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Ce vol de 196 km est le plus turbulent du monde : quelle est la raison et comment ça fonctionne ?

Publié par Ambre Détoit le 08 Nov 2026 à 11:18
Passager tendu près du hublot face aux Andes

Ceinture bouclée, plateau relevé, on connaît la routine. Mais sur certaines routes, cette consigne prend un sens très concret. Un vol d’à peine une heure vient de décrocher un titre que personne ne voudrait avoir, celui de la liaison la plus secouée de la planète, et le coupable n’est ni un océan ni un orage tropical.

Un vol d’une heure bat des milliers de rivaux : le classement qui surprend

On imagine d’instinct les pires secousses au-dessus des océans, ou en plein cœur d’un orage tropical. Réflexe logique. Pourtant, le record le plus redouté de l’aviation civile ne se joue pas sur un long-courrier de douze heures.

Il se joue sur un trajet express. Selon la plateforme spécialisée Turbli, la liaison entre Mendoza, en Argentine, et Santiago du Chili est la route la plus agitée du monde.

Distance parcourue : 196 kilomètres seulement. L’avion relie l’aéroport Gobernador Francisco Gabrielli au terminal Arturo Merino Benítez en une soixantaine de minutes. À peine le temps de se mettre à l’aise.

Pour établir son classement, Turbli a passé au crible plus de 10 000 liaisons aériennes. Le tout repose sur un indicateur précis, que les passagers ne connaissent presque jamais.

Cette vaste comparaison donne déjà une idée de l’écart. Mais pour comprendre ce que mesure vraiment ce fameux indicateur, et de combien cette route devance les autres, il faut regarder les chiffres de plus près. Et la question des nuages que les avions préfèrent éviter n’est pas sans rapport.

L’indice EDR et ce score de 22,983 qui écrase la concurrence

Le juge de paix s’appelle l’indice EDR, mesure de référence du taux de dissipation des turbulences. Plus il grimpe, plus la cabine est secouée. Pas de sensation subjective ici, juste un chiffre.

Pour 2025, la liaison Mendoza-Santiago affiche une valeur moyenne de 22,983. Selon Turbli, elle surpasse nettement toutes ses rivales internationales.

Et ce n’est pas un accident de parcours. Cette réputation de vol le plus mouvementé du monde avait déjà été observée lors des années précédentes. Le classement confirme donc une habitude, pas un coup de malchance.

Reste la grande question : que se passe-t-il sur cette courte distance pour que l’écart soit aussi net ? Les pilotes n’y volent pourtant pas dans des conditions exotiques. Pour comprendre ce paysage de la région, on peut d’abord se rappeler pourquoi les avions volent à une altitude très codifiée.

Car ici, l’avion n’a pas le choix. Dès le décollage, il doit s’élever au-dessus de la Cordillère des Andes, ce colossal rempart rocheux. Et c’est précisément là que tout se joue.

La muraille des Andes : ces vagues invisibles qui secouent l’appareil

Chaîne des Andes enneigée survolée par un avion de ligne

La clé tient en un mot : la géographie. Pour relier les deux pays voisins, les avions franchissent immédiatement la Cordillère, qui agit comme une barrière naturelle. Elle perturbe profondément l’écoulement des flux atmosphériques.

Lorsque les vents dominants viennent heurter de plein fouet ces gigantesques parois, ils génèrent de puissantes ondes de montagne. Les spécialistes parlent aussi de turbulences orographiques.

S’y ajoute la rencontre entre masses d’air chaud et d’air froid. Elle provoque de violents courants verticaux et d’importantes variations de pression. Le tout reste invisible à l’œil nu : de l’extérieur, le ciel paraît paisible.

Voilà l’explication : ces perturbations secouent inévitablement l’appareil tout au long de sa trajectoire. Pas de faute de pilotage, pas de météo exceptionnelle, juste une montagne sur le chemin du vent.

Mais alors, faut-il s’inquiéter en embarquant ? La réponse des pilotes et des compagnies est plutôt rassurante, et elle mérite qu’on s’y arrête.

Secousses spectaculaires, danger réel ? Ce que disent les équipages

Ressentir des secousses répétées à plusieurs milliers de mètres d’altitude réveille naturellement l’appréhension. C’est humain. Pourtant, selon la source, les pilotes et les compagnies rappellent que ces mouvements d’air font partie du quotidien de l’aviation commerciale.

Les appareils modernes sont conçus pour supporter des contraintes aérodynamiques extrêmes, bien supérieures à celles vécues dans cette zone. Les équipages, eux, connaissent parfaitement les spécificités du relief et adaptent leur pilotage pour limiter les désagréments.

Le vrai enjeu se joue donc à l’intérieur de la cabine. Il concerne les mouvements involontaires des passagers et des objets. Pour garder des repères sur ce qui peut vraiment mal tourner, cet épisode de chute de 8 500 mètres raconte un tout autre type d’incident.

Le conseil de la source est simple. Ne pas confondre inconfort et danger, et ne pas détacher sa ceinture dès que les voyants s’éteignent. Garder sa ceinture attachée durant tout le trajet reste la meilleure garantie de voyager serein.

Petit plus pratique : prévoir une boisson fraîche et garder ses effets personnels rangés sous le siège. Et si l’anxiété monte, le conseil de Polska contre la peur en avion peut aider à sourire.

Un vol de 196 kilomètres, une montagne et des vents : voilà la recette du trajet le plus secoué du monde. Et si vous croyez que le ciel n’a plus de mystères, la raison pour laquelle les avions zigzaguent au-dessus de l’Atlantique vous réserve une surprise. Quant à ce qui se passe quand deux pilotes lâchent prise, 28 minutes de sommeil dans un cockpit d’A320 donnent des sueurs froides.

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