23 % des clients d’hôtel lavent leurs sous-vêtements dans la bouilloire de la chambre
Vous arrivez dans votre chambre d’hôtel, vous posez votre valise, et votre premier réflexe est de brancher la bouilloire pour un thé. Stop. Un expert en étiquette hôtelière vient de révéler ce que certains clients font réellement avec cet appareil — et ça pourrait vous couper l’envie de boire quoi que ce soit.
Un accessoire détourné de sa fonction première
William Hanson est expert en étiquette et a séjourné dans des hôtels du monde entier, du palace au budget. Son constat est sans appel : la bouilloire de chambre est devenue un objet à tout faire. « Les gens l’utilisent comme une petite machine à laver, souvent pour des petits articles », a-t-il confié au Mirror.

Par « petits articles », comprenez sous-vêtements. Ce n’est pas une légende urbaine ni une blague de forum. Une étude menée par Hotels.com a posé la question directement aux voyageurs britanniques. Le résultat est édifiant.
23 % des personnes interrogées ont admis avoir lavé leurs sous-vêtements dans la bouilloire de leur chambre d’hôtel. Presque un client sur quatre. La bouilloire dans laquelle vous vous apprêtez à faire chauffer l’eau de votre café du matin.
Et ce n’est pas le seul usage détourné. D’autres clients s’en servent comme casserole improvisée pour y cuire directement des nouilles instantanées. William Hanson a une réponse cinglante : « Utilisez la bouilloire pour faire chauffer l’eau de vos nouilles, mais pas pour les cuire dedans. » Quand on sait ce que d’autres y ont mis avant, même ça semble risqué.
Si la bouilloire vous inquiète, sachez que d’autres objets de la chambre méritent tout autant votre méfiance. Mais la bouilloire a une particularité : on y met de l’eau qu’on va boire.
La réaction cash de l’expert
Face à la statistique des sous-vêtements, William Hanson ne mâche pas ses mots. « Même dans un univers parallèle bizarre où ce serait acceptable, je ne pense pas qu’on obtiendrait le résultat escompté. Ce n’est même pas une bonne façon de les nettoyer. »

Son argument est implacable de logique. La plupart des hôtels proposent un service de blanchisserie, en interne ou externalisé. Et pour ceux qui voyagent léger, il reste une solution encore plus simple : acheter de nouveaux sous-vêtements dans un magasin.
« Il y a tellement d’autres options avant d’en arriver à utiliser la bouilloire, ce que vous ne devriez de toute façon jamais faire », insiste-t-il. Puis il lâche, avec un flegme très britannique : « Il se passe probablement toutes sortes de choses avec une bouilloire d’hôtel, mais je préfère ne pas savoir. »
Au-delà de la bouilloire, les gestes à éviter en chambre sont plus nombreux qu’on ne croit. Les employés d’hôtel ont vu des choses que vous ne pouvez pas imaginer.
Le geste minimum si vous devez quand même l’utiliser
William Hanson n’est pas du genre à dire « ne touchez à rien ». Il sait que parfois, on a besoin d’eau chaude. Son conseil est simple mais non négociable : ne jamais utiliser la bouilloire directement.
Voici sa méthode. D’abord, faites bouillir la bouilloire à vide. Jetez cette première eau. Ensuite seulement, remplissez-la à nouveau pour votre thé ou votre café. Cette double ébullition permet d’éliminer une partie des résidus — et accessoirement le calcaire accumulé.
C’est un réflexe qui prend trente secondes et qui change tout. En arrivant dans votre chambre, pensez aussi à vérifier le couvre-lit, rarement lavé entre deux clients. L’hygiène hôtelière est un sujet qui réserve bien des surprises.
D’ailleurs, si vous pensiez que les draps de votre lit d’hôtel étaient irréprochables, vous risquez d’être déçu. Mais la bouilloire reste dans une catégorie à part, parce qu’on ingère ce qui en sort.
Les bonnes manières à l’hôtel : un problème plus large

La bouilloire n’est que la partie émergée de l’iceberg. L’étude Hotels.com révèle un constat préoccupant : 40 % des Britanniques estiment que leurs manières à l’hôtel se dégradent. Et les chiffres qui suivent le confirment.
51 % des voyageurs interrogés reconnaissent avoir été impolis avec le personnel. 43 % admettent faire du bruit dans les couloirs ou tard le soir. Et 25 % confessent avoir laissé leur chambre dans un état « excessivement sale ».
William Hanson y voit pourtant une occasion manquée. Selon lui, une bonne étiquette ne profite pas qu’aux autres — elle améliore directement votre propre séjour. « De meilleures manières ne bénéficient pas seulement aux autres, elles peuvent directement améliorer votre expérience. »
Il a d’ailleurs créé avec Hotels.com un guide complet d’étiquette hôtelière. Son principe central : les petits gestes attentionnés s’additionnent pour créer de grandes récompenses. Un meilleur sommeil, un service plus attentif, des économies sur les prochains séjours.
Si les nouvelles tendances des hôtels de luxe vous intéressent, sachez qu’elles misent justement sur l’hygiène et le confort personnalisé. Les établissements haut de gamme l’ont compris : la confiance du client passe par la transparence sur la propreté.
En attendant, la prochaine fois que vous poserez vos bagages dans une chambre, vous saurez exactement quoi faire avec cette bouilloire. Premier réflexe : la faire bouillir à vide. Et surtout, ne pas penser à ce que le client précédent a bien pu y tremper.