Icône menu hamburger Icône loupe de recherche
  1. TDN >
  2. Vidéos

Des livreurs alignent plusieurs smartphones pour écarter les courses mal payées : l’espoir d’obtenir des tarifs de 15 euros ou plus, non confirmé par Uber Eats

Publié par Basma le 31 Oct 2026 à 6:19

En France, certains livreurs Uber Eats se coordonneraient pour refuser collectivement les commandes jugées trop peu rémunérées, à l’aide de plusieurs smartphones. Une vidéo relayée sur les réseaux sociaux illustre cette méthode, qui met en lumière les difficultés économiques de ces travailleurs payés à la course.

Sur les images, plusieurs téléphones sont disposés côte à côte, tandis que des livreurs semblent surveiller en temps réel les propositions de livraison. L’objectif : écarter les courses les moins rentables, dans l’espoir que l’algorithme finisse par proposer des tarifs plus élevés. Selon les publications qui accompagnent la vidéo, cette stratégie permettrait de faire grimper certaines courses jusqu’à 15 euros ou plus, une affirmation qui n’a toutefois pas été confirmée par la plateforme.

Des revenus sous pression

Cette pratique intervient dans un contexte tendu pour les livreurs indépendants, dont la rémunération dépend notamment des distances parcourues, du temps d’attente et des choix des plateformes. Selon l’Autorité des relations sociales des plateformes d’emploi (ARPE), qui suit l’ensemble du secteur (Uber Eats, Deliveroo, Stuart…), le revenu horaire brut des livreurs, hors temps d’attente, a reculé de 15 à 22,4 % entre 2021 et 2025, selon les plateformes. En cause, notamment, des courses de plus en plus longues.

Uber Eats fait toutefois figure d’exception sur la dernière année : en 2025, le revenu horaire brut de ses livreurs a progressé de 4,7 % pour atteindre 21,5 euros, une première depuis 2021. La plateforme l’explique par l’instauration d’un revenu minimum par course. Ce chiffre ne tient cependant pas compte du temps d’attente entre deux commandes, ni des charges payées par les livreurs, ce qui surestime fortement leur revenu réel, souligne l’ARPE.

Pour améliorer la situation, les plateformes, dont Uber Eats, et les représentants des livreurs ont signé cet été un accord qui porte le revenu minimum garanti à 19 euros par heure d’activité, contre 11,75 euros auparavant. Obligatoire depuis septembre pour toutes les plateformes, cette garantie est désormais vérifiée chaque semaine. Mais les syndicats réclament d’aller plus loin, avec une rémunération qui tiendrait compte des kilomètres réellement parcourus et des temps d’attente réels. Une négociation sur ce point est en cours.

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *