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Beaujolais nouveau le 19 novembre : ces villages à moins d’une heure de Lyon où la fête se vit dans les caves

Publié par Ambre Détoit le 01 Nov 2026 à 14:30

Le troisième jeudi de novembre, la France lève son verre. Cette année, rendez-vous le 19 novembre pour l’arrivée du Beaujolais nouveau. Et si, au lieu de le déboucher au comptoir d’un bar, vous alliez le boire à la source ?

À moins d’une heure de Lyon, des villages de vignerons se transforment pour l’occasion. Caves ouvertes, dégustations, tables dressées entre deux cuves : ici, la fête ne se regarde pas, elle se vit. Voici comment préparer votre virée.

Pourquoi le Beaujolais nouveau se fête (vraiment) sur place

Le Beaujolais nouveau est un vin primeur : récolté en septembre, vinifié en quelques semaines, il est mis en vente dès le troisième jeudi de novembre. Il est fruité, léger, à boire jeune et plutôt frais.

Chez le vigneron, vous goûtez le vin à son meilleur, juste sorti de cuve. Vous discutez avec celui qui l’a fait. Et vous repartez souvent avec quelques bouteilles à des prix que le supermarché ne propose pas.

Envie de savoir pourquoi cette date tombe toujours un jeudi ? L’histoire est plus savoureuse qu’on ne le croit, on y revient plus bas.

Vigneron servant du Beaujolais nouveau dans une cave

Beaujeu, la capitale historique qui lance les festivités

Impossible d’ignorer Beaujeu. Ce petit bourg du nord du Beaujolais a donné son nom à toute la région et reste l’un des points de ralliement de la fête du vin nouveau.

On y vient pour l’ambiance de village, les ruelles qui montent doucement et les caves où l’on sert le primeur sans chichi. Les années précédentes, les animations ont souvent mêlé dégustations, musique et produits du terroir.

Vous cherchez un cadre plus calme pour la suite de la journée ? Direction les crus, là où le vin se prend au sérieux.

Villié-Morgon, là où les vignerons ouvrent grand leurs portes

Villié-Morgon est le village des amateurs. Plantée au cœur d’un cru réputé, la commune concentre les domaines et les caveaux, souvent tenus par des familles installées depuis des générations.

C’est le bon endroit pour comparer. Un primeur n’a pas le même goût d’une cave à l’autre, selon la parcelle et la main du vigneron. Poussez la porte de trois ou quatre caves, goûtez, et laissez-vous guider par les conseils.

Autre atout : les paysages. Si la météo est clémente, les vignes de novembre, rousses et dépouillées, valent à elles seules le déplacement. Un conseil si vous aimez les villages de vignerons à l’automne : ces villages de vignerons qui s’embrasent donnent d’autres idées d’escapade.

Couple dégustant du vin devant une cave de Villié-Morgon

Oingt, le village de pierres dorées où l’on trinque autrement

Changement de décor avec Oingt, perché dans le Beaujolais des Pierres Dorées. Ici, les maisons semblent peintes à la main par le soleil, même en novembre. Le village figure parmi les plus beaux de France.

La fête y a un autre goût : plus intimiste, plus architecturale. On flâne dans les ruelles pavées, on pousse la porte d’un caveau installé dans une vieille maison de pierre, et on trinque avec vue sur les collines.

C’est aussi l’option la plus proche de Lyon. Idéale si vous voulez une sortie facile, sans trop de route avant le premier verre.

Reste à savoir qui conduira au retour. Et ça, ça se prépare avant de partir.

Un ou deux villages en plus pour compléter votre tournée

Pour une journée bien remplie, vous pouvez ajouter un quatrième ou cinquième arrêt. Chiroubles, haut perché, offre l’un des plus beaux panoramas du vignoble. Fleurie, plus connue, attire par son ambiance de bourg vivant.

L’idée n’est pas de tout faire. Mieux vaut choisir deux villages et prendre le temps que courir de cave en cave. Un déjeuner à table, c’est aussi la meilleure façon de tenir le coup jusqu’au soir.

Et pour les gourmands, pensez à réserver : les restaurants du coin affichent vite complet le jour du Beaujolais nouveau. Pour une autre journée de balade à prix doux, voyez aussi ces villages à moins de 2h de Lyon.

Amis trinquant dans une ruelle d'Oingt en automne

Ne pas conduire : les réflexes à avoir avant de partir

Disons-le franchement : on déguste, donc on ne conduit pas. Le plus simple est de désigner un conducteur dès le départ, ou de prévoir un autre moyen de transport.

Selon les villages et les années, des navettes, des taxis ou des transports locaux peuvent être mis en place. Mais rien ne remplace une vérification : le programme change d’une année à l’autre.

Avant de partir, contactez l’office de tourisme du Beaujolais pour connaître le programme 2026, les caves ouvertes ce jour-là et les éventuelles navettes. Pensez aussi à réserver votre table et, pourquoi pas, une chambre d’hôtes pour dormir sur place.

Dernier détail, et pas le moindre : ce rendez-vous tombe un jeudi, un choix qui ne doit rien au hasard. Si vous voulez la vraie raison, elle est racontée dans l’histoire du troisième jeudi de novembre.

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