Ce village hollandais sans route, avec 176 ponts en bois, élu 2e plus beau du monde en 2026

L’été approche et avec lui l’envie irrépressible de fuir la chaleur parisienne pour un ailleurs plus paisible. Certains rêvent de Venise, de ses gondoles et de ses façades pastel, mais oublient qu’un décor tout aussi enchanteur existe à seulement deux heures de vol. Un village entièrement piéton, traversé par des canaux et relié par 176 ponts de bois, vient d’être distingué à l’échelle mondiale : voici ce qui se cache derrière ce classement inattendu.
Un village néerlandais qui grimpe sur le podium mondial
Le célèbre guide Le Petit Futé vient de publier son classement 2026 des plus beaux villages du monde, et une petite commune des Pays-Bas y décroche la deuxième place. Son nom : Giethoorn, situé dans la commune de Steenwijkerland, au cœur d’un parc naturel préservé. Le guide le décrit comme un lieu « à découvrir au moins une fois dans sa vie », une formule qui en dit long sur le caractère unique de l’endroit.
En tête de ce classement trône Conques-en-Rouergue, en France, village médiéval inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO et étape emblématique du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Une reconnaissance qui rappelle que la France regorge elle aussi de pépites, à l’image des plus beaux villages de France ou encore de ce village perché du Var qui donne l’impression d’être au bout du monde. Mais c’est bien Giethoorn qui intrigue le plus les voyageurs français, tant son fonctionnement diffère de tout ce qu’on connaît.
Pas une seule voiture, mais 176 ponts de bois
Ce qui frappe en premier à Giethoorn, c’est l’absence totale de circulation automobile. Le village est entièrement piétonnisé : on s’y déplace à pied, à vélo, ou en barque au fil des canaux. Cette configuration unique en Europe a valu au village le surnom de « petite Venise du Nord », une comparaison qui revient sans cesse chez les voyageurs, un peu comme lorsqu’on évoque les plus belles rues du monde élues par des guides internationaux.
Les habitations, construites sur des îlots de tourbe, sont reliées entre elles par de petits ponts en bois. Le village en compte exactement 176, un chiffre qui donne la mesure de la densité et de la finesse de cet urbanisme aquatique. Les fermes traditionnelles arborent des toits de chaume dits « en dos de chameau », une architecture typique qui n’a quasiment pas changé depuis des générations. Contrairement à d’autres destinations qui misent sur le renouveau, comme cette bourgade troglodyte à 2h de Paris, Giethoorn cultive une authenticité figée dans le temps.
La meilleure façon de vivre l’expérience : la barque

Pour profiter pleinement de ce type de village préservé, il existe un mode d’exploration incontournable : la navigation. En barque traditionnelle ou à bord d’un petit bateau électrique silencieux, les visiteurs glissent le long des canaux et découvrent, au fil de l’eau, des jardins fleuris, des façades centenaires et une végétation particulièrement luxuriante.
C’est cette lenteur assumée qui fait tout le charme de Giethoorn. Aucun bruit de moteur, aucun klaxon, seulement le clapotis de l’eau contre les coques et le chant des oiseaux. De nombreux restaurants installés en terrasse, directement au bord des canaux, permettent de prolonger l’instant devant un verre, les pieds presque dans l’eau. Une ambiance qui contraste radicalement avec l’agitation estivale des grandes villes ou même de certaines stations balnéaires françaises, comme le rappelle ce dossier sur les stations balnéaires méconnues de l’été 2026.
Le village s’étend sur environ deux kilomètres et se visite aisément en une demi-journée, même si beaucoup de voyageurs choisissent d’y passer une nuit complète pour profiter du coucher de soleil sur les canaux, un moment jugé particulièrement magique par ceux qui l’ont vécu.
Un village sans voitures, 176 ponts et une deuxième place mondiale : Giethoorn prouve qu’il suffit parfois de deux heures de vol pour changer complètement de rythme. Reste à savoir si cette parenthèse hollandaise saura détrôner, dans le cœur des Français, leurs habituelles escapades vénitiennes ou provençales.