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« Je ne suis pas fier » : le coup de boule de 2006 que Zidane n’a jamais pu effacer, 20 ans avant ses retrouvailles avec l’Italie

Publié par Mathieu le 03 Oct 2026 à 16:16

Même ceux qui n’étaient pas nés en 2006 connaissent la scène. Un homme au crâne rasé, un maillot bleu, un geste de quelques secondes qui a fait basculer une finale de Coupe du monde. Vingt ans plus tard, Zinedine Zidane revient sur le terrain de son pire souvenir, mais dans un autre rôle. Et cette phrase, « Je ne suis pas fier », dit déjà beaucoup de ce qu’il traîne avec lui.

Zinedine-Zidane-Real-Madrid

Berlin, 110e minute : la finale que tout le monde croit connaître

« Oh Zinedine, pas ça Zinedine. Pas aujourd’hui, pas maintenant, pas après tout ce que tu as fait. » Les mots de Thierry Gilardi ont gravé l’instant dans les mémoires, autant que les images. Qu’on ait suivi le match en direct ou non, personne ne les a oubliés.

Il faut dire que le contexte s’y prêtait. Une finale de Coupe du monde attire tous les regards, surtout quand elle oppose la France à l’Italie. Et le geste, lui, est resté iconique, rare : un moment de légende, mais malheureux.

Nous sommes le 9 juillet 2006, au Stade olympique de Berlin. Le match file vers la prolongation et au-delà, vers une séance de tirs au but que les deux équipes semblent déjà préparer. Rien ne laisse présager que tout va se jouer ailleurs, loin du ballon.

Pour comprendre l’ampleur du séisme, il faut aussi mesurer ce que Zidane représentait alors. Ce n’était pas un joueur ordinaire qui s’apprêtait à quitter la scène. Et ce n’est pas la première fois que le football français vit un départ qui tourne au vertige, comme les coulisses du départ de Deschamps en plein Mondial l’ont rappelé récemment.

Mais avant d’en arriver à la scène elle-même, un détail mérite d’être remis à sa place : le score.

Un pénalty, une tête, puis quelques secondes de trop

Revenons au film du match. Zinedine Zidane ouvre le score sur pénalty dès la 7e minute. Le capitaine des Bleus semble alors porter son équipe vers un dernier sommet de carrière.

Mais l’Italie ne plie pas. À la 19e minute, Marco Materazzi répond de la tête et remet les deux équipes à égalité. Le défenseur italien, auteur de l’égalisation, va devenir sans le savoir le personnage central de la suite.

Les deux hommes ne se quittent plus des yeux. Quand les tensions montent ainsi sur un terrain, tout peut dégénérer, et le football a déjà connu bien des dérapages, comme le rappellent les 10 plus gros scandales de l’histoire de la Coupe du monde. Celui de Berlin figure parmi les plus mémorables.

Nous voilà à la 110e minute. Le ballon n’est même pas dans leur périmètre. Les deux buteurs s’écharpent quelques instants, loin de l’action, et le ton monte entre eux sans que personne ne mesure encore ce qui vient.

Puis, en quelques secondes, tout bascule. Zidane assène un coup de boule dans le torse de l’Italien. Le geste est net, brutal, et il va changer le cours de la rencontre.

« Je ne suis pas fier » : ce que cette phrase raconte

Ballon de football posé sur la pelouse d'un stade désert

Voilà donc le geste : un coup de boule asséné dans le torse de Materazzi, à quelques minutes de la fin de la prolongation. Une exclusion en finale de Coupe du monde, pour l’un des plus grands joueurs de sa génération, dans ce qui devait être son dernier match.

C’est là que la phrase prend tout son poids. « Je ne suis pas fier » : quatre mots simples, sans excuse élaborée, qui résument le rapport de Zidane à cet instant. Le souvenir est resté intact, et la source qui rapporte ces propos, Le Parisien, le décrit comme un moment que le sélectionneur n’a jamais évacué.

Ce qui frappe, c’est la durée de vie de cette image. Vingt ans après, elle reste un repère pour tous ceux qui ont vu le match, même ceux qui ne l’ont connu qu’à travers les rediffusions. Peu de gestes dans l’histoire du football ont eu une telle longévité.

Et voilà ce qui rend les retrouvailles à venir si singulières : Zidane revient face à l’Italie avec le même souvenir, mais plus avec le même statut. Le joueur exclu est devenu sélectionneur, comme l’a raconté la presse quand sa réponse sur Deschamps a marqué toute la salle. Reste à voir comment le sujet reviendra à l’approche du match.

Ce que ces retrouvailles réveillent déjà

Zidane arrive en costume de sélectionneur. Il n’est plus celui qui joue, mais celui qui décide, et c’est un renversement que le monde du football n’a pas manqué de relever. Autour de lui, les attentes sont déjà énormes, comme le montre le débat sur sa première liste et les cadres de Deschamps qui tremblent déjà.

Cette confrontation avec l’Italie ne sera donc pas un match comme les autres. Elle ravive une histoire que personne n’a vraiment refermée, malgré les années. Chaque image de 2006 va ressortir, chaque commentaire de Gilardi va résonner à nouveau.

Ce regain d’attention a aussi une conséquence très concrète pour le staff et les joueurs : ils devront composer avec un contexte médiatique chargé. Le passé de leur sélectionneur sera forcément évoqué, et pas seulement par nostalgie. Comment Zidane compte-t-il l’aborder face à ses joueurs ?

La source ne le dit pas encore, et il serait trop tôt pour prêter des intentions. Mais le simple fait que l’on reparle autant de 2006 montre à quel point le coup de boule reste un marqueur. Pour mesurer la place de Zidane dans l’actualité des Bleus, on peut aussi regarder le choix qu’il a déjà fait pour son futur capitaine.

Une chose reste certaine : à l’approche de ce match, l’histoire va se rappeler au bon souvenir de tout le monde.

Un geste de quelques secondes, vingt ans de mémoire : voilà ce que pèse un coup de sang en finale. Et si cette histoire de Berlin vous a rappelé que les Bleus savent écrire des chapitres inattendus, la faute jugée impardonnable qui a déjà coûté sa place à un membre de son staff vous intriguera sûrement. Et pour savoir qui pourrait créer la surprise, ce joueur inconnu de tous qui pourrait débarquer dans sa première liste mérite le détour.

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