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« Un sex-toy en strass devant toute l’équipe » : Penelope Spheeris, 80 ans, accuse Jennifer Aniston

Publié par Hannah Maline le 15 Oct 2026 à 11:00
Jennifer Aniston cheveux

Une réalisatrice de 80 ans, une équipe de tournage au grand complet et une boîte cadeau tendue en public. Voilà la scène que Penelope Spheeris raconte aujourd’hui, quinze ans après le tournage de « Five ». Selon elle, ce présent n’avait rien d’innocent, et c’est une seconde boîte, aperçue un an plus tard, qui lui a fait soupçonner la main qui l’avait choisi.

Une chaise, toute l’équipe autour d’elle et un cadeau qui semblait « si gentil »

Tout part d’une conversation à bâtons rompus. Invitée du podcast Moynihan Report, Penelope Spheeris a gardé cette histoire pour la toute fin de l’épisode, comme on sort une dernière anecdote avant de se quitter.

Le décor, d’abord. En 2011, la chaîne Lifetime lance « Five », une anthologie de cinq courts métrages consacrés à l’impact du cancer du sein. Jennifer Aniston, Alicia Keys, Demi Moore, Patty Jenkins et Penelope Spheeris y signent chacune un segment.

Sur le papier, rien de très léger. Aniston, aujourd’hui âgée de 57 ans, expliquait d’ailleurs au magazine Glamour en août 2011 qu’elle voulait des films informatifs, sans lourdeur démonstrative. Le contraste avec le récit de Spheeris n’en est que plus frappant.

La réalisatrice situe la scène à la toute fin du tournage. L’assistant réalisateur lui demande de s’asseoir dans un fauteuil, puis l’équipe entière se rassemble autour d’elle. Un producteur s’avance alors avec une boîte cadeau entre les mains.

Les fins de tournage ont leurs rituels, et parfois leurs dérapages : les colères de Louis de Funès sur les plateaux en disent long sur ce que les coulisses peuvent cacher. Mais ici, l’ambiance est censée être à la tendresse.

Sur le moment, Spheeris dit avoir trouvé le geste « tout doux ». Elle imagine un remerciement, un petit souvenir collectif. Alors, que contenait vraiment cette boîte, et pourquoi en parle-t-elle quinze ans plus tard comme d’une méchanceté ?

Dans la boîte, un objet que la réalisatrice n’a jamais digéré

Le public est là, le cadeau est tendu, la tradition veut qu’on l’ouvre. C’est précisément ce qui la met hors d’elle quand elle y repense. Selon son récit, elle se retrouve face à toute l’équipe, sommée de déballer son présent sous les regards.

Un plateau reste un théâtre où chacun joue son rôle, comme le promettait Cyril Hanouna pour son prime événementiel sur M6. Ici, la scène aurait pourtant tourné à l’épreuve pour la réalisatrice.

Elle le dit sans filtre dans le podcast : il y avait un sex-toy dans cette boîte, devant tout le monde. Elle s’indigne encore : « Je suis censée ouvrir ça ? » La colère est restée intacte, et le ton de l’épisode le laisse entendre.

Le mot qu’elle choisit pour qualifier le cadeau est lourd. Elle le juge « mean-spirited », autrement dit mesquin, malveillant. Elle affirme aussi qu’il visait à l’humilier devant ses collègues, ce qui est son interprétation personnelle et non un fait établi.

Elle ajoute un détail qui fait grincer. L’objet aurait été orné de strass collés dessus, au point qu’on ne pouvait pas même l’utiliser, dit-elle. Un cadeau décoratif et moqueur, en somme, plutôt qu’une plaisanterie ordinaire.

Page Six, qui rapporte ses propos, précise un point important : le présent est bien venu d’un producteur. Spheeris le reconnaît elle-même. Alors pourquoi désigne-t-elle Jennifer Aniston, et sur quoi s’appuie-t-elle ?

La seconde boîte, ou l’indice sur lequel elle fonde tout

Boîte cadeau ornée de strass posée sur un fauteuil de réalisateur sur un plateau de tournage

Dans le milieu, les vérités mettent parfois des années à ressurgir, comme la vraie raison de la rupture de Tom Cruise et Nicole Kidman. Pour Spheeris, l’indice arrive en 2012.

Le projet est alors nommé aux Directors Guild Awards. Elle raconte qu’Aniston arrive ce jour-là avec, à la main, le même genre de boîte cadeau. Intriguée, elle lui demande en plaisantant si c’est un autre sex-toy.

La réponse d’Aniston, telle que la rapporte Spheeris, est négative : non, c’est un cadeau pour Marta Kauffman, la productrice. Voilà pourtant l’élément qui bascule tout pour la réalisatrice.

« Mais c’était la même boîte », insiste-t-elle. Le même emballage, d’après elle, que celui de la fin de tournage. Elle en conclut que ces boîtes étaient celles de Jennifer Aniston, que l’actrice offrait fréquemment des présents ainsi emballés, et que le cadeau « devait venir d’elle ».

Le raisonnement est donc un faisceau de présomptions : un emballage identique, un souvenir vieux de plus d’une décennie. Aucune preuve matérielle n’est avancée, et Spheeris le sait. Elle lâche d’ailleurs, mi-rieuse mi-inquiète : « Je vais me faire poursuivre pour ça, mais tant pis. »

C’est le payoff de son récit, et aussi sa limite. Ce que l’on sait, c’est ce qu’elle croit. Ce que l’on ignore, c’est la version de l’intéressée.

Une accusation sans réponse, et un projet qui visait tout autre chose

À ce stade, le silence domine. Le porte-parole d’Aniston n’avait pas immédiatement répondu à la demande de commentaire de Page Six. Aucune version contradictoire n’est donc disponible, et rien ne permet de trancher.

Il est utile de rappeler ce que « Five » cherchait à faire. Au moment de la sortie, Aniston déclarait : « Le cancer nous touche tous, que l’on soit fille, mère, sœur, amie, collègue, médecin ou patiente. » Le mois suivant, elle visitait un centre de cancérologie avec Jill Biden et échangeait avec des survivantes.

Ce décalage entre l’ambition du projet et l’anecdote rapportée explique en partie l’écho de l’histoire. Les coulisses de ce genre de collectif ne s’ouvrent pas souvent, et un autre portrait d’actrice, celui de Nicole Kidman et du seul sujet sur lequel elle refuse de parler, rappelle combien les silences en disent long.

Le projet a eu une suite. « Call Me Crazy » est sorti en 2013 et abordait la santé mentale, avec Bryce Dallas Howard, Bonnie Hunt, Ashley Judd, Laura Dern et Sharon Maguire à la réalisation.

Reste la question que posent ce genre de récits, celle de l’emprise et des rapports de pouvoir sur un plateau. Un autre témoignage, celui d’Anne Parillaud sur Alain Delon, montre à quel point la parole met du temps à se libérer. Il faudra surveiller si Aniston réagit.

Une boîte, du strass et quinze ans de rancœur : l’histoire tient en peu d’éléments, mais elle ne repose que sur la parole d’une seule des deux femmes. La décision radicale que les avocats de Robin Williams ont scellée jusqu’en 2039 prouve qu’Hollywood sait garder ses secrets longtemps.

Et si les confidences vous intriguent, jetez un œil à ce que Anny Duperey lâche sur un ex acteur très connu : c’est une tout autre histoire de coulisses.

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