Incroyable: Sur LCI, Bally Bagayoko réclame l’interdiction des élus du RN dans les médias avant la présidentielle

Un plateau de télé, une question en apparence classique, et soudain, un silence. Invité sur LCI, le maire de Saint-Denis a lâché une phrase qui a laissé les journalistes sans voix. Elle concerne le premier parti de France et la façon dont il apparaît à l’écran. Sa proposition exacte, son argument et la déferlante de réactions : tout est là.
Sur LCI, un maire de Saint-Denis et une phrase qui fige le plateau
Hier soir, Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis, était l’invité de LCI. Selon la source, il a demandé que les élus du Rassemblement National soient interdits d’antenne avant la présidentielle. Pas de plateaux télé, pas de studios radio.
Le ton est calme, la demande est nette. Et la sidération des journalistes présents se voit, d’après le récit de la source. Dans le monde des médias, ce type de proposition est rarissime, d’autant que le débat sur la place de l’extrême droite à l’antenne n’est pas nouveau, comme l’a montré l’échange tendu entre Pascal Praud et Patrick Cohen autour de l’Arcom.
Mais la phrase exacte mérite d’être lue mot à mot. Car elle est encore plus tranchée que sa version résumée.
« Comme il y a des groupuscules racistes qui sont interdits »
Voici ce qu’il a déclaré : « Oui, actuellement moi j’interdirai le Rassemblement National dans les médias, comme il y a des groupuscules racistes qui sont interdits ». Il compare donc le RN à des organisations dissoutes. La comparaison est frontale.
Relancé sur le fait de vouloir écarter le premier parti de France, l’élu n’a pas reculé. Il a désigné des responsables : ceux qui, selon lui, ont participé à la « normalisation du racisme » et permis la « mue de l’extrême-droite ». Pour lui, c’est cette normalisation qui pousse aujourd’hui à considérer le RN comme une formation traditionnelle.
Sur les réseaux, la séquence a circulé en boucle. Dans la même veine de polémiques médiatiques, l’affaire de Radio Nova saisie par Ciotti auprès de l’Arcom montre à quel point le terrain est inflammable. Mais les réactions à cette sortie-là, elles, valent le détour.
Entre ironie, inquiétude et accusation de « néofascisme »

Dans la foulée, la question de qui a le droit de passer à l’antenne a repris du poil de la bête. Des internautes ont réagi, souvent avec virulence, à la déclaration de l’élu.
Certains y voient le signe d’une dérive : « il n’y a plus de débat démocratique possible dans de telles conditions », écrit l’un d’eux. Un autre résume : « Qu’est-ce qu’il ne comprend pas dans le mot démocratie ? ». Quelques-uns ironisent. D’autres, plus rares, approuvent, en visant plutôt les influenceurs d’extrême droite sur YouTube.
Dans le camp adverse, un message relayé estime que ce genre de propos donne raison à David Lisnard, qui qualifie LFI de parti néofasciste. Toujours selon la source, Bagayoko a donné « un avant-goût » de ce que serait la liberté d’expression si les Insoumis arrivaient au pouvoir. C’est l’angle du média d’origine, pas un fait établi. Et sur ce terrain, les polémiques autour de LFI ne manquent pas.
Reste une certitude : la phrase a été prononcée à l’antenne, et elle ne passera pas inaperçue.
Une proposition, un plateau figé, et un pays qui se redivise. Reste à voir si l’élu précisera ou nuancera ses propos. Et si les médias, eux, ont déjà tranché leur propre ligne en vue de la présidentielle, ce que l’on sait de l’avenir de Cyril Hanouna en dit long sur les bouleversements en coulisses.