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SpaceX en bourse : 4 400 employés vont devenir millionnaires, et l’un d’eux a failli tout échanger contre des cartes-cadeaux

Publié par Elodie le 12 Juin 2026 à 20:35
Elon Musk Blague

Une entreprise spatiale valorisée 1 770 milliards de dollars. Des milliers de salariés qui se réveillent millionnaires du jour au lendemain. Et un patron qui devient officiellement le premier billionnaire de l’Histoire. L’introduction en bourse de SpaceX, prévue le 12 juin 2026, s’annonce comme l’événement financier le plus dingue de la décennie. Voici comment des ingénieurs qui gagnaient 80 000 dollars par an ont parié leur avenir sur des fusées qui explosaient en plein vol.

1 770 milliards de dollars : l’IPO qui va pulvériser tous les records

Mettons les chiffres en perspective. Avec une valorisation estimée à 1 770 milliards de dollars, SpaceX pèse cinq fois la capitalisation de General Electric. On parle d’une entreprise fondée il y a à peine deux décennies, dans un secteur où les faillites sont aussi fréquentes que les lancements ratés.

Selon une analyse de Hill.com rapportée par le New York Times, plus de 4 400 employés et ex-employés vont instantanément franchir la barre du million de dollars. Plus vertigineux encore : environ 400 d’entre eux vont dépasser les 100 millions de dollars de patrimoine. Andrew Benson, patron de Hill.com, résume la situation : avec la plupart des IPO, seuls les fondateurs deviennent milliardaires. Ici, c’est un petit peuple entier qui bascule dans une richesse spectaculaire.

Quant à Elon Musk, 54 ans, cette opération devrait officiellement le consacrer premier billionnaire — oui, avec un « b » — de l’Histoire de l’humanité. Un titre que même les plus grandes fortunes de la tech n’avaient jamais atteint.

Mais derrière ces chiffres astronomiques, il y a des trajectoires humaines qui tiennent davantage du film que du rapport financier.

Ces ingénieurs qui ont tout misé sur des fusées qui explosaient

Prenez Trevor Hise. En 2011, fraîchement diplômé, ses parents le supplient d’accepter un poste stable chez General Electric. Le genre d’emploi solide, rassurant, prévisible. Il refuse. Il signe chez une start-up dont les fusées ont la fâcheuse habitude d’exploser en plein vol : SpaceX.

Douze ans plus tard, Trevor possède plus de 100 000 actions. À 135 dollars l’unité — le prix attendu à l’IPO —, son capital atteint 13,5 millions de dollars. Retraité à 37 ans, il lâche avec un sourire en coin : « L’ampleur de tout cela est tout simplement ridicule. » Ses parents ? Ils se disent aujourd’hui « particulièrement fiers » du choix de leur fils, celui qui a préféré viser les étoiles plutôt que la sécurité.

Autre parcours, même audace. Gavin Petit débarque chez SpaceX en 2012 avec un salaire de 80 000 dollars et quelques milliers d’actions valorisées à 13,80 dollars pièce. Pendant des années, au lieu de toucher ses bonus en cash, il choisit d’accumuler des actions. Un pari insensé à une époque où la faillite rôdait en permanence.

Aujourd’hui, Gavin détient 50 000 actions. Il compare cet événement aux plus grandes heures de la tech : « C’est l’introduction en bourse de Coca-Cola ou de Google de mon époque. J’ai eu tellement de chance de monter dans le train. » Un train que certains ont quitté bien trop tôt, et pour des raisons qui font aujourd’hui grincer des dents.

Carte-cadeau de restaurant posée près d'une maquette de fusée

Des actions échangées contre des cartes-cadeaux de restaurant : le regret éternel

Tout le monde n’a pas eu la patience ni la résilience nécessaires. Travailler chez SpaceX, c’était accepter des horaires de dingue, un rythme épuisant et les déclarations parfois déroutantes d’Elon Musk — qui affirmait publiquement mépriser les entreprises cotées en bourse. Pas exactement de quoi rassurer un salarié qui hésite à garder ses actions.

Résultat : certains pionniers ont revendu leurs parts. Et pas contre du cash, non. Des rumeurs persistantes dans les couloirs de SpaceX évoquent des employés ayant échangé leurs actions contre des cartes-cadeaux de la chaîne de restaurants Chili’s. Le genre d’anecdote qui fait sourire tout le monde, sauf les intéressés.

D’autres ont su flairer le bon filon. Helvin Bacareza, ancien responsable de la chaîne logistique mondiale entre 2020 et 2022, a accumulé un joli pactole en seulement deux ans. Il prévoit de conserver précieusement ses actions bien au-delà des restrictions réglementaires post-IPO. Pas question de reproduire l’erreur de ceux qui ont lâché trop tôt.

Trevor Hise, lui, s’apprête à créer une fondation philanthropique avec sa femme. Une manière élégante de prouver que son pari de 2011 n’était pas juste une question d’argent — mais de vision.

Le 12 juin 2026, SpaceX va donc faire entrer des milliers de personnes dans un monde qu’elles n’auraient jamais imaginé. La morale est cruelle : dans la course à la fortune, ce ne sont pas toujours les plus prudents qui gagnent. Reste une question : si on vous avait proposé des actions SpaceX en 2012 à 13,80 dollars… vous auriez tenu ?

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