« Le yen est au plus bas » : ce voyageur a bouclé 15 jours au Japon pour 1 250 dollars

Le Japon fait rêver, mais il fait aussi peur au moment de sortir la calculette. Entre les hôtels de Tokyo, les additions de restaurants et les trajets en train, beaucoup de voyageurs abandonnent l’idée avant même d’avoir réservé un billet. Simón Villa, créateur de contenu colombien connu sous le pseudo SoyPilisha, a décidé de démonter le mythe en publiant ses comptes détaillés. Sa conclusion va surprendre plus d’un futur touriste.
Un archipel réputé hors budget, vraiment ?
Sur Instagram, Simón Villa a publié une estimation complète pour un séjour de 15 jours au Japon, hébergement, repas, transports et activités inclus. Seuls les billets d’avion ne figurent pas dans son calcul. Une manière de répondre à une idée reçue tenace : celle d’un pays inabordable pour les petits budgets, un peu comme quand on compare le coût réel des médicaments génériques à leurs équivalents plus chers.
Son total : environ 4 millions de pesos colombiens, soit près de 1 250 dollars. Une somme comparable à ce que certains retraités dépensent pour vivre un mois entier au Maroc, mais ici étalée sur deux semaines de découverte entre Tokyo, Kyoto et Osaka.
Le créateur précise que ce chiffre reste une référence, pas un prix figé : il dépend du type d’hébergement choisi et de la saison, un peu comme le budget d’un séjour peut varier selon les périodes de forte affluence, à l’image des tensions observées lors des grèves aériennes en Espagne pendant les vacances scolaires.
Le détail qui change tout : hébergement, repas et ramen à 7,80 dollars
Pour le logement, Villa a calculé environ 31,19 dollars par nuit et par personne dans les grandes villes du pays. Une fourchette qui permet de multiplier les options, entre petits hôtels traditionnels et établissements plus modestes, en répartissant les nuits entre Tokyo, Kyoto et Osaka.
Côté nourriture, il prévoit environ 32 dollars par jour, que ce soit pour faire ses courses dans les fameux konbini — ces petites supérettes omniprésentes au Japon — ou pour manger au restaurant. Une gestion du quotidien qui rappelle celle qu’on applique pour optimiser son épargne, un peu comme suivre l’évolution du taux du Livret A avant de placer son argent.
Parmi ses recommandations gourmandes figure Ichiran, célèbre chaîne de ramen japonaise. Le créateur évoque un prix autour de 7,80 dollars le bol, soit environ 1 180 yens dans plusieurs succursales de Tokyo. Le montant peut légèrement varier selon l’établissement et le type de commande passée.

Trains, Disney et un yen au plus bas : le vrai secret du budget
Reste le poste souvent redouté : les transports. Comme pour tout budget bien tenu, chaque trajet compte. Selon les calculs de Villa, un ticket de métro coûte environ 1,87 dollar, tandis qu’un aller-retour en Shinkansen entre Tokyo et Osaka grimpe à près de 218 dollars.
Le train à grande vitesse reste néanmoins l’un des moyens les plus rapides pour relier les grandes villes sans passer par des vols intérieurs, et Villa conseille d’ajouter une excursion pour apercevoir le mont Fuji.
Le budget prévoit aussi une visite à Disney. Villa chiffre l’entrée du parc de Tokyo à environ 59,26 dollars, un tarif cohérent avec la réputation du Tokyo Disney Resort, souvent cité parmi les complexes Disney les moins chers au monde, avec des billets débutant autour de 8 400 yens selon les dates.
La clé de cette équation tient en une phrase : le créateur affirme que le yen se trouve à des « minimums historiques » face au dollar.
Une faiblesse de la monnaie japonaise qui a d’ailleurs marqué les marchés des changes en 2026, certains évoquant la chute la plus marquée depuis près de quatre décennies, un contexte monétaire mouvant qui n’est pas sans rappeler les répercussions économiques liées aux tensions autour de la hausse des prix de l’énergie observée ailleurs dans le monde.
Le calcul de Simón Villa ne fixe pas un prix universel, mais il prouve une chose : avec un hébergement économique, une gestion serrée des repas et un peu d’anticipation sur les trajets, le Japon devient nettement plus accessible qu’on ne l’imagine. Reste à savoir si le yen restera aussi faible au moment de réserver son propre billet.