« Comme si quelqu’un était mort » : Ronaldo se confie sur sa dépression après sa retraite

Deux Coupes du monde, deux Ballons d’Or, un statut de légende absolue. Sur le papier, Ronaldo Nazário avait tout gagné quand il a raccroché les crampons en 2011, à seulement 34 ans.
Mais derrière la vitrine des trophées, l’ancien attaquant brésilien vivait un tout autre combat. Il vient de le raconter sans filtre, et ça change complètement l’image qu’on avait de sa retraite.
Une confession qui tranche avec l’image du champion serein
Invité du podcast Futebol Legends Talks, Ronaldo, aujourd’hui âgé de 49 ans, a lâché une phrase qui a surpris tout le monde.
« Quand tu décides d’arrêter le foot, c’est comme si quelqu’un de proche était mort », a-t-il confié, sans détour.
Une image brutale, mais qui dit tout de la violence du vide ressenti par l’ancien numéro 9 lorsqu’il a quitté les terrains après 18 ans de carrière au sommet.
Dépression sévère et prise de poids : l’après-carrière version face cachée
Ronaldo ne s’est pas arrêté à la métaphore. Il a nommé les choses avec une franchise rare chez un ancien champion de son calibre.
« J’ai souffert de dépression sévère, j’ai pris beaucoup de poids. C’était très difficile de quitter le football », a-t-il expliqué face caméra.

L’idée même de ne plus jouer, dit-il, était « dévastatrice ». Pas un simple coup de blues post-carrière, mais un véritable effondrement psychologique et physique.
Ce témoignage rejoint d’autres histoires de sportifs qui craquent une fois les projecteurs éteints. Le cas de l’ancien défenseur Adil Rami, qui a lui aussi raconté s’être senti perdu, résonne avec ce que décrit Ronaldo.
Pourquoi l’arrêt frappe si fort les champions de haut niveau
Le phénomène n’est pas propre à Ronaldo. Passer de l’adrénaline permanente d’une carrière internationale au silence du quotidien crée un vide difficile à combler.
D’autres légendes du foot français ont traversé des épreuves similaires une fois loin des terrains, entre problèmes de santé et remises en question profondes, comme Bixente Lizarazu, confronté à une maladie après sa carrière.
Même Yannick Noah, pourtant icône adulée, a évoqué des périodes sombres où tout semblait s’effondrer malgré les succès accumulés.
Le déclic qui a permis à Ronaldo de rebondir
Bonne nouvelle : Ronaldo est aujourd’hui sorti de cette période noire. Mais il insiste, ça n’a pas été instantané.
« Ensuite tu réalises qu’il y a d’autres choses dans la vie que tu peux faire, tu peux te réinventer », a-t-il ajouté sur le podcast.
Il reconnaît toutefois que l’envie de compétition, elle, ne l’a jamais vraiment quitté. « L’idée de ne plus être en compétition est restée en moi longtemps », précise-t-il.
Une carrière qui pesait lourd à porter
Pour comprendre l’ampleur du vide ressenti par Ronaldo, il faut se rappeler ce qu’il a construit pendant près de deux décennies.
Champion du monde en 1994 et en 2002, année où il termine meilleur buteur du tournoi avec huit réalisations. Deux Ballons d’Or, un statut de meilleur attaquant de sa génération.
Quitter un tel niveau d’exigence et d’excitation du jour au lendemain explique en partie ce vertige qu’il décrit aujourd’hui avec autant de lucidité.
Une parole qui libère d’autres témoignages
En brisant ce silence, Ronaldo rejoint une génération de sportifs qui acceptent enfin de parler ouvertement de santé mentale, longtemps tabou dans le milieu du sport de haut niveau.
Un sujet d’autant plus sensible que d’autres figures du foot, comme Kylian Mbappé récemment, ont vu leur équilibre personnel scruté de près.
Le témoignage de Ronaldo rappelle une évidence trop souvent oubliée : la gloire sportive ne protège de rien une fois les projecteurs éteints.