Icône menu hamburger Icône loupe de recherche
  1. TDN >
  2. Argent

Dans les comptes de Lucas, maître-nageur à Saint-Malo à 1 920 € nets par mois

Publié par Mathieu le 16 Oct 2026 à 19:01

Lucas, 31 ans, est maître-nageur sauveteur à Saint-Malo. Il gagne 1 920 € nets par mois et vit en couple, sans enfant, dans un deux-pièces à dix minutes de la piscine municipale.

Réveil à 5 h 45, premier cours à 7 h, surveillance des bassins jusqu’à la fermeture. Voici comment il répartit chaque euro, et pourquoi un poste en particulier le surprend encore chaque mois.

Un salaire qui ne dit pas tout

Lucas est agent territorial, titulaire de la fonction publique. Son traitement net s’élève à 1 740 € par mois, auxquels s’ajoutent 180 € de primes (travail le dimanche, indemnité de sujétion).

Il complète ses revenus avec des cours particuliers d’aquagym et de natation, une quarantaine d’heures par an déclarées. Cela représente en moyenne 0 € lissés dans son budget, car il les met de côté pour les vacances.

Maître-nageur souriant au bord d'une piscine municipale

« Mon vrai salaire, c’est le planning. Un week-end de travail sur deux, mais des mercredis entiers de libres », confie-t-il. Sa compagne, Camille, est employée dans une agence de voyages et gagne 1 780 € nets. Mais ce budget ne concerne que lui.

Le plus surprenant se cache pourtant du côté des dépenses. Et ce n’est pas le loyer qui pèse le plus lourd.

Les dépenses fixes qui mangent la moitié du salaire

Le loyer du deux-pièces s’élève à 780 € charges comprises. Lucas en paie la moitié avec Camille, soit 390 € chacun, ce qui reste son premier poste de dépense.

Viennent ensuite 62 € d’électricité et de chauffage (part individuelle), 20 € d’internet et 12 € de forfait mobile. Son assurance habitation et sa complémentaire santé totalisent 48 € mensuels.

Côté transports, Lucas roule en vélo électrique pour aller travailler. Il possède aussi une vieille Clio, dont l’assurance et l’entretien lui coûtent 95 € par mois, carburant exclu.

Couple faisant ses comptes dans un petit appartement breton

Ajoutez 15 € d’abonnements (streaming, musique) et 25 € de mutuelle sportive. Au total, ses dépenses fixes atteignent 667 €, soit 35 % de ses revenus nets.

« Ce qui m’a surpris, c’est le matériel. Les lunettes de piscine, les combinaisons, les chaussures spécifiques… je les paie de ma poche. » Un détail qu’il garde pour la suite.

Ce que Lucas dépense sans compter (ou presque)

Les courses alimentaires lui coûtent 240 € par mois. Il mange beaucoup, protéines et féculents surtout, et prépare ses repas pour la semaine le dimanche soir.

Le carburant de la Clio représente 70 €, car il l’utilise surtout pour les week-ends chez ses parents à Rennes. Les sorties au restaurant et au bar plafonnent à 90 € mensuels.

Il consacre 60 € à ses loisirs, principalement du surf et du kayak. Les vêtements et le matériel de sport lui coûtent environ 45 € lissés sur l’année.

Reste le budget vacances : 120 € par mois mis de côté, pour deux voyages par an avec Camille. L’an dernier, ils ont passé dix jours au Portugal.

Total des dépenses variables : 625 €. Reste à savoir ce qu’il lui reste réellement en fin de mois, et si ce chiffre lui fait peur ou le rassure.

Le bilan : ce qui reste quand tout est payé

Après 667 € de charges fixes et 625 € de dépenses variables, Lucas dépense 1 292 € par mois. Il lui reste donc 628 € nets, ce qui est un bon score pour son niveau de revenus.

Il en place 350 € sur un Livret A et 150 € sur un plan d’épargne retraite collectif de la collectivité. Le reste (128 €) sert de matelas pour les imprévus et les cadeaux.

« Je sais que je suis chanceux. Je n’ai pas de crédit, pas d’enfants pour l’instant, et mon employeur est stable. Mais ça ne va pas durer : on veut acheter un appartement dans trois ans. »

Son objectif : atteindre 25 000 € d’apport. À son rythme actuel, il lui en faudra un peu plus de quatre ans en comptant les intérêts, donc légèrement plus que prévu.

Face au salaire médian français

Avec 1 920 € nets, Lucas se situe juste au-dessus du salaire médian français, qui tourne autour de 2 100 € nets pour un temps plein en 2023. Il reste donc en dessous de la médiane nationale, mais dans une ville où le coût de la vie est plus élevé que la moyenne bretonne.

Sa phrase pour résumer son rapport à l’argent : « Je gagne moins que mes potes ingénieurs, mais je ne passe pas mes journées devant un écran. »

Si vous voulez comparer avec un autre métier du quotidien, découvrez le budget d’un boulanger-pâtissier à Dieppe, qui se lève encore plus tôt pour un salaire comparable. Ou plongez dans les comptes d’un ostréiculteur du Cap-Ferret, un autre métier de bord de mer aux revenus très différents.

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *