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Mauvaise nouvelle = Grand Frais renonce à son 2e magasin dans cette ville

Publié par Elodie le 31 Mai 2026 à 16:51
Parking vide d'une zone commerciale en banlieue parisienne

Les habitants de Fresnes attendaient un deuxième Grand Frais avec impatience. Un supermarché de 943 m² dédié aux produits frais, adossé au Castorama du parc Médicis, devait redynamiser cette zone commerciale en bord d’autoroute. La Commission Nationale d’Aménagement Commercial en a décidé autrement : le projet est mort-né, et les raisons en disent long sur l’avenir du commerce périphérique en Île-de-France.

Fresnes et le parc Médicis : pourquoi ce 2e magasin semblait acquis

Rayon fruits et légumes colorés dans un magasin de produits frais

Le projet avait tout pour séduire. Un espace de 996 m² au total, dont 943 m² de surface de vente Grand Frais — fruits, légumes, crèmerie, boucherie — et 53,20 m² réservés à une boulangerie Marie Blachère. L’ensemble devait s’implanter sur le parking du Castorama existant, à environ deux kilomètres du centre-ville. Dans ce secteur du Val-de-Marne très orienté voiture, accessible surtout par l’autoroute A6, le passage piéton reste limité.

La zone commerciale du parc Médicis perd du souffle depuis plusieurs années. L’arrivée d’une enseigne spécialisée dans le frais était présentée comme un levier pour ramener du flux dans un périmètre qui peine à attirer les clients au-delà du bricolage. Fresnes dispose pourtant déjà d’un magasin Grand Frais avenue de Stalingrad, en plein tissu urbain, qui fonctionne comme une halle alimentaire de quartier. Ce doublement de l’offre, un point central et un point périphérique, semblait logique sur le papier.

Refus de la CNAC en avril 2026 : la vraie raison du blocage

En avril 2026, la CNAC a tranché : pas de deuxième Grand Frais à Fresnes. La commission a estimé que cette implantation en zone périphérique risquait de fragiliser un centre-ville déjà sous tension commerciale. C’est un argument récurrent dans les arbitrages d’aménagement : protéger les rues commerçantes contre l’aspiration des clients vers les parkings d’entrée de ville.

Le raisonnement est simple. Chaque mètre carré ouvert en périphérie détourne une part du panier moyen qui alimentait jusque-là les commerces de bouche du centre. Fresnes n’est pas un cas isolé. Partout en France, l’expansion de Grand Frais se heurte aux mêmes arbitrages entre dynamisme de quartier et appétit des zones commerciales. Ici, le terrain restera vide pour l’instant, et le parking Castorama continuera à servir uniquement les bricoleurs du dimanche.

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L’enseigne de produits frais reste donc présente à Fresnes avec un seul point de vente, avenue de Stalingrad. Pour les habitants du sud de la commune, proches du parc Médicis, cela signifie continuer à prendre la voiture vers le centre ou se rabattre sur les supermarchés généralistes du secteur.

La mairie de Fresnes rappelle que l’enjeu consiste à mieux relier les commerces périphériques au reste de la ville sans asphyxier les rues commerçantes. Le marché du centre-ville et les commerces de bouche indépendants restent la colonne vertébrale alimentaire de la commune. Rien ne bouge à court terme pour les clients fidèles du Grand Frais existant, qui conserve ses rayons habituels : fruits et légumes en vrac, crèmerie artisanale et boucherie traditionnelle. Mais pour ceux qui espéraient un accès plus rapide depuis l’A6, la déception est réelle.

Un magasin de 943 m² qui ne verra jamais le jour : à Fresnes, la bataille entre centre-ville et périphérie se joue désormais mètre carré par mètre carré. Reste une question que beaucoup de communes franciliennes se posent aussi : faut-il protéger les petits commerces du centre quitte à priver les habitants d’une offre qu’ils réclament ?

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