« Elle voulait vivre » : une mère et sa fille meurent d’un cancer à 10 heures d’intervalle

Une mère et sa fille unique, liées par le même mal depuis deux ans, se sont éteintes à quelques heures d’intervalle. Une coïncidence si troublante que même leur famille peine encore à y croire. Car ni l’une ni l’autre n’a su, avant de mourir, que l’autre était déjà partie.
Deux diagnostics, une même famille frappée coup sur coup
Cibele Marchis, 28 ans, travaillait dans le marketing digital à Mogi Guaçu, au Brésil. En 2024, les médecins lui découvrent un cancer rare et agressif, né dans une glande surrénale. Un choc pour toute la famille.
Un an plus tard, rebelote. Sa mère, Maria Elisabete Nogueira, 56 ans, consulte pour ce qu’elle pense être un simple calcul biliaire. Le verdict tombe : un cancer du pancréas. Mère et fille se retrouvent alors face à la maladie, chacune pour son propre combat, mais ensemble.
Selon le média brésilien G1, qui a recueilli les témoignages des proches, Cibele a enchaîné les opérations et les chimiothérapies. En décembre 2025, son état s’aggrave brutalement après des infections. Les médecins pensent alors la perdre. C’est un peu comme ces histoires familiales où le pire semble inévitable, jusqu’à ce qu’un rebondissement inattendu vienne tout renverser — un peu comme dans ce témoignage glaçant révélé par un champion olympique.
Sa proche, Bárbara Rodrigues dos Santos, se souvient de ce moment suspendu. Maria a alors jeûné 24 heures, en priant pour un miracle. Et le miracle a eu lieu, du moins pour un temps : Cibele est sortie de l’hôpital, bien décidée à profiter de la vie qu’il lui restait.
Un pacte silencieux entre une mère et sa fille
Après sa rémission, Cibele reprend goût à tout. Ses cicatrices, sa poche de colostomie : rien ne l’arrête. « Elle voulait vivre », résume Bárbara au média G1. Elle continue de travailler, de voyager avec sa mère, de rire.
Mais pendant ce temps, l’état de Maria se dégrade, lui, sans répit. Son cancer du pancréas progresse vite. La douleur devient si intense qu’elle nécessite de la morphine. Le 17 septembre, elle est hospitalisée. Sa fille lui rend visite peu après, sans se douter que le temps leur était compté à toutes les deux, presque au même instant.
Une semaine plus tard, c’est Cibele qui s’effondre à son tour. Son cousin, Rowilson Leandro da Costa, raconte à G1 son sentiment d’incompréhension totale. « Tout le monde s’attendait à ce que ce soit ma tante, pas Cibele », confie-t-il.
Le genre de retournement qui rappelle que la maladie ne suit jamais le scénario qu’on redoute, un peu comme ces situations absurdes qui déclenchent la polémique, à l’image de cette histoire de marche impossible à Orléans.
Mais ce que la famille ignore encore, c’est un détail bouleversant : Maria et Cibele avaient toutes deux formulé, parfois en riant, parfois très sérieusement, un vœu identique.

Un vœu exaucé malgré eux
Selon le récit rapporté par les proches au média brésilien G1, ni Maria ni Cibele ne voulaient apprendre la mort de l’autre de son vivant. Un pacte tacite, presque un souhait de protection mutuelle jusqu’au bout.
Ce souhait s’est réalisé, contre toute attente. Cibele est morte la première, le jeudi vers 16 heures, dans un hôpital de Mogi Guaçu. Sa mère Maria, sous sédation dans un autre établissement de la ville, s’est éteinte le lendemain vers 2 heures du matin, soit 10 heures après sa fille. Aucune des deux n’a su pour l’autre.
« C’est vraiment une chose incroyable », a réagi Rowilson auprès de G1. C’est lui qui a dû organiser les funérailles de sa cousine, puis, à peine rentré, annoncer une seconde fois le drame à son oncle : sa femme venait elle aussi de mourir.
Un homme qui, en l’espace d’une nuit, a perdu sa fille unique et son épouse. « Il a tout perdu. Rentrer chez soi et ne plus trouver personne. C’est triste, c’est difficile », confie son neveu.
Ce que leur histoire laisse derrière elle
En mars dernier, alors qu’elle était encore sous perfusion, Cibele avait publié un message qui résonne aujourd’hui différemment : « Tant que votre seul problème est l’argent, soyez reconnaissants. Le pire, c’est d’affronter quelque chose que même tout l’argent du monde ne peut résoudre. »
Sa partenaire professionnelle, Eloá Righi, garde le souvenir d’une femme qui refusait de se laisser définir par la maladie. « Elle ne voulait pas être connue comme Cibele qui a un cancer, mais comme Cibele qui travaille, s’amuse, vit, et a un cancer », a-t-elle confié à G1.
Un proche de Maria, Jorge Vitorino, décrit de son côté une femme lumineuse partout où elle passait, au grand cœur, dont la vie fut un exemple constant de foi et de dévouement pour les siens. Ce genre d’hommage qui rappelle, comme souvent dans les drames familiaux relayés par nos pages people, à quel point les proches cherchent à transformer la douleur en mémoire.
Mère et fille ont finalement été enterrées ensemble, lors d’une cérémonie unique réunissant famille et amis. Un dernier hommage à ce lien que ni la maladie ni la mort n’auront réussi à séparer, pas même de quelques heures.
Une mère et sa fille parties presque ensemble, sans jamais se voir partir l’une l’autre : voilà le genre d’histoire qui bouscule et qui reste.
Si les liens familiaux mis à l’épreuve vous touchent, la disparition brutale de Catherine Ringer et la date bouleversante révélée par ses proches risque de vous marquer tout autant.
Et pour ceux qui pensent que les confessions les plus troublantes viennent toujours des vivants, cette confidence glaçante d’une fille sur les cendres de sa mère prouve le contraire.