Diarrhée en pleine finale, victoire quand même : le coach de cette championne d’Hyrox monte au créneau

Une course, une victoire, et un scandale planétaire. À Pékin, l’athlète australienne Joanna Wietrzyk, 24 ans, a remporté une compétition d’Hyrox dans des conditions que personne n’avait vues venir. Des vidéos et des photos ont révélé qu’elle avait perdu le contrôle de ses intestins en pleine épreuve, sans s’arrêter.
Depuis, son coach a décidé de sortir du silence pour la défendre face à un déferlement de haine.
Une victoire qui vire au cauchemar en ligne
Tout commence pendant une manche de Hyrox, ce format de course d’obstacles hybride devenu très populaire ces dernières années.
Wietrzyk continue de s’entraîner sur le rameur malgré l’incident, avant de finir la course et de décrocher la victoire. Un post Instagram, depuis supprimé, où elle écrivait « une victoire reste une victoire », met le feu aux poudres.
Les critiques fusent aussitôt sur les réseaux, un scénario qui rappelle d’autres polémiques où une simple phrase mal reçue déclenche un torrent de commentaires, comme cette accusation virale visant Élodie Gossuin. Les organisateurs sont eux aussi visés : plusieurs participants racontent avoir glissé sur des traces suspectes laissées sur la piste et le matériel partagé.
Les menaces de mort et le harcèlement en ligne se multiplient en quelques heures à peine. La situation devient un cas d’école sur la brutalité des réactions numériques, un phénomène que d’autres figures publiques ont déjà dénoncé, à l’image d’Émilien des 12 coups de midi alertant récemment ses abonnés.
Le coach de la championne monte au créneau
Face à l’ampleur des attaques, Chris Bayens, le coach de la jeune athlète, publie un message sur Instagram pour prendre sa défense. Il décrit « un enchaînement de circonstances extraordinaires, imprévisibles et presque impossibles à comprendre pleinement en temps réel ».
Selon lui, les décisions prises pendant la course, notamment celle de laisser la détentrice du record du monde continuer, doivent être analysées avec prudence. « Il est très facile de construire la réponse parfaite une fois que l’instant est passé », écrit-il, rappelant que le recul permet toujours de juger plus sereinement une situation vécue dans l’urgence.
Bayens réserve ses mots les plus durs à la vague de haine reçue par sa protégée, qu’il qualifie de « laide ».
« Juger l’intention, le caractère ou la moralité de quelqu’un avec la clarté du recul n’est ni juste ni honnête », insiste-t-il, avant d’appeler la communauté sportive à s’interroger sur ses propres réflexes, un débat qui touche aussi la santé mentale des jeunes exposés aux réseaux, comme le rappelle ce témoignage bouleversant d’une mère de famille.

Hyrox change ses règles après le scandale
Du côté des organisateurs, le silence a duré plusieurs jours avant qu’un communiqué, depuis supprimé, ne soit publié pour évoquer des « situations de plus en plus complexes » lors des compétitions. Selon le South China Morning Post, le personnel présent sur place aurait rapidement désinfecté les zones concernées et retiré le matériel contaminé.
Mais cette réponse tardive n’a fait qu’attiser les critiques, certains y voyant un favoritisme envers l’athlète championne au détriment des autres concurrents. Ce genre d’incident touche aussi d’autres disciplines où l’effort intense perturbe le système digestif, un phénomène bien documenté chez les coureurs, un peu à l’image des signes que le corps envoie lors de troubles digestifs sévères.
Depuis cette affaire, Hyrox a mis à jour son règlement officiel. Les directeurs de course disposent désormais du pouvoir de retirer un athlète si du sang, des vomissements, de l’urine ou des matières fécales représentent un risque pour lui-même ou pour les autres concurrents, une décision confirmée par ESPN. Tout athlète retiré dans ces circonstances sera désormais classé non-finisseur.
Cette affaire aura au moins servi à quelque chose : un règlement plus clair, et un débat brutal mais nécessaire sur la limite entre performance et dignité. La prochaine polémique sportive virale saura-t-elle, elle aussi, transformer la fureur en ligne en véritable changement de règles ?