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« Un but de plus pour Kylian » : Macron défend Mbappé face aux insultes racistes d’une sénatrice

Publié par Mathieu le 07 Juil 2026 à 7:53

Un huitième de finale de Coupe du monde, une victoire française, et puis ces mots qui tombent comme une gifle. Une sénatrice paraguayenne s’en prend violemment à Kylian Mbappé après la défaite de son pays, dans des propos qualifiés de racistes par plusieurs gouvernements. La réplique, elle, vient de très haut : celle d’un président de la République en personne.

Une défaite, puis un déferlement de haine

Samedi, l’équipe de France s’impose 1-0 face au Paraguay en huitième de finale du Mondial 2026. Une victoire arrachée dans la douleur, tant les Paraguayens ont multiplié les fautes et les gestes antisportifs pour déstabiliser les Bleus, un scénario déjà largement commenté dans la sphère politique française.

C’est dans la foulée de cette défaite que la sénatrice Celeste Amarilla publie des propos d’une violence rare. Elle traite Mbappé d’« abruti » qui n’aurait « même pas appris à écrire ». Pire encore, elle le qualifie de « Camerounais issu de la colonisation, s’efforçant désespérément de passer pour un Français ».

Des mots qui ne passent évidemment pas inaperçus, à l’heure où les tensions internationales sont déjà vives sur d’autres fronts. Le gouvernement paraguayen lui-même prend rapidement ses distances avec sa sénatrice.

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Macron monte au créneau, l’attaquant répond seul

Lundi, l’Élysée sort du silence. « Le président de la République soutient Kylian Mbappé et l’équipe de France face aux attaques racistes dont le capitaine des Bleus a fait l’objet », indique la présidence française. Un soutien renforcé par une lettre du président paraguayen lui-même, adressée à Emmanuel Macron pour condamner les propos tenus.

Sur X, le chef de l’État va plus loin encore. Il salue « un but de plus pour Kylian Mbappé », cette fois « contre le racisme ». Sa formule fait mouche : « Quand les mots salissent, nos valeurs répondent : dignité, respect, fraternité. »

Mais c’est bien le principal intéressé qui frappe le plus fort. Mbappé qualifie la sénatrice de « femme méprisable et indigne de sa fonction ». Sa réponse est cinglante : « Je ne laisserai jamais aux gens comme elle la liberté de laisser propager leur haine et leur racisme à travers le monde.

» Une prise de parole qui rappelle celle qu’il avait déjà eue face aux critiques après son arrivée aux États-Unis, un épisode où il avait déjà su répondre « de la meilleure manière ».

Podium officiel avec drapeaux français et paraguayen

Une condamnation qui traverse tout l’échiquier politique

Du côté d’Asuncion, le ministère des Affaires étrangères ne laisse planer aucun doute. Dans un communiqué, il précise que les propos de Celeste Amarilla « sont contraires aux valeurs et principes qui inspirent la coexistence pacifique et le respect de la dignité humaine ». Le gouvernement insiste : ces mots « relèvent exclusivement de l’exercice de sa responsabilité individuelle » et ne représentent en rien la position officielle du Paraguay.

En France, la condamnation dépasse largement les clivages habituels. Gabriel Attal, candidat Renaissance à la présidentielle de 2027, écrit sur X que « le racisme et les discriminations n’ont leur place nulle part » et affiche son soutien à l’attaquant. Un climat de tension présidentielle déjà scruté de près, notamment depuis les récentes déclarations de Macron sur son avenir politique.

De son côté, Jean-Luc Mélenchon, également candidat à la présidentielle, tranche net sur le même réseau social : « Le racisme abaisse ceux qui s’en rendent coupables. Elle est le déshonneur du Paraguay, vous êtes l’honneur de la France. » Une phrase qui résume à elle seule l’unanimité provoquée par l’affaire, jusque dans les rangs habituellement opposés de la vie politique française, entre Renaissance et La France insoumise.

L’entraîneur paraguayen Gustavo Alfaro a lui aussi dû s’expliquer, interrogé sur les insultes supposément proférées par son banc et ses joueurs à l’encontre de Didier Deschamps et des Bleus durant la rencontre.

Un but marqué sur le terrain, un autre marqué en dehors : Mbappé aura passé un week-end à jouer sur deux fronts, celui du ballon et celui de la dignité. Reste à savoir si la sénatrice paraguayenne paiera un jour le prix politique de ses mots.

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