Cristiano Ronaldo : c’est la fin
Huit mois sans marquer avec le Portugal. Des critiques de plus en plus acides sur son impact réel. Et puis mardi soir, face à l’Ouzbékistan, Cristiano Ronaldo a remis les pendules à l’heure avec un doublé tranchant. Le genre de réponse qui ne laisse aucune place au doute.

230 sélections, 145 buts : pourquoi CR7 était sous pression à Houston
Il faut remonter au 14 octobre 2025 pour retrouver la trace du dernier but de Ronaldo sous le maillot de la Seleção. Ce soir-là, face à la Hongrie en éliminatoires du Mondial, il avait déjà claqué un doublé. Depuis ? Plus rien. Un carton rouge face à l’Irlande un mois plus tard, une suspension, puis deux matchs amicaux face au Chili et au Nigeria sans la moindre étincelle.
Le quintuple Ballon d’Or traînait une disette de cinq matchs consécutifs sans marquer. Cinq matchs, ça ne paraît pas énorme sur le papier. Mais étalés sur huit mois, avec un Mondial qui approchait, le compteur vide devenait un sujet brûlant. Les consultants y allaient de leurs analyses : trop statique, trop gourmand en ballons, un frein pour le collectif portugais.
Lors de l’entrée en lice du Portugal face à la RD Congo, Ronaldo avait été transparent. Comme toute son équipe, d’ailleurs. Mais à 40 ans passés, c’est toujours lui qu’on regarde en premier. Et c’est toujours sur lui que les projecteurs braquent quand ça coince.
La pression n’a jamais été aussi forte depuis les grands rendez-vous sportifs de cet été. Certains parlaient même d’un crépuscule inévitable pour les stars vieillissantes du football mondial.
6e minute, premier poteau : le doublé qui a électrisé le NRG Stadium
Face à l’Ouzbékistan, pour la deuxième journée de la phase de poules, le Portugal partait immense favori. Ronaldo n’a pas laissé le temps au doute de s’installer. Dès la 6e minute, l’attaquant d’Al-Nassr a surgi au premier poteau pour reprendre victorieusement un centre de João Cancelo. Le geste était clinique. Le placement, chirurgical.
Puis à la 39e, il a remis le couvert. Un petit tir croisé millimétré, au ras du sol, qui a glissé dans le coin opposé. Le NRG Stadium de Houston a littéralement explosé. Les supporters portugais, massés dans les tribunes, ont offert une ambiance digne des plus grandes soirées européennes.
Avec ce doublé, CR7 porte son total à 10 buts en phase finale de Coupe du monde. Un chiffre qui prend une dimension particulière quand on réalise qu’il a défié les lois du temps pour marquer lors de ses six éditions de Mondial. Six participations, six fois buteur.
Aucun autre joueur dans l’histoire ne peut en dire autant. Et avec 145 buts en 230 sélections, le record absolu en sélection nationale continue de repousser les limites de ce qu’on croyait possible.

La disette est finie : ce que ce doublé change pour la suite du Mondial
Au-delà des chiffres, c’est l’état d’esprit retrouvé de Ronaldo qui frappe. Pendant des mois, chaque apparition sans but alimentait la même question : faut-il encore l’aligner ? Le sélectionneur Roberto Martínez n’a jamais cédé, maintenant sa confiance en son capitaine. Ce doublé lui donne raison de la plus éclatante des manières.
Mais soyons lucides. L’Ouzbékistan n’est pas l’Allemagne. Les vraies réponses viendront dans les matchs à élimination directe, quand les espaces se réduisent et que chaque ballon pèse une tonne. La question n’est plus de savoir si Ronaldo peut encore marquer. C’est de savoir s’il peut encore faire gagner le Portugal contre les meilleures équipes du monde.
Ce qui est certain, c’est que CR7 vient d’envoyer un message à tous ceux qui l’avaient enterré un peu vite. Huit mois de silence, cinq matchs de frustration, et puis boom : deux buts en une mi-temps. C’est aussi ça, la légende Ronaldo. Il ne répond jamais aux critiques avec des mots. Il répond avec des faits. Et mardi soir à Houston, les faits parlaient fort.
Cristiano Ronaldo a fermé des bouches, rallumé la flamme et rappelé au monde entier qu’on ne l’enterre pas si facilement. Reste une question : jusqu’où ce Portugal peut-il aller avec un CR7 de retour aux affaires ?