu en affirmant qu’il ne laisserait « jamais aux gens comme elle » propager leur haine à travers le monde, une position qui n’a depuis pas varié malgré l’escalade verbale de la sénatrice.

Entre plainte au pénal en France et surenchère verbale au Paraguay, l’affaire n’a visiblement pas fini de faire des vagues bien au-delà des pelouses de la Coupe du monde. Jusqu’où ira la sénatrice avant que la justice ne tranche définitivement ?

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