« Elle s’est perdue en route » : Greg Basso balance sa vérité crue sur la mort de Loana

Il y a une vie avant et après Loft Story. Loana, première star de la télé-réalité française, est morte brutalement le 25 mars 2026 à Nice, dans un quasi-anonymat qui a choqué toute une génération. Trois mois plus tard, un autre pilier de cette époque brise le silence.
Grégory Basso, l’ex-faux millionnaire de TF1, a livré sa vérité sans détour sur un plateau télé. Ce qu’il révèle sur les dernières années de Loana glace le sang.
Loana, la starlette sacrifiée sur l’autel de la télé-réalité
Été 2001. Une jeune femme de 24 ans remporte la première saison de Loft Story sur M6. Du jour au lendemain, Loana Petrucciani devient la femme la plus regardée de France. Un phénomène de société que même les programmes de téléréalité actuels peinent à égaler.
Mais la gloire cathodique a un prix. Après un livre et quelques tentatives de carrière musicale, Loana bascule. Addictions, relations toxiques, spirale infernale : les années passent et la lumière des projecteurs s’éteint peu à peu.
Quand la nouvelle de sa mort tombe en mars 2026, le choc est immense. On apprend qu’elle vivait dans un appartement dont le loyer était réglé par Alexia Laroche-Joubert, ancienne productrice historique du Loft. Sans téléphone portable, sans réseau, Loana s’est éteinte loin des caméras qui avaient fait sa gloire vingt-cinq ans plus tôt.
Les hommages ont afflué sur les réseaux sociaux dans les jours suivants, comme un dernier coup de projecteur tardif sur une femme oubliée de son vivant.
Greg Basso, l’autre visage de cette époque révolue
Pour comprendre la sincérité de ses propos, il faut remonter le fil. Né à Manosque, Grégory Basso traîne d’abord sa silhouette de bellâtre dans un clip d’IAM en 1995, avant de percer véritablement en 2003 dans Greg le millionnaire sur TF1.
Le concept fait mouche : un Bachelor soi-disant riche mais en réalité fauché, filmé dans une ambiance volontairement trash. Basso devient une star malgré lui, tout comme Loana l’était devenue deux ans plus tôt sur un plateau concurrent.
Son autobiographie Ma Véritable Histoire sort l’année suivante. Il enchaîne ensuite les programmes de téléréalité : La Ferme Célébrités en Afrique, Les Vacances des Anges 4, Les Cinquante 2. Aujourd’hui, il gère une boîte de nuit dans le sud de la France, loin des plateaux.
Basso n’a d’ailleurs jamais caché ses propres démons : en 2004, face à Thierry Ardisson dans Tout le monde en parle, il reconnaît sa consommation de cocaïne. Il sera plus tard condamné à plus de 4 ans de prison pour trafic de drogues en bande organisée. De quoi comprendre pourquoi son témoignage sur Loana sonne aussi juste.

« À cause des produits, de l’alcool, des médicaments »
C’est dans Le Jet de luxe, l’émission animée par le très commenté Jordan De Luxe, que Greg Basso a passé une tête fin juin 2026. Interrogé sur Loana, il n’esquive rien.
« C’est quelqu’un que j’aimais bien, que je respecte beaucoup », lâche-t-il d’abord. Puis vient l’aveu le plus dur : « Mais qui s’est perdue en route, malheureusement, à cause des produits, de l’alcool, des médicaments. »
Une phrase qui résonne comme un constat d’échec collectif. Basso enfonce le clou sur l’entourage de la starlette : « Elle a été très mal entourée, que ce soit ses mecs ou les gens autour. » Il ajoute même : « D’ailleurs, une fois, j’ai dû en remettre un à sa place. »
Un témoignage rare venant d’un homme qui a lui-même connu les dérives des excès liés à la célébrité précoce. Basso pointe du doigt un phénomène bien connu du milieu : les pique-assiettes qui gravitent autour des stars fragilisées, prêts à profiter tant que la lumière brille encore.
Cette parole crue, sans filtre, éclaire d’un jour nouveau la déchéance de Loana. Elle rappelle aussi que la première génération de téléréalité française a payé un prix humain souvent passé sous silence à l’époque.
Vingt-cinq ans après le premier Loft, il ne reste que des cicatrices et des témoignages tardifs. Greg Basso, en assumant cette vérité inconfortable, rend peut-être le seul hommage sincère possible à celle qui fut sa contemporaine de gloire. Reste à savoir combien d’autres figures de cette époque porteront un jour le même regard sur leurs propres années de célébrité fabriquée.