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Écartée du 20 Heures depuis fin août, Léa Salamé reste rémunérée par France Télé en plus de « Quelle époque »

Publié par Hannah Maline le 14 Oct 2026 à 8:04

Plus de Léa Salamé au journal de 20 Heures de France 2 depuis fin août. Pourtant, côté fiche de paie, rien ne semble avoir changé. Une réponse de la direction, consignée dans un compte rendu syndical, fait grincer des dents. Voici ce que France Télévisions a dit, mot pour mot, et comment le groupe justifie ce maintien.

Léa Salamé présente le journal de 20 heures de France 2 devant un fond étoilé

Une réunion syndicale, un compte rendu et une question qui fâche

Tout part d’un document interne. Le 10 septembre, la direction de France Télévisions rencontre les représentants de la CGT. Au menu, notamment, le sort d’une journaliste qui a quitté l’antenne du principal journal de la chaîne.

Léa Salamé ne présente plus le 20 Heures de France 2 depuis le 24 août. Elle avait annoncé son retrait après l’entrée en campagne présidentielle de son compagnon, Raphaël Glucksmann, pour éviter tout conflit d’intérêts.

Selon ce compte rendu, dont les informations ont été reprises mardi par Valeurs actuelles, les élus du personnel ont posé la question sans détour. Que devient son statut, et que devient sa rémunération, maintenant qu’elle n’apparaît plus à l’écran ?

La situation a pris une autre dimension depuis dimanche 11 octobre. Raphaël Glucksmann a remporté la primaire de la gauche sociale-démocrate, et l’absence de sa compagne du journal devrait donc se prolonger plusieurs mois. Sur le retrait de Léa Salamé du 20 Heures, l’histoire ne fait que commencer.

Mais que répond exactement la direction ? La formule est courte, et elle ne laisse pas de place au doute.

« Son salaire ne sera pas suspendu » : la réponse de la direction

Le groupe n’a pas tourné autour du pot. D’après le document syndical, la réponse tient en une phrase : « Son salaire ne sera pas suspendu. » Pas de pause rémunérée à moitié, pas de suspension : le contrat continue.

La direction précise que Léa Salamé conserve son contrat de rédactrice en chef. Elle continuera de travailler au sein de la direction de l’information de France Télévisions, même si on ne la voit plus à 20 heures.

Le contexte ajoute de la tension. Lors de son audition devant la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public, en février, la journaliste avait reconnu une rémunération particulièrement confortable. Elle affirmait toutefois ne pas avoir négocié son salaire à son arrivée au 20 Heures. L’audition de Nagui sur son salaire avait déjà montré à quel point le sujet est sensible.

Reste la vraie question : en échange de quoi ce salaire est-il maintenu ? Car France Télévisions affirme que la journaliste n’est pas restée les bras ballants.

Et le montant, d’ailleurs ? Plusieurs médias l’estiment à environ 25 000 euros par mois, soit 300 000 euros par an. Mais le chiffre exact actuellement versé n’a pas été confirmé.

Plateau de journal télévisé vide avec lumières douces

Deux documentaires, des éditions spéciales : ce qu’on lui a confié

Voilà la justification avancée. Selon la direction, Léa Salamé s’est vu confier deux documentaires par la directrice des magazines du groupe. C’est le premier pilier du maintien de sa rémunération.

Deuxième pilier : elle devrait participer à des éditions spéciales. Elle présenterait aussi plusieurs émissions en première partie de soirée, notamment consacrées aux questions environnementales.

Autrement dit, la chaîne affirme que la journaliste reste active, simplement ailleurs que sur le plateau du 20 Heures. Elle demeure salariée du groupe public et continue de toucher sa rémunération contractuelle.

Un point mérite d’être distingué. Léa Salamé présente toujours « Quelle époque ! », le rendez-vous du samedi soir sur France 2. Mais cette émission relève d’un contrat distinct, avec une société de production, et non du salaire de rédactrice en chef.

Deux rémunérations, donc, deux cadres différents. Elle est payée par France Télévisions pour son poste à l’information, et par un contrat à part pour l’émission du samedi. Le débat, lui, ne se joue pas sur le terrain du droit.

Ce qui nourrit la colère, et ce qu’il faut surveiller

Sous l’article d’origine, les réactions de lecteurs sont très vives. Certains parlent de « privilège » et de « deux France », d’autres demandent une pause non payée ou une année sabbatique sans salaire. Beaucoup s’en prennent à l’argent public, et certains réclament même la suppression de France Télévisions.

Ces commentaires reflètent une ambiance déjà électrique autour de l’audiovisuel public. Le rapport Alloncle et ses 70 mesures a placé les rémunérations au centre du débat. Plusieurs internautes citent d’ailleurs le député en parlant d’un système qu’ils jugent « pourri ».

Ce qu’il faudra regarder ensuite est assez simple. Les documentaires et les émissions annoncés verront-ils bien le jour en première partie de soirée ? Et la durée de l’absence de Léa Salamé du 20 Heures, rallongée par la victoire de Raphaël Glucksmann, pèsera-t-elle sur la polémique ?

Le dossier rappelle aussi que d’autres figures du service public sont dans le viseur. Le cas de Nagui et ses fiches de paie montre que la transparence est devenue une exigence politique.

Aucune réaction publique de la journaliste n’est mentionnée à ce stade dans les éléments dont nous disposons.

En résumé : Léa Salamé a quitté le 20 Heures, pas la fiche de paie de France Télévisions. La direction le dit noir sur blanc, et c’est cela qui met le feu aux poudres.

Si les coulisses du service public vous fascinent, ce que Nagui a lancé à un député sur sa famille va vous faire lever un sourcil. Et pour une autre histoire de contrat qui secoue la télé, la somme que France Télévisions doit verser aux anciens présentateurs de « Des chiffres et des lettres » mérite le détour.

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