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Manifestations du 17 octobre : « Pour nous, c’était le chaos, c’était une catastrophe », selon Reda Belhaj du syndicat Unité

Publié par Elodie le 18 Oct 2026 à 12:25

Le 17 octobre, Paris a connu des manifestations qui ont dégénéré en pillages. Le lendemain, un policier de terrain a pris la parole en plateau sur BFMTV, sans filtre. Reda Belhaj, porte-parole Île-de-France du syndicat Unité, parle de « chaos » et vise directement sa hiérarchie. Sa phrase la plus lourde n’arrive qu’à la fin de son intervention.

Image extraite de la vidéo publiée sur X par BFM

Chaos, coordination et « troupes » à bout : le bilan sans filtre d’un porte-parole

Interrogé sur ce qui a raté, Reda Belhaj répond d’emblée : « c’était le chaos, c’était une catastrophe ». Selon lui, les hiérarchies ont été « très mauvaises » sur le plan logistique comme sur le plan humain.

Côté opérationnel, il pointe un manque de coordination entre les directions, d’après les remontées du terrain. Et l’état des effectifs ? « Mauvais », dit-il, au niveau mental comme physique.

Pendant son intervention, l’écran bascule sur des images tournées à Paris le 17 octobre. On y voit des individus masqués ou encapuchonnés briser une vitre et forcer des grilles de magasin. Mais c’est un autre passage qui donne son sens à toute l’intervention, dans le post de cette journée partie sous tension dès le matin relayé par BFM.

« Circulez, il n’y a rien à voir » : ce que la hiérarchie aurait répondu

Le détail qui fait l’histoire tient en une réponse. Reda Belhaj affirme qu’après chaque finale de Ligue des Champions, son syndicat a transmis des retours d’expérience à la préfecture de police. Réponse reçue, selon lui : « Circulez, il n’y a rien à voir ».

Un directeur lui aurait même rappelé qu’un représentant du personnel n’a pas à intervenir dans l’opérationnel. Sa réplique : « c’est la base qui sait, c’est la base qui prend les pavés ». Il oppose cette base aux « gens avec des cravates et des chemises blanches » derrière leurs bureaux.

Il parle aussi d’un abandon depuis « 4 semaines », par une partie de la classe politique. Et récuse la thèse de lycéens dans la rue : il dit avoir vu des jeunes de banlieue, aux profils identiques à ceux de la finale de la Ligue des Champions, et pas seulement de l’ultra-gauche. Pour un 17 octobre annoncé sous haute tension, le constat est rude.

Un policier qui parle de « catastrophe » devant les caméras, c’est rare. Reste à savoir ce que la préfecture répondra. Et si vous vous demandez comment les manifestants se protègent de leur côté, ce tuto sur les lacrymogènes qui fait polémique en dit long. Autre question qui divise : pourquoi un policier a été mis en examen après un tir de LBD ?

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