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Adieu Santorin et Mykonos : cette île grecque affiche encore 25°C en octobre

Publié par Ambre Détoit le 01 Sep 2026 à 15:47

Vingt-cinq degrés en journée, une mer encore tiède, et des ruelles médiévales enfin vidées de la foule d’août. Pendant que Santorin range ses parasols et que Mykonos éteint ses spots de plage, une autre île grecque continue de faire comme si de rien n’était.

Direction Rhodes, la plus grande île du Dodécanèse, qui joue sur un terrain que les Cyclades ne peuvent tout simplement pas lui disputer à cette période de l’année.

Femme senior profitant du soleil sur une terrasse grecque en octobre

Pendant que les Cyclades ferment, elle garde tout ouvert

Là où Santorin et Mykonos ferment progressivement boutiques et hôtels dès la fin septembre, Rhodes prolonge sa saison touristique presque jusqu’à la Toussaint.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon les relevés météo, la température moyenne à Rhodes en octobre grimpe à 24,5°C le jour, contre 16,9°C la nuit.

En début de mois, l’écart devient carrément flatteur. Le mercure dépasse largement les 25°C en journée, avec des pics à 28°C certains jours, avant de redescendre doucement autour de 22°C en fin de mois.

Le détail qui change tout : la mer reste baignable

Un ciel bleu ne sert pas à grand-chose s’il faut ressortir de l’eau au bout de trente secondes. À Rhodes, la mer affiche encore 23,9°C en octobre, largement suffisant pour une baignade confortable en début de mois.

À Santorin, le meltem tardif — ce vent du nord qui s’invite dès la mi-septembre — refroidit souvent la mer plus vite qu’ailleurs. À Mykonos, les plages branchées ferment leurs transats et leurs bars avant même que l’eau ait eu le temps de vraiment refroidir.

Rhodes, elle, garde ses criques ouvertes. Avec en prime 8,5 heures de soleil par jour en moyenne, seulement 68 mm de pluie sur le mois et 27 jours sans une goutte d’eau.

Couple de retraités dans les ruelles médiévales désertes de Rhodes

Ce que la foule d’août vous empêchait de voir

La cité médiévale de Rhodes reste l’un des ensembles fortifiés les mieux conservés d’Europe. La Citadelle, l’Auberge des Langues, l’Hôpital des Chevaliers ou le Palais du Grand Maître se visitent en octobre sans la cohue des cars de croisiéristes.

Se balader dans les ruelles de la vieille ville, encerclée de hauts remparts édifiés à l’époque des Chevaliers de Rhodes, prend une tout autre saveur quand on peut photographier une porte gothique sans bousculer dix touristes derrière soi.

Le port de Mandraki, souvent noir de monde en été, retrouve lui aussi son calme de petit port de pêche. Un luxe que peu de destinations grecques peuvent encore offrir en octobre.

La logistique qui rend le tout accessible

Côté transport, la France reste bien connectée à l’île. On compte environ 21 vols directs par semaine depuis la France, soit près de trois liaisons quotidiennes en pleine saison.

La durée de vol reste raisonnable, autour de 3,5 heures depuis Paris — dans la même fourchette que Santorin ou Mykonos, donc aucun sacrifice de ce côté-là.

Une fois sur place, la voiture devient l’alliée idéale : Rhodes se traverse d’un bout à l’autre en une heure et demie environ. De quoi combiner petit-déjeuner à Lindos et coucher de soleil sur la côte ouest le même jour, un luxe impossible sur des îles plus étroites où tout se joue à quelques kilomètres.

Homme senior se baignant dans la mer turquoise de Rhodes en automne

Le calcul que font les voyageurs avisés

Après le pic tarifaire d’août, les prix d’hébergement et de restauration retombent nettement sur toute l’île. Les Cyclades appliquent la même logique tarifaire, sauf qu’à Santorin et Mykonos, la baisse des prix coïncide souvent avec la fermeture pure et simple de nombreux établissements dès fin septembre.

À Rhodes, le calcul est différent : les commerces et restaurants restent ouverts, mais avec des tarifs de basse saison. Une combinaison rare qui séduit particulièrement les voyageurs qui privilégient les destinations hors des foules d’été, un peu comme pour cet endroit considéré comme le meilleur d’Europe pour les retraités.

Petit bémol tout de même : le climat peut réserver des surprises. En octobre 2020, Rhodes a grimpé jusqu’à 32°C, un record sur les dix dernières années. Mais dès novembre, le registre change complètement, avec des nuits qui rafraîchissent nettement et des précipitations en hausse. Une fenêtre à saisir avant qu’elle ne se referme, comme le confirment les données saisonnières de l’île.

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