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Cette montre à 1 million de dollars créée pour Pogačar qu’il n’a même pas le droit de porter en course

Publié par Mathieu le 02 Juil 2026 à 8:59

Tadej Pogačar est le coureur cycliste le plus dominant de sa génération. Il collectionne les maillots jaunes, les monuments, les records. Mais il collectionne aussi autre chose : les montres de luxe à prix stratosphérique. Et la dernière en date pulvérise tout ce qu’il a porté jusqu’ici.

Cette montre à 1 million de dollars créée pour Pogačar qu'il n'a même pas le droit de porter en course

Richard Mille et Colnago : la collaboration à près d’un million de dollars

On savait déjà que le Slovène avait un faible pour les garde-temps hors norme. Sur ses courses, il a souvent été photographié avec une Richard Mille à 350 000 dollars au poignet. Une habitude qui fait jaser dans le peloton, où la plupart des coureurs portent des montres GPS à 800 euros.

Mais cette fois, c’est un autre calibre. Richard Mille et le fabricant de vélos italien Colnago se sont associés pour créer une édition spéciale : la RM 64-01 Tourbillon Colnago. Un objet dont le prix n’est pas officiellement communiqué, mais que les spécialistes situent autour du million de dollars, voire davantage.

Les montres à remontage manuel tourbillon de la maison suisse se négocient entre 500 000 et 2 millions de dollars selon les modèles. Et celle-ci a un argument supplémentaire : elle sera produite à seulement 50 exemplaires. L’exclusivité fait grimper la facture, c’est la loi du marché horloger.

Le design s’inspire directement de l’univers Colnago. Le mouvement squelette rappelle la structure d’un cadre de course, avec des ponts et des composants agencés pour évoquer les tubes et géométries d’un vélo. Les sections en étoile des ponts font référence aux célèbres tubes Gilco, signature historique de la marque italienne.

La palette blanc, bleu et or renvoie aux créations les plus exclusives de Colnago. Et le trèfle emblématique de la marque trône sur la couronne. Quartz bleu, or rouge, titane : les matériaux sont à la hauteur du prix annoncé.

Pogačar, visage de la montre… mais pas au Tour de France

Le champion slovène pose fièrement avec le bijou dans les visuels promotionnels. Richard Mille le décrit comme l’incarnation du lien entre ce projet et la compétition au plus haut niveau, là où « chaque détail peut devenir décisif ». Belle formule marketing.

Sauf que la réalité est moins glamour. Selon les informations rapportées par BikeRadar, Colnago a confirmé que Pogačar ne portera pas cette montre sur le Tour de France. La raison invoquée : des « préoccupations de sécurité personnelle » liées au fait d’exhiber un objet d’une telle valeur en public.

On imagine la scène : un million de dollars au poignet, au milieu d’une foule de spectateurs massés au bord de la route. Les risques sont évidents, et pas seulement en cas de chute. Le vol, l’agression, l’accident mécanique — tout devient un scénario catastrophe quand le garde-temps vaut le prix d’un appartement parisien.

C’est le paradoxe de cette collaboration. On crée une montre pour célébrer le plus grand coureur cycliste du moment, on le photographie avec, on associe son image à l’objet… mais l’objet reste dans un coffre. Un tourbillon à un million qui ne verra jamais la lumière du peloton.

Cycliste professionnel regardant son poignet nu avec amusement

Un luxe devenu trop précieux pour être montré

Pogačar n’est pas le seul cycliste dans l’écurie Richard Mille. Mathieu van der Poel et Mark Cavendish portent également des montres de la marque. Mais aucun d’entre eux n’a encore eu à gérer une pièce aussi démesurément chère.

Le cas Pogačar illustre une tendance plus large dans le sport de haut niveau. Les partenariats horlogers sont devenus un marqueur de statut, au même titre que les contrats avec les équipementiers. Sauf que la valeur des objets a atteint un seuil où les porter devient un risque.

On est loin du simple sponsoring. La RM 64-01 Tourbillon Colnago est un objet de collection, un placement financier, une œuvre d’art mécanique. Pas un accessoire de course. Et c’est peut-être là que réside toute l’absurdité de la chose : le champion qui incarne la montre est aussi celui qui ne peut pas la porter.

Tadej Pogačar roulera donc le Tour de France 2026 avec sa Richard Mille « habituelle » — celle à 350 000 dollars. Presque une montre de tous les jours, finalement.

Quand ta montre « abordable » vaut le prix d’une maison, on se dit que le cyclisme a bien changé depuis l’époque des compteurs à fil. Et vous, quel objet n’oseriez-vous jamais sortir de chez vous ?

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