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Ce pays à 2h de vol où les retraités français dépensent 30 % de moins qu’à la maison

Publié par Ambre Détoit le 03 Juil 2026 à 13:00
Couple de retraités sur une terrasse ensoleillée au Portugal

L’inflation a grignoté le pouvoir d’achat des Français, et les retraités sont en première ligne. Certains ont trouvé une parade radicale : poser leurs valises dans un pays voisin où tout coûte moins cher. Spoiler : le billet d’avion dure à peine deux heures, et les poivrons y coûtent moins de 2 € le kilo.

Pourquoi de plus en plus de seniors français quittent l’Hexagone

Le constat est simple. Avec une pension moyenne qui stagne et des prix qui grimpent, la retraite en France ressemble de moins en moins à une partie de plaisir. Charges, loyers, alimentation : chaque poste de dépense pèse un peu plus chaque année.

Résultat, un nombre croissant de retraités prennent une décision qui aurait semblé folle il y a dix ans. Ils vendent, ils déménagent, ils recommencent ailleurs. Et la destination qui revient le plus souvent dans les témoignages, c’est le Portugal.

C’est le cas de Marie-Christine et Gérard, un couple originaire de Grenoble. Comme le rapporte le magazine Grazia, ils ont choisi le sud du Portugal pour sa douceur de vivre. Le climat, d’abord : plus de 300 jours de soleil par an, des hivers doux, une luminosité qui change tout au quotidien.

Mais ce n’est pas qu’une affaire de météo. La proximité géographique rassure. On reste en Europe, à deux heures de vol de Paris. Et surtout, les Portugais sont réputés pour leur hospitalité. Les formalités administratives sont relativement simples, et la communauté francophone sur place facilite la transition. Autant d’arguments qui séduisent ceux qui rêvent d’un ailleurs accessible.

Un coût de la vie qui change tout pour une pension française

Le vrai moteur de cet exil, c’est l’argent. Et les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon les retraités installés sur place, les dépenses courantes au Portugal sont environ 30 % inférieures à celles pratiquées en France.

Les logements coûtent bien moins cher, les charges sont réduites, et la fiscalité reste plus légère — même si le régime fiscal avantageux pour les résidents non habituels a évolué ces dernières années. Au global, même avec une pension modeste, le niveau de vie s’améliore nettement.

Michelle, une autre retraitée française expatriée, résume la situation avec une formule qui en dit long. « Si je paie 2 € le kilo de poivrons, c’est déjà cher. » En France, le même kilo dépasse souvent les 3 €. Cette différence, multipliée par tous les postes du quotidien — fruits, légumes, restaurant, coiffeur —, finit par représenter des centaines d’euros d’économies chaque mois.

Concrètement, un couple avec une retraite combinée de 2 500 € par mois vit au Portugal comme s’il en touchait 3 500 en France. Loyer, alimentation, loisirs : tout est recalibré. Et ce surplus permet enfin de profiter — voyages, sorties, activités — au lieu de compter chaque euro jusqu’à la fin du mois.

Étal de poivrons colorés sur un marché portugais

Sécurité, tranquillité, rythme de vie : ce que l’argent ne dit pas

Au-delà du porte-monnaie, c’est un changement de rythme complet que décrivent ces retraités. Marie-Christine confie se sentir plus en sécurité lorsqu’elle sort au Portugal qu’en France. Les rues sont calmes, la vie nocturne est paisible, et la politesse ambiante tranche avec ce qu’elle connaissait à Grenoble.

Le stress diminue, le temps s’étire. On marche davantage, on mange mieux, on dort plus longtemps. Le rythme méditerranéen fait son œuvre. Pour des personnes qui ont passé des décennies dans le tumulte de la vie active française, ce ralentissement n’a pas de prix.

Bien sûr, l’expatriation n’est pas un conte de fées. La barrière de la langue existe, même si beaucoup de Portugais parlent français ou anglais. L’éloignement des enfants et petits-enfants pèse aussi, surtout au début. Et le système de santé, bien que correct, n’a pas la même densité qu’en France.

Mais pour ceux qui franchissent le pas, le bilan est rarement négatif. Le mot qui revient le plus dans les témoignages, c’est « liberté ». La liberté de vivre sans l’angoisse permanente du découvert bancaire. La liberté de s’offrir un restaurant sans culpabiliser. La liberté, tout simplement, de profiter d’une retraite qu’on a méritée.

30 % de dépenses en moins, du soleil en prime et un rythme de vie qui fait du bien : on comprend pourquoi le Portugal est devenu le plan B préféré des retraités français. La vraie question, c’est peut-être celle-ci : combien de temps avant que les prix là-bas rattrapent ceux d’ici ?

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