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Adieu la foule des Cyclades : ce village grec préservé attire ceux qui fuient le tourisme de masse

Publié par Ambre Détoit le 26 Juil 2026 à 13:13

Santorin et ses ruelles bondées, Mykonos et ses prix qui donnent le vertige : cet été, une partie des voyageurs français a décidé de tourner le dos aux Cyclades les plus connues. Direction un village grec resté à l’écart des radars touristiques, où les plages sont encore désertes à midi.

Pas de rooftop hors de prix, pas de croisière géante qui débarque 3 000 touristes en une matinée. Juste des tavernes familiales, une lumière dorée et une mer qui n’a rien à envier aux cartes postales instagrammables.

Ce village que les touristes s’arrachent en silence

Couple marchant sur une plage grecque déserte

Le village en question se trouve sur une île moins fréquentée que les stars habituelles de la mer Égée, à l’écart des grands axes de ferries. Ses maisons blanches et bleues collées à la falaise ressemblent à s’y méprendre à celles de Santorin, en beaucoup plus calme.

Ici, pas de files d’attente pour photographier un coucher de soleil. Les habitants vivent encore de la pêche et de l’agriculture, pas uniquement du tourisme, ce qui change complètement l’ambiance des lieux.

Le bouche-à-oreille commence pourtant à faire effet. Des voyageurs qui cherchaient une alternative à Santorin partagent de plus en plus leurs photos sur les réseaux, et la fréquentation grimpe doucement d’une saison à l’autre.

Femme souriante face à un village grec préservé

Des plages qui n’ont jamais vu de parasol à la chaîne

C’est l’argument numéro un des visiteurs qui reviennent enchantés : des criques accessibles uniquement à pied ou en barque, sans transat aligné au mètre carré. Le sable y est souvent volcanique, foncé, et l’eau turquoise contraste violemment avec la roche noire.

Certaines plages ne comptent qu’une poignée de familles locales en pleine journée d’août. De quoi faire rêver ceux qui ont connu l’enfer des plages de Mykonos où il faut réserver son bout de sable des semaines à l’avance.

D’autres zones du littoral restent même totalement sauvages, sans aucune infrastructure. Un peu comme cette île bretonne de 231 habitants qui cache elle aussi une plage digne des tropiques, mais version méditerranéenne et sans passeport à tamponner.

Comment s’y rendre sans y laisser un mois de salaire

Aucun vol direct n’existe depuis la France vers ce village. Il faut d’abord rejoindre Athènes, généralement en 3 heures de vol depuis Paris, avant d’enchaîner sur un ferry ou un vol intérieur vers l’île concernée.

Comptez entre 2h30 et 5 heures de traversée en bateau selon la compagnie choisie, avec des tarifs qui oscillent entre 25 et 60 euros l’aller simple. Les correspondances aériennes internes, elles, montent vite au-dessus de 80 euros si l’on réserve trop tard.

Le mieux reste de bloquer ses billets deux à trois mois à l’avance. Les prix s’envolent littéralement à partir de la mi-juillet, période où la demande explose sur toute la Grèce insulaire.

Le budget réel pour une semaine sur place

Contrairement à Santorin où une nuit d’hôtel dépasse facilement les 200 euros, ici les chambres d’hôtes tournent autour de 45 à 70 euros la nuit en pleine saison. Certaines locations plus rustiques descendent même sous les 35 euros hors juillet-août.

Côté repas, une taverne locale propose un plat complet avec poisson grillé pour 12 à 15 euros, boisson comprise. De quoi manger correctement sans jamais dépasser les 30 euros par jour et par personne, transport local inclus.

Sur une semaine, le budget total tourne autour de 500 à 700 euros par personne, vols internationaux compris depuis la France. Un tarif proche de celui observé pour certaines destinations soleil qui cassent déjà les prix cet été.

Quand partir pour éviter la cohue et la canicule grecque

Juillet et août restent les mois les plus chauds, avec des températures qui grimpent régulièrement au-dessus de 32°C. C’est aussi la période où le village commence, malgré tout, à voir affluer davantage de visiteurs venus fuir les foules ailleurs.

La vraie pépite temporelle se situe en juin ou en septembre. Le mercure oscille alors entre 25 et 28°C, la mer reste chaude après l’été, et les prix des hébergements chutent de 20 à 30% par rapport au cœur de saison.

Ceux qui ont déjà testé la formule racontent une expérience presque déserte, loin de l’agitation qui gagne peu à peu même les recoins les plus isolés de la Grèce.

Voyageur attablé dans une taverne grecque au coucher du soleil

Ce qui pourrait bien changer la donne d’ici deux ou trois ans

Le village n’est plus totalement anonyme. Plusieurs comptes voyage à forte audience l’ont repéré ces derniers mois, et la fréquentation grimpe visiblement d’année en année selon les habitants interrogés sur place.

Rien à voir pour l’instant avec la déferlante qu’a connue Santorin, mais la tendance est identique à celle observée ailleurs en Méditerranée. Des destinations autrefois confidentielles comme certaines plages de Crète ont fini par exploser en popularité en quelques saisons à peine.

Autant dire qu’il vaut mieux y aller maintenant, avant que le village ne devienne la prochaine star des réseaux sociaux. Le calme a souvent une date de péremption assez courte, dans le monde du voyage comme ailleurs.

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