Léa Salamé quitte le 20 Heures pour Glucksmann : ce qu’elle continue d’animer sur France 2
Le 23 août 2026, Raphaël Glucksmann officialise sa candidature à la présidentielle 2027 sur le plateau du 20 heures de TF1. Le lendemain matin, une question traverse les réseaux : que devient sa compagne, Léa Salamé ?

La journaliste devait justement reprendre les rênes du 20 heures de France 2 le 24 août. Finalement, elle s’efface. Mais pas complètement.
Une promesse tenue depuis juin 2025
Ce retrait n’est pas une surprise pour qui suivait le dossier de près. En juin 2025, au moment de sa nomination à la présentation du 20 heures, Léa Salamé avait posé une condition claire.
Si son compagnon se lançait dans la course à l’Élysée, elle s’effacerait de l’antenne d’information. Le retour de Léa Salamé sur France 2 était déjà compromis avant même l’annonce officielle.
Le 23 août 2026, elle confirme cet engagement dans des propos rapportés par Le Monde : « Je me mets en retrait de la présentation du journal de 20 heures, le temps de la candidature de mon compagnon. » Une phrase qui scelle son départ du JT phare de la chaîne publique.
Mais pourquoi ce geste, précisément sur ce rendez-vous et pas sur les autres ?
Pourquoi le 20 heures et pas le reste
Le journal de 20 heures occupe une place à part. C’est le cœur battant de l’information politique en France, encore plus stratégique en pleine campagne présidentielle.
Y rester aurait exposé Léa Salamé à des soupçons de conflit d’intérêts permanents. Chaque sujet politique, chaque interview d’un adversaire de Glucksmann aurait été scruté à la loupe.
France Télévisions cherche avant tout à protéger la neutralité de son audiovisuel public. Le contexte est déjà tendu autour de l’indépendance des rédactions, un retrait s’imposait presque de lui-même.
Ce n’est d’ailleurs pas une première pour la journaliste. Elle avait déjà appliqué la même logique lors des européennes de 2019 et 2024, en se mettant en retrait de plusieurs rendez-vous à connotation politique.

Ce qu’elle garde malgré tout
Voilà la partie qui devrait rassurer ses fidèles. Léa Salamé ne disparaît pas des écrans de France 2, loin de là.
Elle conserve son rendez-vous d’information du début de soirée. Et surtout, elle garde son talk-show du samedi soir, Quelle époque !, qui doit revenir le 19 septembre 2026 pour une quatrième saison.
Un article spécialisé le confirme sans ambiguïté : « Léa Salamé resterait à la présentation de son rendez-vous d’information du début de soirée et de Quelle époque ! pour une quatrième saison. » Une continuité qui limite la casse pour la chaîne.
Elle pourrait même hériter de nouveaux primes de divertissement dans les mois à venir. De quoi occuper largement le vide laissé par le 20 heures.
Reste une question de fond : comment parler d’actualité sans tomber dans le piège du conflit d’intérêts qu’on cherche justement à éviter ?
L’émission change discrètement de visage
Pour limiter tout risque de confusion des genres, France Télévisions ajuste la ligne éditoriale de Quelle époque !. La politique va occuper moins de place à l’antenne.
Un site de programmes le précise : « Elle donnera simplement moins de place à la politique dans son émission, au profit de sujets sociaux, culturels et sportifs. » Un rééquilibrage pensé pour désamorcer les critiques avant même qu’elles n’arrivent.
Le message envoyé aux téléspectateurs est limpide : « Que ses fans se rassurent cependant, Léa Salamé ne quitte pas complètement France 2, puisqu’elle présentera toujours Quelle époque ! le samedi soir. » Ses punchlines dans l’émission, comme celle assénée à Jordan Bardella, avaient déjà marqué les esprits l’an dernier.

Qui reprend le fauteuil dès le 24 août
La chaîne n’a pas laissé le poste vacant longtemps. C’est Jean-Baptiste Marteau, 43 ans, qui prend les commandes du 20 heures dès le lendemain de l’officialisation.
Le journaliste n’est pas un inconnu du poste : il officiait déjà régulièrement comme joker sur ce même journal. Une transition en douceur, pensée pour éviter toute instabilité pendant une période politique sensible.
Il devrait occuper cette place pour toute la durée de la campagne présidentielle, potentiellement jusqu’au printemps 2027.
Et si Glucksmann perdait la primaire ?
La suite dépendra entièrement du parcours électoral de Raphaël Glucksmann. Deux scénarios se dessinent déjà dans la presse.
Un échec à la primaire ou à la présidentielle pourrait permettre à Léa Salamé de retrouver le 20 heures assez rapidement. La parenthèse se refermerait alors aussi vite qu’elle s’est ouverte.
À l’inverse, une victoire de son compagnon à l’Élysée changerait durablement la donne. Elle s’installerait alors dans les formats de divertissement et de magazines, loin du fauteuil de l’information politique. Glucksmann a d’ailleurs déjà tranché sur sa stratégie, refusant la primaire pour viser directement le premier tour.
Une chose est sûre : cette rentrée 2026 restera l’une des plus scrutées de l’histoire récente de France 2.