Bally Bagayoko s’en prend à CNews et au groupe Bolloré (vidéo)
Le maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, s’en prend une nouvelle fois à CNews. L’élu réclame notamment la fermeture de la chaîne d’information. Mais ses critiques ne s’arrêtent pas là. Il vise également le groupe Bolloré et le Rassemblement national (RN).
Dans une vidéo, le maire fait part de son opposition à plusieurs médias et mouvements politiques. Il estime que les critiques ne devraient pas concerner uniquement CNews, mais également d’autres acteurs du paysage médiatique et politique. Il élargit ainsi ses reproches à l’ensemble du groupe Bolloré.
Cette prise de position intervient dans un contexte particulièrement tendu entre l’élu et la chaîne d’information. Fin mars 2026, plusieurs séquences diffusées sur CNews avaient provoqué une vive polémique à son sujet.
Lors d’une émission, le psychologue Jean Doridot avait notamment fait référence à la famille des « grands singes » en évoquant les relations au sein d’une collectivité. Quelques jours plus tard, le philosophe Michel Onfray avait également employé l’expression « mâle dominant » en parlant du maire.

Des propos que Bally Bagayoko avait vivement dénoncés. Le 1er avril, il avait annoncé avoir déposé plainte. Le parquet de Paris avait ensuite ouvert une enquête pour injure publique à caractère raciste. Une seconde enquête avait également été ouverte pour cyberharcèlement.
De son côté, CNews avait contesté les accusations de racisme, dénonçant une polémique infondée.
Bally Bagayoko veut également écarter le RN des médias
Par ailleurs, le maire de Saint-Denis avait déjà fait parler de lui fin octobre. Invité sur le plateau de LCI, il s’était prononcé en faveur d’une interdiction de parole des élus du Rassemblement national dans les médias pendant la campagne présidentielle.
Il avait notamment déclaré : « Oui, actuellement moi j’interdirai le Rassemblement national dans les médias, comme il y a des groupuscules racistes qui sont interdits ».
Une position qui avait suscité des réactions sur le plateau. Ses déclarations relancent aujourd’hui les interrogations autour de la liberté d’expression, du pluralisme médiatique et de la place des médias dans le débat politique.