WNBA : des sextoys lancés sur le terrain, une joueuse dénonce des hommes « extrêmement faibles »
Deux matchs. Deux interruptions. Même scénario surréaliste. Cette semaine, la WNBA a de nouveau été confrontée à des jets d’objets sexuels en plein match, forçant les arbitres à stopper le jeu.
Chicago Sky contre Golden State Valkyries, puis Atlanta Dream contre Los Angeles Sparks : les deux rencontres ont été touchées. Un phénomène qui n’a rien d’un dérapage isolé.

Un mode opératoire déjà identifié

L’an dernier déjà, des scènes similaires avaient perturbé la ligue féminine de basket américaine. À l’époque, l’origine des jets avait été tracée jusqu’à un groupe lié à une memecoin.
Ce collectif conteste la politique de la WNBA sur les questions transgenres. Un positionnement qui s’inscrit dans un débat bien plus large qui traverse actuellement tout le sport mondial, du CIO qui a imposé des tests de féminité pour Los Angeles 2028 aux polémiques autour de l’affaire Imane Khelif.
Le paradoxe est de taille : aucune joueuse transgenre n’évolue actuellement dans la ligue. Le groupe exige pourtant que la WNBA prenne position de manière explicite, en réservant la compétition aux femmes biologiques.
Le message est limpide et presque menaçant : sans clarification officielle, les perturbations continueront. Une stratégie de pression qui rappelle d’autres épisodes tendus dans le sport féminin, comme celui de cette escrimeuse américaine disqualifiée après avoir refusé d’affronter une adversaire transgenre.
La réponse cinglante d’une joueuse
Sur le terrain, l’incident n’est pas passé inaperçu. Natasha Cloud, joueuse de Chicago Sky, a réagi à chaud, visiblement lassée par ces gestes répétés.
« Ça en dit surtout long sur les luttes intérieures de ces personnes », a-t-elle lâché. Une phrase qui ne laisse guère de doute sur son état d’esprit face à la situation.
Elle poursuit avec une analyse plus mordante encore : « Les hommes qui balancent ça montrent aussi qu’ils sont faibles, extrêmement faibles. Et ça en dit long sur leur vision des femmes. »
Une déclaration qui replace le débat sur un terrain différent : celui du rapport de certains hommes aux athlètes féminines, plutôt que sur la seule question transgenre initialement invoquée. Ce genre de tension dans le sport féminin n’est pas nouveau, comme le montre aussi l’épisode récent d’une cycliste transgenre autorisée par la justice à courir chez les femmes.
Des sanctions qui se veulent dissuasives

Face à la répétition des faits, la ligue durcit le ton. Les auteurs identifiés des jets s’exposent, selon plusieurs sources, à une interdiction de stade à vie dans l’enceinte de la WNBA.
Une sanction radicale, pensée pour couper court à toute tentation de récidive. Reste à savoir si elle suffira à décourager un mouvement qui semble déterminé à poursuivre ses actions, quitte à perturber le spectacle sportif.
Le sujet dépasse largement le seul cadre du basket. Il s’inscrit dans une actualité sportive mondiale traversée par des controverses similaires, entre arbitrage inclusif au football et polémiques olympiques, où chaque décision cristallise des tensions bien au-delà des terrains.