« On a toujours faim » : la retraite en Bleu selon Mbappé tient à une seule condition
Dix ans presque jour pour jour. C’est le temps que Kylian Mbappé aura porté le maillot bleu quand mars 2027 arrivera. Capitaine, meilleur buteur, visage de l’équipe : tout semblait figé jusqu’à ce que Didier Deschamps quitte son poste. Mais en conférence de presse, l’attaquant du Real Madrid a lâché une phrase qui dessine, sans le dire clairement, la date de son départ des Bleus.

Une page qui se tourne pour les Bleus
Le 25 mars 2017, un jeune Monégasque de 18 ans enfilait pour la première fois le maillot tricolore. Neuf ans plus tard, ce même joueur, devenu capitaine, compte 106 sélections et une aura qui dépasse largement le terrain. Entre-temps, il a traversé des tournois, des blessures, des confidences publiques et une transition de génération.
Le vrai bouleversement, c’est ailleurs qu’il se joue. Didier Deschamps, sélectionneur historique, a quitté son poste dans des circonstances personnelles douloureuses, comme le racontent les coulisses de ce départ. C’est désormais Zinédine Zidane qui doit reprendre les commandes, avec une première liste attendue le 17 septembre pour la Ligue des nations.
Dans ce contexte de renouveau, une question plane forcément sur l’avenir du capitaine. Combien de temps encore Mbappé portera-t-il le brassard ? Sa réponse, donnée lundi avant un match de Ligue des champions face à l’Inter Milan, n’a rien d’une esquive.
La phrase qui change tout sur son avenir en Bleu
Interrogé sur la défaite en demi-finale du Mondial face à l’Espagne (0-2), Mbappé a d’abord relativisé la douleur de cette élimination. « La sélection et le club, ce sont deux choses différentes », a-t-il précisé, avant de comparer cette désillusion à sa finale de Ligue des champions perdue en 2020 avec le PSG face au Bayern Munich.
Mais c’est la suite qui compte vraiment. « On a toujours faim. Le jour où on n’a plus faim, il faut arrêter », a lâché le joueur de 27 ans. Une phrase simple, presque banale à l’oral, mais qui fixe noir sur blanc la seule condition de son départ des Bleus : la perte de motivation, pas l’âge, pas les blessures, pas les résultats.
Ce genre de déclaration rappelle que le sport de haut niveau reste régi par des logiques très personnelles, loin des calculs de calendrier qu’on retrouve ailleurs, comme dans les échéances administratives qui rythment le quotidien des Français. Mbappé, lui, ne fixe aucune date. Il fixe un état d’esprit.

Ce que ça change vraiment pour les Bleus de Zidane
Concrètement, cette déclaration écarte l’hypothèse d’une retraite internationale précoce, un scénario qui aurait pourtant coïncidé, sur le papier, avec le changement de sélectionneur. Zinédine Zidane hérite donc d’un capitaine toujours affamé, à un moment charnière où beaucoup s’interrogent sur la suite du projet tricolore.
Le timing n’est pas anodin. Un nouveau sélectionneur, une liste inaugurale, et un capitaine qui verrouille son engagement au même moment : le message envoyé au vestiaire est clair. Il n’y aura pas de vide au sommet, ni de transition brutale façon celle vécue récemment par d’autres figures publiques, à l’image des changements qui secouent parfois la vie médiatique française.
Reste une inconnue : personne, pas même Mbappé, ne peut dire quand cette faim disparaîtra. Le joueur a d’ailleurs comparé ses désillusions en sélection à celles vécues en club, preuve qu’il mesure les défaites à l’aune de sa propre exigence, plutôt qu’à celle d’un calendrier extérieur. Pour l’instant, cette exigence reste intacte, et les Bleus peuvent souffler.
Kylian Mbappé n’a donné ni date ni délai : juste une règle, simple et personnelle, qui vaut mieux que n’importe quelle annonce officielle. Tant que la faim sera là, le numéro 10 portera le brassard. Reste à savoir combien de tournois il faudra encore à Zidane pour, un jour, voir cette faim s’éteindre.