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Ryanair dispute la version choc d’un passager « aspiré » par la fenêtre à 15 000 pieds

Publié par Elodie le 12 Sep 2026 à 9:15
Fenêtre d'avion brisée en plein vol avec masques à oxygène

Un vol Ryanair qui vire au cauchemar à 15 000 pieds d’altitude, une fenêtre qui explose en plein ciel, un passager à moitié aspiré à l’extérieur de l’appareil. L’histoire avait fait le tour du monde en juillet dernier. Mais deux mois plus tard, le patron de la compagnie irlandaise sort du silence pour livrer une version radicalement différente des faits. Ce qu’il affirme aujourd’hui pourrait tout changer.

Un vol qui tourne au chaos à bord

Le 10 juillet, un vol Ryanair reliant la Grèce à l’Allemagne connaît un incident spectaculaire. Une vitre de l’appareil se brise en plein vol, provoquant une dépressurisation soudaine de la cabine. Le passager assis en siège 11F, le businessman serbe Ljubisa Karović, 61 ans, se retrouve grièvement blessé.

Selon plusieurs témoignages recueillis à bord, l’homme aurait perdu connaissance et aurait dû être ramené à l’intérieur de la cabine par sa femme, Svetlana, et d’autres passagers. Un scénario aussi effrayant qu’inhabituel, digne d’un fait divers qui aurait pu très mal se terminer.

Une hôtesse de l’air présente ce jour-là a livré son témoignage aux enquêteurs du NTSB, l’organisme américain chargé d’enquêter sur les incidents aériens. Elle décrit avoir vu les masques à oxygène se déployer, puis des passagers debout, appelant à l’aide. En se dirigeant vers l’avant de l’appareil, elle affirme avoir aperçu le passager « partiellement logé » dans l’ouverture béante laissée par la vitre brisée, rapporte CBS News.

Ryanair change radicalement de version

Face à ces témoignages accablants, le PDG de Ryanair, Michael O’Leary, a décidé de contre-attaquer. Lors de l’assemblée générale annuelle de la compagnie à Dublin cette semaine, il a livré une version des faits bien plus mesurée devant les journalistes présents.

« Il n’était pas à moitié sorti par la fenêtre. Une partie de son visage n’est pas sortie par la fenêtre », a-t-il déclaré, cité par The Guardian. Selon lui, aucune partie du corps du passager n’aurait franchi l’ouverture, même si l’homme a bien été « aspiré de manière très dramatique vers la fenêtre ».

O’Leary précise également que le passager était attaché à son siège au moment de l’incident, un détail qui, selon la compagnie, expliquerait pourquoi son corps n’aurait pas pu être projeté hors de l’appareil. Ryanair prévoit désormais de contester officiellement cette version des faits une fois l’enquête terminée, comme le rapporte le média britannique. Un dossier à suivre de près, à l’image d’autres incidents impliquant des défaillances techniques inattendues.

Visage choqué d'un homme assis en cabine d'avion

Ce que révèle vraiment l’enquête technique

Malgré sa fermeté sur les faits, le dirigeant reconnaît ne pas vouloir minimiser la gravité de l’incident. Il attend désormais la publication du rapport officiel du NTSB pour trancher définitivement le débat entre les deux versions.

Selon les experts qui se sont penchés sur le dossier, l’origine du drame remonterait à une défaillance mécanique du moteur, appelée « fan-blade-out ». L’une des pales du ventilateur situé à l’avant du réacteur se serait fracturée en plein vol, projetant des débris qui ont percuté le fuselage de l’appareil.

C’est cet impact qui aurait détruit la vitre du siège 11F, provoquant l’ouverture soudaine et la dépressurisation rapide de la cabine. Karović a été grièvement blessé, souffrant notamment de traumatismes au cou, à l’épaule et de brûlures par friction. Un incident qui rappelle à quel point une simple défaillance technique peut virer au drame, comme l’a montré une autre découverte inattendue liée à un phénomène technique méconnu.

Dans un témoignage donné après l’incident, le passager avait lui-même raconté son traumatisme. « C’est le bruit avant le chaos, le bruit qui est toujours là quand je ferme les yeux pour dormir », confiait-il au Guardian en juillet. « Je suis chanceux. Je ne me souviens pas de grand-chose et j’ai encore mal à la tête et au cou, mais je suis toujours en vie. »

UNILAD, média britannique à l’origine de plusieurs éléments de cette affaire, a contacté Ryanair pour obtenir des précisions supplémentaires sur cette version des événements.

Entre le récit glaçant des témoins et la version prudente du PDG, la vérité se cache probablement entre les deux. Une chose est sûre : ce passager peut remercier sa ceinture de sécurité d’être encore en vie aujourd’hui. Faut-il désormais s’attendre à un durcissement des normes de sécurité sur ce type de vol ?

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