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« J’étouffais avec ma propre salive » : les révélations glaçantes de Rafael Nadal sur sa santé mentale et physique

Publié par Mathieu le 26 Mai 2026 à 8:03

On connaît Rafael Nadal pour ses 22 titres du Grand Chelem, ses coups droits surhumains et ses rugissements sur la terre battue. Ce qu’on ignorait, c’est l’enfer silencieux qu’il traversait en coulisses. Dans le documentaire Rafa, disponible sur Netflix dès le 29 mai, l’Espagnol brise le tabou : anxiété paralysante, psychiatre, anti-inflammatoires dévastateurs. Un témoignage rare qui change le regard sur la légende.

2015 : l’année où le roi de Roland-Garros a vacillé dans le silence

Pendant dix ans, Nadal avait raflé au moins un Majeur par saison. Puis 2015 est arrivée. Zéro titre en Grand Chelem. Une défaite en quarts de finale face à Novak Djokovic à Roland-Garros. Pour le commun des mortels, un quart de finale à Paris reste un rêve. Pour Rafa, c’était un cauchemar.

Mais le vrai combat ne se jouait pas sur le court. L’anxiété l’a rattrapé en dehors du terrain, au point de sortir se promener avec une bouteille d’eau parce qu’il avait l’impression d’étouffer avec sa propre salive. Littéralement. « J’ai toujours pensé que je devais tout régler tout seul », confie-t-il face caméra. Quand on sait que la santé mentale reste un sujet tabou dans le sport de haut niveau, on mesure le courage de cet aveu. Il aura fallu attendre 2017 pour le revoir soulever un trophée majeur.

Psychiatre, traitement et transparence : Nadal raconte sans filtre

Le tournant, c’est le moment où Nadal a compris qu’il ne s’en sortirait pas seul. D’abord une psychologue. Insuffisant. Puis un psychiatre et un traitement médicamenteux qui l’a progressivement tiré de cette spirale. « Au fil des mois, ça m’a aidé à aller mieux », dit-il simplement.

Dans Rafa, l’homme de 39 ans a voulu être « transparent » et « sincère ». Ce choix éditorial tranche avec l’image du champion invincible. On découvre un athlète vulnérable, humain, qui raconte la pression des matchs et celle, plus insidieuse, du quotidien. L’anxiété ne choisit pas ses victimes : elle frappe aussi ceux qui semblent au sommet. Cette transparence rappelle d’autres témoignages forts, comme celui de personnalités publiques qui brisent le silence sur leurs souffrances cachées. Et le récit ne s’arrête pas là, car le corps de Nadal a payé un prix tout aussi lourd.

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Plaquette d'anti-inflammatoires sur une table de kinésithérapie

Deux perforations intestinales et une carrière sauvée par la douleur

Les pathologies silencieuses ne touchent pas que les anonymes. Depuis 2005, Nadal joue avec un pied gauche abîmé, maintenu par une semelle spécifique. Cette semelle a sauvé sa carrière, mais elle a aussi déséquilibré tout son corps, provoquant une cascade de blessures.

Pour tenir, Rafa a abusé des anti-inflammatoires. Des disputes régulières avec son kinésithérapeute, qui le mettait en garde. Des infiltrations multiples pour anesthésier son pied lors de son 14e sacre à Roland-Garros en 2022. Le prix à payer : deux perforations intestinales. « Je savais que je faisais quelque chose de nocif pour mon corps, mais l’alternative était simple : soit ça, soit arrêter le tennis. » Un choix radical, assumé, qui résume toute la carrière de cet homme : repousser les limites jusqu’à ce que le corps dise stop.

Nadal nous rappelle une vérité que le sport préfère souvent taire : derrière chaque trophée, il y a parfois un corps brisé et un esprit au bord du gouffre. Ce documentaire Netflix pourrait bien changer la manière dont on regarde les champions. Et vous, ça vous surprend qu’un athlète de ce calibre ait eu besoin d’un psychiatre pour tenir debout ?

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