« Il y a un problème ! » : le ministre de l’Éducation nationale sèche sur un test d’orthographe en direct dans C à vous
Quand on est ministre de l’Éducation nationale, mieux vaut ne pas trébucher sur une dictée en prime time. C’est pourtant exactement ce qui est arrivé à Édouard Geffray sur le plateau de C à vous, mardi 2 juin 2026. Ardoise en main, face à Anne-Élisabeth Lemoine, l’homme qui veut durcir la notation de l’orthographe au bac s’est retrouvé piégé par ses propres mots. Le résultat ? Un moment de télé gênant, drôle et révélateur.

Un ministre qui prône la rigueur… et arrive avec son ardoise
Mi-mai, Édouard Geffray frappait fort lors d’une conférence de presse. Sa ligne était claire : toute copie du baccalauréat présentant un niveau insuffisant en orthographe, syntaxe et grammaire ne pourrait plus obtenir la moyenne. Une déclaration choc, à quelques semaines des épreuves. Le ministre du gouvernement Lecornu entendait remettre la maîtrise du français écrit au cœur de l’évaluation scolaire.
C’est dans ce contexte que C à vous, sur France 5, a eu l’idée malicieuse de soumettre le ministre à un petit test en direct. L’exercice avait tout du piège télévisuel bienveillant. Sauf que le résultat a surpris tout le plateau. Et dès le premier mot, le ton était donné.
« Accueil », « dilemme », « coccyx » : la cascade de fautes en direct
Premier mot : « accueil ». Édouard Geffray écrit, hésite. Anne-Élisabeth Lemoine jette un œil à l’ardoise et lâche, amusée : « Il y a un problème ! ». Le ministre se corrige, un peu gêné. Puis arrive « dilemme ». Il l’écrit avec un « n » — une erreur fréquente, certes, mais embarrassante pour celui qui veut sanctionner les fautes au bac. Il tente même de se justifier : « Il me semble que les deux orthographes sont possibles. » Raté.
Le mot « coccyx » lui a aussi donné du fil à retordre, tout comme la conjugaison du verbe « proscrire » à la première personne de l’imparfait du subjonctif. Un terrain miné, même pour les plus aguerris. Heureusement, l’écriture parfaite de « rhododendron » lui a offert un moment de répit. L’animatrice, qui a confié avoir eu honte d’elle-même lors d’une interview avec Emmanuel Macron, ne l’a pas trop accablé.
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15/20 et un conseil qui sauve la face du ministre
Les débuts qualifiés de « laborieux » par le plateau n’ont pas empêché Geffray de s’en sortir avec une note honorable : 15/20. Il a notamment brillé sur la question des majuscules dans son propre titre. « Ministre » ne prend pas de majuscule, « contrairement à Président », a-t-il rappelé. Et pour « Éducation nationale » ? Ça dépend des usages.
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Plutôt que de sombrer dans l’embarras, le ministre a retourné la situation à son avantage. Son message : personne n’est infaillible à l’écrit. « Quand on écrit, on fait tous des erreurs », a-t-il assumé. Son conseil tient en une phrase : « Prenez 10 minutes pour vous relire. » Le vrai enjeu, selon lui, n’est pas de ne jamais fauter, mais de se relire systématiquement. Une leçon que beaucoup de candidats au bac feraient bien de noter.
Un ministre de l’Éducation qui bute sur « dilemme » en direct, c’est la preuve que l’orthographe ne fait de cadeau à personne — pas même à ceux qui la défendent. La prochaine fois qu’un correcteur vous rend une copie pleine de rouge, dites-vous que même à Matignon, on hésite entre le « m » et le « n ». Et vous, vous l’auriez écrit comment, « coccyx » ?