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« On rêvait de ce voyage depuis Noël » : 1 700 passagers coincés 2 jours sur un bateau resté à quai

Publié par Ambre Détoit le 05 Sep 2026 à 13:00
Paquebot de croisière amarré à quai au crépuscule

Un bateau immobile, un quai qui ne s’éloigne jamais, et 1 700 personnes qui attendent. C’est le scénario vécu par des passagers de Royal Caribbean, montés à bord pour un voyage vers l’Alaska qui devait changer leur été. Deux jours plus tard, on leur a annoncé une nouvelle qu’ils n’attendaient pas. Le récit de cette croisière qui n’a jamais pris la mer a de quoi faire réfléchir avant de réserver ses prochaines vacances.

Un problème technique qui change tout, dès l’embarquement

Tout commence le 22 août. Les passagers du Serenade of the Seas reçoivent un email : un souci technique non précisé oblige la compagnie à raccourcir leur croisière de sept à cinq nuits, le temps d’effectuer des réparations, selon les informations rapportées par CruiseCritic. Un remboursement partiel est proposé en compensation.

Le départ, initialement prévu le 30 août, est repoussé au 1er septembre. Mais Royal Caribbean invite tout de même les passagers à embarquer plus tôt, pour utiliser le navire comme un hôtel flottant en attendant le vrai départ. Une solution qui semblait raisonnable, presque généreuse.

Ce genre d’imprévu n’est pas isolé dans l’univers du voyage organisé : entre incidents techniques et aléas logistiques, les vacanciers savent que tout peut basculer, comme le montrent régulièrement des changements de destinations ou de programmes de dernière minute. Sauf que cette fois, l’histoire ne s’arrête pas là.

Le navire, un mastodonte de 961 pieds capable d’accueillir 2 490 passagers et 891 membres d’équipage, reste à quai à Vancouver. Les 1 700 voyageurs montés à bord commencent leur attente, sans savoir ce qui les attend vraiment le lendemain.

Le couperet tombe après deux jours d’attente à bord

Mardi, soit deux jours après l’embarquement, la nouvelle tombe : la croisière est purement et simplement annulée. Les réparations ne sont toujours pas terminées. Royal Caribbean donne aux passagers jusqu’à minuit le mercredi pour quitter le navire.

« Pour permettre la maintenance en cours, nous avons dû annuler notre croisière », a confirmé le groupe Royal Caribbean auprès d’USA Today. « Nous présentons nos excuses à nos clients pour ce désagrément et avons travaillé avec eux pour ajuster leurs plans de voyage. »

Aucune précision n’a été donnée sur la nature exacte du problème technique, ni sur le fait qu’il pourrait affecter le prochain départ du navire, prévu dimanche. Un flou qui inquiète forcément ceux qui doivent embarquer prochainement, un peu comme lorsqu’un problème technique inattendu vient perturber un déplacement du quotidien sans explication claire.

Parmi les passagers, Arielle Anderson, une avocate de 28 ans originaire de Caroline du Sud, confie à USA Today que sa famille attendait ce voyage « depuis Noël ». « Et on était déjà dévastés à l’époque, parce qu’on voulait vraiment aller voir certains endroits en Alaska », raconte-t-elle.

Valises posées sur un quai portuaire désert

Remboursement intégral, mais des vacances envolées

Face à la colère légitime des passagers, la compagnie a mis en place un dédommagement complet. Tous ceux montés à bord recevront un remboursement intégral, ainsi qu’un crédit à 100% pour une future croisière. Un remboursement au prorata est également prévu pour les forfaits restauration et boissons déjà réglés.

Sur les forums de voyageurs, les réactions oscillent entre soulagement d’avoir évité le pire et frustration pour ceux qui ont vécu la situation de l’intérieur. « Oh là là, quel désastre. Content d’avoir annulé et de ne pas être monté à bord. J’attends toujours le remboursement de mon billet », écrit un internaute qui avait failli réserver ce même trajet.

D’autres se projettent déjà, un peu anxieux, vers leurs propres dates de départ. « Je me demande ce qu’ils prévoient pour la prochaine croisière, et les suivantes, puisqu’on est prévus pour fin septembre quand ils repositionnent le navire », s’interroge un utilisateur.

Une situation qui rappelle que même les plus gros paquebots du monde ne sont pas à l’abri d’un grain de sable technique, et que derrière chaque voyage de rêve se cache parfois une organisation bien plus fragile qu’on ne l’imagine, comme le suggèrent d’autres histoires de séjours qui ne se passent pas comme prévu.

Deux jours à quai, des vacances annulées, et un remboursement en guise de consolation : voilà comment un rêve d’Alaska s’est transformé en attente immobile pour 1 700 personnes. La prochaine fois que vous réservez une croisière, garderez-vous un plan B sous le coude ?

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