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471 Boeing 737 MAX inspectés pour des fissures : la FAA agit avant le 10 septembre 2026

Publié par Elodie le 09 Août 2026 à 10:14
471 Boeing 737 MAX inspectés pour des fissures : la FAA agit avant le 10 septembre 2026

Un nouvel avertissement plane sur le Boeing 737 MAX. L’avion le plus vendu du constructeur américain reste scruté depuis les drames qui ont marqué son histoire récente. Cette fois, ce n’est pas un accident qui déclenche l’alerte, mais un contrôle préventif. Et le nombre d’appareils concernés donne une idée de l’ampleur de l’opération.

Une directive fédérale qui vise des centaines d’appareils

La FAA, l’agence fédérale américaine de l’aviation, vient d’ordonner l’inspection de centaines de Boeing 737 MAX exploités aux États-Unis. La mesure concerne précisément les versions MAX 8, MAX 9 et MAX 8-200. Au total, 471 avions américains sont directement visés par cette directive.

À l’échelle mondiale, le nombre d’appareils potentiellement concernés grimpe bien plus haut, puisque des centaines d’autres 737 MAX volent hors des frontières américaines sous d’autres autorités de surveillance. Ce type de décision rappelle d’autres épisodes récents où la sécurité aérienne a été mise à l’épreuve, comme lors de cette quasi-collision entre deux avions au-dessus de l’Atlantique.

Les contrôles ciblent une pièce structurelle précise, surnommée le bear strap. Cet élément renforce le fuselage tout autour de l’ouverture de la porte avant. Une fissure non détectée sur cette zone pourrait, à terme, fragiliser toute la structure de l’appareil. Ce genre d’incident structurel n’est pas isolé dans l’histoire du Boeing 747 cargo qui a terminé sa course dans l’eau à Hong Kong.

Pourquoi cette pièce précise inquiète les autorités

Des fissures de ce type avaient déjà été repérées sur les Boeing 737 NG, la génération précédente de l’appareil. Aucune n’a pour l’instant été détectée sur un 737 MAX, précise la FAA elle-même.

Mais les procédés de fabrication et la conception restent suffisamment proches entre les deux générations pour que l’agence agisse par anticipation plutôt que d’attendre un signal d’alarme. Dans le scénario le plus grave, une fissure ignorée pourrait provoquer une décompression rapide et compromettre l’intégrité structurelle de l’avion en plein vol.

Les compagnies aériennes devront examiner le fuselage, les renforts entourant la porte et certaines structures internes de l’appareil. Des inspections répétées pourront ensuite être exigées selon l’âge de chaque avion et le nombre de cycles de vol déjà effectués. Ce type de vigilance rappelle pourquoi certains incidents impliquant des chocs d’origine inconnue sur un Boeing restent longuement analysés par les experts. La nouvelle directive entrera en vigueur le 10 septembre 2026, laissant aux compagnies un délai pour organiser les vérifications sur leur flotte.

Boeing sous surveillance depuis les drames de 2018 et 2019

471 Boeing 737 MAX inspectés pour des fissures : la FAA agit avant le 10 septembre 2026

Ce nouvel épisode s’inscrit dans un climat de méfiance persistante autour du 737 MAX, qui traîne un passif lourd. L’appareil avait été cloué au sol dans le monde entier après les accidents de Lion Air en 2018 et d’Ethiopian Airlines en 2019, deux catastrophes ayant causé 346 morts. Un rappel douloureux qui a durablement changé la perception du public sur cet avion, un peu à la manière de l’affaire du hublot qui a explosé en plein vol sur un Ryanair.

En janvier 2024, la pression était retombée sur Boeing après l’arrachement en plein vol d’un panneau de fuselage sur un 737 MAX 9 d’Alaska Airlines. La FAA avait alors durci considérablement sa surveillance du constructeur. En juillet dernier, l’agence avait pourtant jugé que Boeing avait suffisamment amélioré la qualité de sa production pour lui restituer une partie de ses prérogatives de certification.

Boeing affirme travailler sur ce dossier de fissures avec les compagnies aériennes depuis plusieurs années déjà, et avait diffusé ses propres instructions techniques avant même la directive de la FAA. Le constructeur dit soutenir pleinement la décision, estimant que ces contrôles permettront de repérer un éventuel problème bien avant qu’il ne devienne critique.

Aucune fissure confirmée, mais une vigilance maximale : c’est tout le paradoxe de cette opération de contrôle qui mobilise des centaines d’avions sans preuve de danger immédiat. Reste à savoir si d’autres autorités aéronautiques, en Europe notamment, emboîteront le pas à la FAA dans les prochaines semaines.

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